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    Test de Shantae and the Seven Sirens (PS4, PC, Xbox One, Nintendo Switch, iPhone, iPod Touch)

TEST de Shantae and the Seven Sirens : L'appel du grand large

Par Yann Bernard - publié le
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Après les promesses à demi-tenues d'Half-Genie Hero (y compris quant à ses contenus additionnels généreux, mais redondants), seulement une moitié de Shantae and the Seven Sirens s'était échouée sur l'Apple Arcade l'année dernière, WayForward ayant cédé aux chants de l'exclusivité temporaire. Des faveurs de la part de notre demi génie dorénavant terminées, puisque ce cinquième épisode débarque sur consoles et PC, histoire de retrouver ses valeurs profondes...

Quoi de mieux pour se ressourcer que des vacances sur Paradise Island ? Voici justement l'intrigue de Shantae and the Seven Sirens, la superstar de la plateforme venant célébrer le festival des demi-génies conviés en ces lieux de toute beauté, intégralement en 2D. Exit le mélange de perspectives d'Half-Genie Hero, ce passage en très haute résolution suscite un rendu plus cohérent, à la fois fidèle à son style d'antan et sublimé par sa finesse des temps modernes, que souligne encore la fluidité saisissante des mouvements de notre danseuse du ventre. L'occasion d'admirer son look plus cartoon que jamais par le biais de courtes séquences animées distillées au fil de l'aventure, notamment en préambule des boss, dont la mise en scène constitue souvent l'aspect le plus spectaculaire, à cause de patterns guère inventifs. Idem pour les airs de déjà-vu des ennemis et de déjà-entendu des chiptunes, le cortège de compositeurs en charge des chiptunes ne parvenant pas à remplacer Jake Kaufman en terme de diversité. A priori Matt Bozon et son équipe ne semblent donc pas s'être trop creusés la tête, cependant le périple assorti de son humour décoiffant démontre ensuite le contraire...

Une prise de risque maximum en matière de scénario ?

Une carte monstrueuse

Cette île repose sur une structure non seulement interconnectée dans la lignée des premiers opus de la série, mais aussi considérablement plus étalée, a fortiori avec les (petits) donjons labyrinthiques distincts aux extrémités. Évidemment ces dédales renferment de malicieuses énigmes basées sur des items à acquérir, suivant les principes des Metroidvania. Au-delà des traditionnelles reliques destinées essentiellement au combat, les transformations ne se distinguent d'ailleurs pas non plus pour leur originalité, qu'il s'agisse du triton à la place du singe, ou de l'éléphant changé en tortue. En revanche, ces bien nommées "fusions" cumulent plusieurs aptitudes, et la manière dont elles s'intègrent ingénieusement dans ce monde arborescent témoigne d'un phénoménal travail architectural, voué éventuellement au speedrun. Chaque pouvoir ajoute des ramifications, tout en révélant les fonctions plus ou moins cachées d'éléments croisés en chemin. Par conséquent, l'avancée ne se montre aucunement linéaire, de sorte que la possibilité d'apposer des repères sur la carte n'aurait pas été superflue, contrairement aux mini jeux anecdotiques (des téléporteurs simplifient heureusement les allers-retours).

Les fusions requièrent l'appui d'un seul bouton, voire aucun pour la taupe et la grenouille.

Et des cartes de monstre

Malgré une activation moins instantanée, les danses partagent cette polyvalence, diamétralement opposée au côté gadget de certains talents dans l'itération précédente, avec une ergonomie améliorée en sus. Il en résulte une impression grisante de montée en agilité et en puissance, qui se poursuit même une fois le stock d'objets à acheter au magasin épuisé. D'autant que cette profondeur accrue se manifeste à travers les cartes de monstres, obtenues aléatoirement en les mettant hors d'état de nuire ou contre des pépites à dénicher dans les recoins. Leur intérêt ne se limite pas à la collection, car elles octroient divers attributs selon les capacités, tels qu'un gain de vitesse, un surcroît de dégâts ou une consommation réduite de magie, potentiellement auto-régénérative ! D'aucuns reprocheront de fait à Shantae and the Seven Sirens sa facilité et sa brièveté, car l'épopée s'achève au bout d'une dizaine d'heures avec une bonne partie de l'arsenal à rassembler. Reste alors le New Game + aux commandes de notre héroïne plus vulnérable et encore plus magique au demeurant, pour un séjour moins détendu que sa tenue de villégiature le laisse présager. La revoilà en tout cas au meilleur de sa forme !

PS4
PC
XB1
Switch
iPhone
Très bon
8
Partir mène parfois à se retrouver, comme l'illustrent les vacances pas si paradisiaques de Shantae. Sa mue enfin achevée en très haute définition, la demi génie revient encore plus gracieuse et polissonne, subtils coups de crayons à l'appui. Certes il s'agit plutôt d'une réinvention que d'une création, mais WayForward s'est concentré sur les fondamentaux de la saga, avec la construction d'un monde en arborescence aussi massif que complexe. Une profondeur que révèlent progressivement les talents de notre fameuse danseuse du ventre au fil des allers et retours, ses transformations se montrant particulièrement polyvalentes. Et les aptitudes additionnelles des cartes de monstre ne font qu'enrichir Shantae and the Seven Sirens, à l'appel presque irrésistible.
par
+ On aime
  • La volupté du graphisme et des animations.
  • Les facétieux clins d'oeil du récit.
  • Les quelques doublages en anglais et la traduction française soignés.
  • Le déploiement très étudié de l'architecture de l'île.
  • Les pouvoirs judicieusement condensés.
  • Le gameplay taillé quasiment à la perfection.
  • La collecte utile des cartes de monstres.
  • Le New Game + pour les amoureux du challenge (et de Shantae).
- On n'aime pas
  • Les musiques moins nombreuses et réussies.
  • Les temps de chargement en changeant de zone.
  • Les Boss en retrait question patterns.
  • Le manque d'indications sur la carte.
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Une prise de risque maximum en matière de scénario ? Les fusions requièrent l'appui d'un seul bouton, voire aucun pour la taupe et la grenouille.
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