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    Test de Death Stranding (PC)

TEST de Death Stranding (PC) : Sam au Max

Par Thomas Pillon - publié le
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Autre temps, autres moeurs. Après avoir fait depuis Metal Gear Solid les beaux jours des joueurs sur PlayStation (et un one-shot GameCube que personne n'oubliera), Hideo Kojima a profité de sa nouvelle liberté pour décliner l'ambitieux Death Stranding sur la plus en vue des bêtes de compétition, histoire de voir si l'herbe de ce monde désolé ne serait pas plus verte ailleurs...

Huit mois après sa sortie sur PlayStation 4, l'exclusivité n'est plus, et le premier jeu de Kojima Productions trace donc sa route pour gagner les côtes du PC, non sans proposer au passage quelques améliorations qui dépassent la seule course aux graphismes à laquelle peuvent tout de même s'attendre les partisans de la course à l'armement. Sachez que pour tout ce qui relève de l'univers, des choix de gameplay ou encore de la narration bien (trop) alambiquée du jeu, nous vous reverrons d'abord vers notre TEST PS4 complet et garanti sans spoil, histoire de ne pas jouer la carte de la redondance. 

Des reflets changeants 

Nous (re)voici donc aux commandes du relativement mutique Sam Porter Bridges, dont le périple coast to coast profite cette fois d'un surplus de technologie pour nous offrir une aventure sans doute encore plus dépaysante et solitaire que sur PlayStation 4. Avant même de s'essayer aux différentes configurations proposés par ce portage Master Race, impossible de ne pas immédiatement remarquer le supplément de fluidité qui anime désormais l'aventure. Que ce soit lors des (longues et nombreuses) scènes cinématiques qui rythment l'intrigue ou lors des phases contemplatives d'exploration, Death Stranding fourmille plus que jamais de détails, à travers l'expression des visages du casting hollywoodien ou l'habile exploitation du mode photo, récemment débarqué sur console, et qui trouve ici un terrain encore plus propice à l'épanouissement, notamment grâce une profondeur de champ accrue. Non content d'offrir au joueur un univers encore un peu plus écrasant, dense et réaliste, surtout lors des premières heures de jeu, alors que l'horizon reste dégagé, l'aventure prend encore un peu de hauteur, et renforce à coup sûr ce délicat sentiment de solitude, puisque personne ne semble pointer à l'horizon encore plus dégagé. 

Les options graphiques ne tutoient pas nécessairement les canons du genre, mais force est de constater qu'avec la possibilité de régler la cadence, la résolution des ombres, d'activer l'occlusion ambiante, le sur-échantillonnage ou encore de renforcer la netteté de l'expérience, le premier jeu PC profitant du moteur Decima de Guerrilla Games offre suffisamment de gages pour satisfaire les riches esthètes doublés de technophiles avertis. La perspective de profiter d'un mode écran large achève à ce titre de définitivement nous plonger dans ce semblant de caillou islandais, qui profite très clairement de la technologie DLSS 2.0 pour s'offrir une véritable mue, quand bien même la version d'origine n'avait pas à rougir de grand chose sur le plan technique.

CQFD ZQSD

Si l'interface passablement alambiquée de Death Stranding demandait un temps de jeu conséquent avant d'être pleinement domptée, la possibilité de délaisser une manette compatible pour jouer avec le combo clavier/souris n'est au final pas si ubuesque qu'il n'y parait. Certes, les vibrations qui offrent un retour sensoriel assez régulier disparaîtront, mais l'ergonomie au pointeur s'avère bien plus souple et facile à digérer que sur PlayStation 4, un bon point qui évitera de perdre du temps avant d'honorer ses premières livraisons. Et si la configuration reste paramétrable à souhait, les commandes de base, pourtant bien nombreuses, ont vraisemblablement fait preuve d'un peu de réflexion, et tombent facilement sous les doigts, puisqu'en plus de gérer l'équilibre de Sam via les deux clics de la souris, la quasi-totalité des commandes au clavier se concentre autour du classique ZQSD, et l'on conseillera donc à tous les curieux de s'essayer quelques heures à cette nouvelle jouabilité, histoire de ne pas louper une alternative crédible. La bascule s'opère d'ailleurs en un clin d'oeil, et le HUD s'adapte avec beaucoup de réactivité au changement de périphérique, ce qui permettra même aux plus multitâche de se déplacer à la manette tout en gérant ces fichus menus au clavier, pour conserver le meilleur des deux mondes. 

Mais quelle que soit votre préférence, il ne faudra compter que sur vos congénères pécéistes pour profiter des fonctionnalités communautaires de Death Stranding : disponible via Steam et l'Epic Games Store, le jeu ne permet malheureusement pas l'échange de matériaux et de ressources - indispensables pour rebâtir les routes de cet univers post-apo - avec la version PlayStation 4. Heureusement pour nous, même l'enfer est pavé de bonnes intentions, et l'on pourra donc toujours compter sur de "faux" livreurs vous ayant précédé pour faire illusion, mais il est regrettable que ce portage PC ne nous ait pas donné l'occasion de réunir tous les profils de joueurs, histoire de faire écho au désarmement évoqué par un certain Metal Gear Solid V... 

