Alors que Battlefield 6 bat des records, EA prend des décisions en interne qui vont contre toutes les attentes. De nouveaux licenciements sont annoncés.
Battlefield 6 affiche des résultats plus que satisfaisants. On se serait alors attendus à ce qu'Electronic Arts (EA) récompense ses équipes. Or, c'est plutôt l'inverse. Alors que le géant nord-américain a déjà remercié de nombreux employés il y a quelques mois, l'équipe derrière le jeu de guerre à succès est à son tour touchée par des licenciements importants.
Le succès de Battlefield 6 terni par des licenciements
Avec plus de 7 millions de copies écoulées en trois jours, Battlefield 6 vient redorer le blason de cette licence en perte de vitesse. Or, même si c'est devenu le plus gros lancement de la série, l'air n'est plus à la fête au sein des équipes d'EA. En mars derniers, des licenciements s'annonçaient parmi les développeurs du FPS à succès.
Plusieurs employés de DICE, Criterion, Motive et Ripple Effects, soit les studios réunis à présent sous la bannière ‘Battlefield Studios’, ont été remerciés. Cette opération intervient dans le cadre d'une réorganisation en interne chez EA. Réorganisation qui vise à aligner les équipes avec les besoins de Battlefield 6 maintenant qu'il est sorti. Il paraît en effet logique de voir les effectifs se réduire maintenant qu'il est moins question de développement profond que d'un support pour un jeu-service. Mais ces licenciements paraissent moins justes quand le PDG, lui, est récompensé.
BF6 rapporte très gros à son éditeur et surtout au grand patron d'EA
La polémique autour des licenciements prend une nouvelle ampleur avec la nouvelle annonce à propos d'Andrew Wilson. Le dernier exercice fiscal d'EA révèle que son PDG a perçu une rémunération à hauteur de 38,65 millions de dollars. Un versement qui vient saluer les objectifs stratégiques qu'il est parvenu à atteindre, en partie grâce au lancement phénoménal de Battlefield 6, ou encore les performances d'EA FC 26.
Le timing laisse évidemment un goût amer chez les joueurs. Voir des dizaines d'employés licenciés et un PDG empocher une coquette somme grâce auxdits employés à quelques mois d'intervalle seulement n'est pas du meilleur effet en termes d'image. Sur la toile, les internautes pointent du doigt des pratiques qui fragilisent l'emploi dans le secteur. Ce contraste entre les dirigeants et les ‘simples’ développeurs de Battlefield 6 les frappe d'autant plus :
- « Ce n'est pas une nouveauté. Depuis un certain temps déjà, c'est devenu une pratique courante dans les grandes entreprises. Mais cela mérite d'être signalé, car il faut dénoncer cette pratique. »1
- « Les PDG s'en sortent toujours avec la plus grosse part du gâteau, tandis que ceux qui ont fait tout le travail se font virer. Quelle société pourrie dans laquelle on vit. »2
- « Ce n'est pas sans raison que les grandes entreprises sont toujours les méchants dans les œuvres de science-fiction dystopiques. »3
- « C'est un monde de fou »4
- « Ce sont eux qui détruisent l'industrie »5

Source : The Times of India.