Fin septembre 2025, nous apprenions qu'EA (Electronic Arts) allait faire l'objet d'un rachat historique à hauteur de 55 milliards de dollars, majoritairement au profit du Public Investment Fund (PIF) en Arabie Saoudite. Alors que son PDG, Andrew Wilson, s'est grassement enrichi avec un bonus de 38 millions de dollars (soit 8 millions de plus que l'année fiscale précédente) sur le dos du succès explosif de Battlefield 6, au détriment des nombreux employés licenciés après un lancement record dans toute l'histoire de la franchise, on apprend que cet accord entre le géant américain et le PIF va officiellement passer très prochainement à la vitesse supérieure.

La privatisation d'EA pour 55 milliards de dollars officiellement actée la semaine prochaine

Dans un nouveau rapport de la Commission américaine Securities and Exchange, on a appris que le rachat controversé d'EA visant à le privatiser par le PIF à hauteur de 93,4% de ses parts, le groupe d'investissement Silver Lake à hauteur de 5,5% et Affinity Partners, société d'investissement dirigée par Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a « obtenu toutes les approbations régulatoires afin de compléter la fusion ».

La dernière entité qui devait donner son aval était la Commission Européenne, qui a accepté l'accord sous la Loi Européenne des Fusions la semaine dernière, arguant que « la transaction d'EA ne soulèverait pas de problèmes de concurrence, compte tenu de son incidence limitée sur la concurrence sur les marchés où les entreprises sont actives ».

À cet effet, le rapport de la Commission Securities and Exchange indique « EA s'attend à ce que la fusion se clôture à la date du 4 août 2026. La clôture de la fusion demeure soumise à la satisfaction ou à la renonciation aux conditions de clôture usuelles restantes énoncées dans l'accord de fusion ». Cela signifie que, à compter du 4 août 2026, l'éditeur américain devrait officiellement sortir de la Bourse pour appartenir pleinement aux trois entités susnommées.

Logo des licences sport d'EA.
© Electronic Arts

Quel avenir pour l'éditeur après cet accord de privatisation ?

L'accord visant à privatiser EA a suscité la controverse à plusieurs égards. Les développeurs craignent de nouveaux licenciements et des fermetures de studios en masse. Des politiciens, notamment américains, redoutent des « influences étrangères et des risques pour la sécurité nationale ». Des institutions comme Human Rights Watch craignent par ailleurs que la main-mise à 93% d'EA par le PIF de l'Arabie Saoudite, qui respecte de manière toute relative les Droits de l'Homme, ait un impact néfaste sur le management déjà peu reluisant de l'éditeur.

Quant aux joueurs, ils s'inquiètent de l'influence du Fonds d'investissement public (PIF) d'Arabie Saoudite, qui risque de pousser au maximum pour des jeux de sport lucratifs comme EA FC avec des microtransactions prédatrices à outrance, au détriment de jeux plus qualitatifs ou exclusivement solo comme les Star Wars Jedi. Début de réponse sur toutes ces inquiétudes a priori à partir de ce 4 août 2026...

Source : Securities and Exchanges Commission