La licence Final Fantasy est-elle toujours dans le vent aujourd'hui (comme cette expression d'ailleurs) ? Un ancien cadre de Square Enix soulève un problème très actuel.
L'an prochain, la saga Final Fantasy célèbrera ses 40 ans d'existence. Aujourd'hui encore, elle compte parmi les licences légendaires du médium vidéoludique. Pour autant, a-t-elle une force de frappe aussi puissante qu'à son âge d'or ? Les remakes de FF7 tendent à prouver que le public a encore un intérêt pour la saga, mais plus aussi fort que ce que Square Enix attend. Et pour cause, un ancien cadre de l'éditeur japonais met en lumière un problème essentiel à régler.
Final Fantasy doit parler aux nouvelles générations ou ce sera la fin
Cela fait déjà quelques années que les ventes des derniers Final Fantasy tendent à revoir la manière dont le public perçoit la licence. Après certaines déceptions autour de FF16, Square Enix a dû admettre que même FF7 Rebirth n'atteignaient pas les objectifs, y compris au Japon. Rien d'étonnant alors à ce que l'éditeur aient décidé de rompre toute velléité de lancement exclusif sur une seule plateforme. Mais selon un ancien cadre du studio, ça ne réglerait pas le problème de fond.
Jacob Navok, directeur du développement des affaires au sein de Square Enix Holdings entre 2010 et 2015, s'est emparé d'un sujet qui interroge quant au devenir des licences nées il y a plusieurs décennies. Rebondissant sur un article de Variety qui soulignait la chute brutale du film Star Wars The Mandalorian & Grogu au box-office, il a alerté sur le fait que les enjeux pour Final Fantasy ne sont pas si éloignés de ceux de la franchise de Disney.
Pour faire simple, il apparaît crucial pour Navok aujourd'hui que les entreprises prennent au sérieux le « vieillissement » de leur base de fans. On comprend alors que, pour lui, les ventes en baisse des Final Fantasy ne seraient pas qu'une question d'exclusivité. C'est une évidence, mais il rappelle que « si vous ne grandissez pas avec la génération actuelle, votre franchise est morte d'avance ».
En outre, il évoque le fait que « les enfants grandissent avec des jeux AI slops sur Roblox, de la même façon que les vingtenaires ont grandi avec les YouTubers ». Un constat « triste, mais vrai », peut-on lire en réponse à son post. Dès lors, à Square Enix d'adapter ses jeux aux nouveaux codes et pratiques générationnelles pour continuer à plaire sur le long terme et permettre à Final Fantasy de perdurer encore 40 ans de plus.
Source : Variety et Jacob Navok.