De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 12/04/21 à 07h00

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG
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Cinéma - série (Cinéma)

Sylvester Stallone possède en tant qu’acteur une particularité qui lui est propre: ses deux facettes sont littéralement incarnées par ses deux plus grands rôles. Son bon coté, sa bonhomie, son désir de partage, son innocence et une certaine forme de naïveté sont représenté par Rocky Balboa, son double cinématographique. De l’autre coté du spectre nous avons sa noirceur, sa violence, son désarroi, sa perte de foi en l’Humanité qui se retrouvent en John Rambo, le fou de guerre. J’ai enfin vu lors de ces derniers jours les dernières aventures en date de ces deux héros qui on accompagnés Sly pendant des décennies. Tout d’abord Creed II, huitième film de la saga sur l’Étalon Italien et ensuite Rambo 5, qui lui revient sur la tentative du vétéran de retrouver une vie paisible. Qu’en ai-je pensé ? Voyons cela ensemble…


CREED II

Synopsis: Adonis Creed est au sommet. Et c’est bien là le problème. Il ne semble y avoir aucun adversaire à sa mesure. Mais quelque part en Ukraine, Ivan Drago entraîne son fils Viktor dans un seul et unique but : prendre sa revanche sur sa défaite survenue il y 40 ans…

Réalisateur: Steven Caple Jr.

Distribution:
Sylvester Stallone: Rocky Balboa
Michael B. Jordan: Adonis Creed
Tessa Thompson: Bianca Porter
Dolph Lundgren: Ivan Drago
Florian Munteanu: Viktor Drago


Le premier Creed, réalisé en 2015 par Ryan Coogler était une réussite à bien des égards. Magnifique relecture moderne du mythe Rocky, passation de ‘pouvoir’ avec la nouvelle génération superbement personnifié par le très touchant couple Michael B. Jordan/Tessa Thompson et enfin et surtout une puissance émotionnelle indéniable. Il n’y avait rien à redire sur ce très beau septième volet.

La suite fut très rapidement mise en pré-production, mais Ryan Coogler, très occupé par la Machine Marvel et son Black Panther passa les rênes à Steven Capple Jr., un metteur en scène qui trouvait là son premier gros projet. Et bien que la réalisation ne soit pas aussi innovante et enlevée que dans le premier, force est de constater que le sieur livre un produit très honorable. On notera quelques gimmick repris de l’opus précédent qui du coup n’ont pas le même impact (l’évocation du thème de Rocky) et l’absence de combat en plan-séquence, scènes qui marquèrent fortement le public. Quelques images resteront tout de même iconiques de la franchise.

Du coté des personnages on retrouve notre petite troupe qui vit sa vie tranquillement. Le couple s’installe et fonde une famille tandis que Rocky tente vainement de renouer avec son fils perdu de vue. On suit – de nouveau – avec plaisir le quotidien de ses gens que nous avons appris à apprécier au fil du temps (plus ou moins long).

Le sang frais vient donc du coté de la Mère Patrie, avec un Dolph Lundgren qui ressurgit accompagné de toute son aigreur passé, qu’il tente de transmettre à son fils. Celui-ci, incarné par Florian Munteanu, est pour moi la révélation du film. Cet ancien boxeur qui passe devant la caméra à peu de dialogue mais tout passe par son jeu de regard et d’attitude. J’ai vraiment beaucoup aimé ce personnage qui j’espère reviendra par la suite en tant que sparring-partner pour Adonis. Ivan Drago lui aussi à un beau parcours sous son air austère et renfrogné ; il finira par comprendre où est l’important dans la relation avec son fils. Belle surprise avec les brèves apparitions de la ‘maman’, Brigitte Nielsen, que l’on peut décemment qualifier de ‘mère sans c½ur’ de la décennie.

Ce huitième film avec Rocky est censé être sa dernière apparition à l’écran, et son arc se termine sur une belle note. Mais ce n’est pas la première fois que Stallone nous fait le coup alors sait-on jamais… En ce qui concerne Creed III, Michael B. Jordan est fortement pressenti pour passer en charge du projet et ainsi prendre du galon dans le métier et par conséquent à Hollywood. Et au vu du talent du garçon, c’est amplement justifié !