Deλth Branding

Pour les nouveaux venus qui découvriront pour la première fois cette aventure d'un genre si particulier, la découverte sera évidemment totale. En revanche, pour les livreurs ayant déjà atteint la Californie au cours de ces derniers mois, l'ajout de quelques bonus crossoveresques dédiés à l'univers d'Half-Life et Portal ne sauraient justifier de remettre une pièce dans la machine. De l'ordre du gadget cher à Kojima, les quelques éléments d'équipements, habillages de véhicules et autres emojis pousse-au-crime se contentent de jouer la carte du bonus cosmétique, même si vos interlocuteurs holographiques ne manqueront parfois pas de vous faire l'une ou l'autre remarque, histoire de pousser jusqu'au bout la carte du clin d'oeil appuyé. D'ailleurs, la structure de Death Stranding demeure intacte, puisque les six missions qui vous permettront de débloquer ce nouveau contenu cosmétique s'entendent comme autant de quêtes annexes supplémentaires, au coeur d'un jeu qui n'en manquait clairement pas. 

Les plus mélomanes des livreurs UPS se réjouiront d'ailleurs de découvrir que dix nouveaux titres seront désormais proposés pour les pré-commandes, un bonus qui reste pour le coup fort sympathique tant la bande-son avait su marquer les esprits, et nous transporter un peu plus dans cet univers qui n'était finalement pas si éloigné du nôtre...

x x x x x
    La technique, c'est fantastique    
   

Petit rappel des configurations recommandées par l'éditeur 505 Games pour profiter au mieux de Death Stranding.

Minimum 30fps - 720p (1280x720) :
SYSTÈME : Windows 10
PROCESSEUR : Intel Core™ i5-3470 ou AMD Ryzen™ 3 1200
MÉMOIRE : 8 GB RAM
CARTE GRAPHIQUE : Nvidia GeForce GTX 1050 3 GB ou AMD Radeon RX 560 4 GB DIRECT X : Version 12
ESPACE DISQUE DUR : 80 Go
CARTE SON : DirectX compatible

Recommandée 30fps - 1080p (1920x1080) :
SYSTÈME : Windows 10
PROCESSEUR : Intel™ Core i5-4460 ou AMD Ryzen™ 5 1400
MÉMOIRE : 8 GB RAM
CARTE GRAPHIQUE : Nvidia GeForce GTX 1050 Ti 4 GB ou AMD Radeon RX 570, 4 GB DIRECT X: Version 12
ESPACE DISQUE DUR : 80 Go
CARTE SON : DirectX compatible

Recommandée 60fps - 1080p (1920x1080) :
SYSTÈME : Windows 10
PROCESSEUR : Intel™ Core i7-3770 ou AMD Ryzen™ 5 1600 MÉMOIRE : 8 GB RAM CARTE GRAPHIQUE : Nvidia GeForce GTX 1060 6 GB ou AMD Radeon RX 590
DIRECT X: Version 12
ESPACE DISQUE DUR : 80 Go
CARTE SON : DirectX compatible

 

Indispensable Gameblog
Très bon
8
Notes de la Rédac (4)
En débarquant sur PC, Death Stranding s'offre assurément un petit supplément de classe, grâce à sa plastique encore plus avantageuse, et à de nombreuses options graphiques qui permettront de profiter au mieux de ce path-trip d'un nouveau genre. Grâce à son mode écran large ou une maniabilité au clavier et à la souris bien pensée et étonnamment ergonomique, le premier jeu de Kojima Productions récompense avec ce portage les joueurs les plus patients, qui profiteront un peu plus du casting hollywoodien au service d'un intrigue alambiquée comme jamais. En revanche, ceux qui auraient déjà relié la côte Ouest sur PlayStation 4 pourront sans mal passer leur chemin : malgré les 10 nouveaux morceaux de la bande-son offerts à la sortie, les quelques ajouts en partenariat avec Valve ne justifieront à aucun moment d'y engloutir à nouveaux quelques dizaines d'heures supplémentaires.
par
+ On aime
  • Une technique au poil qui renforce un peu plus l'immersion.
  • Les commandes au clavier et à la souris, intuitives et plus ergonomiques.
  • Le mode écran large pour profiter (encore plus) du paysage.
- On n'aime pas
  • Pas de cross-play avec la version PlayStation 4.
  • Les bonus Half-Life, assez quelconques au final.
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Vos tests (1)
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Hiramaru
Tout simplement le AAA le plus original et inventif depuis des lustres. Malheureusement, il reste encore incompris de ceux à qui la patience et l'ouverture d'esprit font défaut. Le jeu n'est pas parfait et démarre lentement mais une fois que les...
9

Galerie photo Death Stranding - 6 images (cliquez pour zoomer)

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