Rambo: Last Blood

Synopsis: Rambo est enfin revenu dans la ferme familiale après de longs errements en Asie du sud-est. Pourtant son esprit reste lui enfermé dans ses tourments passés. Seules Maria et sa petite-fille Gabriela lui apporte un peu de joie de vivre et de soleil alors qu’il erre solitaire dans son ranch. Caché sous sa surface l’homme-armée y creuse des tunnels interminables, symbole de son traumatisme toujours prégnant. La vie se la coule douce jusqu’à ce que la jeune fille décide de partir retrouver son père au Mexique, où elle finira par tomber au prise d’un cartel qui feront d’elle une prostitué. Ni une ni deux, John part à sa recherche et comme à son habitude, ne va pas vraiment faire dans la dentelle…

Réalisateur: Adrian Grunberg

Distribution:
Sylvester Stallone: John Rambo
Yvette Montreal: Gabrielle
Adriana Barraza: Maria Beltran
Paz Vega: Carmen Delgado
Le reste du casting, c'est de la chair à canon, avec un sous-boss et un boss (deux frères)

Mettons les pieds dans le plat, ce cinquième opus est clairement celui de trop. Fini le thème du guerrier qui n’arrive pas à s’intégrer, place à un simple ‘rape and revenge’ avec l’ami béret vert. Tourné avec peu de moyen mais une profonde sincérité, le plus gros problème ici c’est le scénario qui est juste complètement hors-sujet. Qu’est ce que viens faire cette histoire de cartel mexicain dans un Rambo ?

Les deux frères pas gentils du tout et vraiment très méchants!

N’aurait-il pas mieux fallu faire au contraire de ce vieux soldat usé jusqu’à la moelle le ‘nouveau’ colonel Trautman, tentant de ramener sur le droit chemin un autre ‘fou de guerre’, par exemple un jeune combattant revenu d’Irak ayant pété les plombs ? Dans une confrontation où le vétéran du Vietnam aurait eu à se mesurer à un militaire bien plus contemporain. C’est en tout cas le genre d’histoire que moi je voulais voir dans Last Blood…

Pas présente dans toutes les versions, il existe une longue scène d'ouverture qui se déroule lors d'une violente inondation. Cette scène est celle qui utilise le plus l'imagerie classique du vétéran des forces spéciales. Quel dommage que tout le reste ne soit pas à l'avenant!

D’où ma grande déception devant le résultat. Je ne m’attendais pas à un chef d’½uvre mais pas non plus à un film aussi peu développé. Alors bon ce n’est pas honteux, juste ce n’est pas dans le ton. Ce bon vieux John à tout de même de beaux restes et c’est avec une puissante sauvagerie qu’il donnera quelques grandes leçons de savoir-vivre à ces abjects vauriens. Le climax dans le ranch façon ‘Home Alone’ ultragore saura vous faire sursauter de dégout et de douleur. On à mal pour les vilains (mais promis ils ne souffrent pas longtemps!).

Quelques personnages secondaires sont là mais sont très superflus. Les amis de Gabriella au début, le père irresponsable et la journaliste qui pour le coup à plus de biscuit à faire-valoir pour exister. Pas d’écriture, pas d’évolution. Ils apparaissent et disparaissent sans outre mesure. Une vraie fausse-note…

La jeune fille à l'origine du retour du véritable Rambo. Le père de l'adolescente lui ne sera même pas évoqué suite à sa funeste disparition ...

Est-ce la dernière fois que nous croisons la route de Rambo ? Rien n’est moins sure… À vous de voir si à la fin il reste sur son rocking-chair où bien si il chevauche vers le soleil couchant en quête de nouvelles aventures. Pour ma part j’espère un sixième film qui clôturerait dignement le destin de cet antihéros populaire.

 ~¤~

De toute manière, qu’il s’agisse de Rambo ou de Rocky, la seule chose qu’il reste à leur écrire -pour le meilleur ou pour le pire - c’est le moment où il vont mourir. Histoire de réellement mettre un point final aux destins de l’honorable boxeur et de son double maléfique guerrier.

Quelques autres articles de mon cru sur des films mettant Sly en vedette:
-> La trilogie Évasion par ici
-> Le très bon Copland par là
 

L'avis d'Amidon, le chat de la maison:

Creed II

Last Blood

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.

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