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Test de Stronghold Crusader 2 (PC)

TEST. Stronghold Crusader 2

C'est du béton ?
Par Mathieu Ghorbani - publié le

Stronghold Crusader premier du nom est apparu quelque part en l'an de grâce 2002, où il est parvenu à rallier de nombreux fidèles sous la bannière du jeu de stratégie temps réel. Aujourd'hui, le petit studio de Firefly profite de la dynamique d'une campagne de financement participatif réussie pour prolonger la dynastie. Alors, digne héritier ou fils raté ?

Le concept n'a pas beaucoup changé depuis la sortie du premier volet, puisqu'une partie de Stronghold Crusader 2 se résume principalement à de l'attaque/défense. Le principe consiste à gérer ses terres et à construire un château fort en vue d'une attaque ultérieure, pendant que l'adversaire d'en face fait exactement la même chose. On ne s'embarrasse pas non plus d'une histoire complexe (après tout l'Histoire l'est déjà suffisamment) et on se contente de prendre les guerres de croisades pour thématique principale. D'ailleurs, que les choses soient claires, vous ne trouverez dans Stronghold Crusader 2 que deux factions : les Croisés et les Sarrasins. Ni plus, ni moins.

Certaines batailles peuvent compter un grand nombre d'unités.

Pensez au développement qui dure

Une partie typique se déroule généralement sur trois axes : la gestion des ressources et du développement de sa population, la fortification de son château et de ses terres, et enfin, le moment que vous attendez tous, celui où on s'en balance un max dans la tronche et où on explose tout ça dans la joie et la bonne humeur. Une de nos premières préoccupations va donc consister à construire les bâtiments de première nécessité : une scierie pour le bois, des pommeraies pour commencer à engranger de la nourriture, une carrière pour la pierre ou encore un grenier et une réserve pour stocker tout ça. Bien entendu, il ne faudra pas oublier de gérer la population en construisant des maisons et ainsi augmenter le nombre de recrues potentielles à envoyer au casse-pipe.

Les décors sont souvent les mêmes mais les situations stratégiques ne manquent pas.

Standard & Pauvres

La popularité de notre seigneur est un autre paramètre à prendre compte. Une section de l'interface est d'ailleurs dédiée à cet aspect-là : un peu à la manière d'un Total War, il faudra garder un oeil sur le taux de satisfaction de nos habitants. On pourra agir sur différents leviers : taux d'imposition, rations alimentaires allouées à la population ou quantité de bière autorisée. Comme tout bon monarque improvisé qui se respecte, en fonction des crises économiques, de la pluie, du beau temps et probablement des agences de notations internationales, il faudra parfois songer à appliquer un plan de rigueur dans l'urgence et à l'emporte-pièce, histoire de sauver les meubles.

Le bonheur simple de débouler dans les champs avec une armée de chevaliers.

Comme un roc

Du point de vue du gameplay, Stronghold Crusader 2 ressemble sacrément à son illustre ainé. Pas de grande révolution, tout se joue à l'ancienne et les mécaniques les plus traditionnelles du STR sont ici allègrement utilisées. L'interface est old-school au possible, mais le charme opère pour quiconque a déjà eu l'occasion de plonger dans le monde des STR de la grande époque, Age of Empires et Rise of Nations en tête. Ce qui est particulièrement agréable avec un titre comme Stronghold Crusader 2, c'est qu'un accent important est mis sur la construction des fortifications et les stratégies défensives sont forcément utiles, ce qui n'est pas toujours le cas en matière de STR. Le jeu n'avantage donc pas les "early rushers ", plus prompts à cliquer à la vitesse de la lumière qu'à élaborer une stratégie pertinente. A bon entendeur.

Les engins de siège sont assez crispants à déplacer.

Escarmouche for ever

En termes de contenu, Stronghold Crusader 2 fait bonne figure mais certaines absences sont dommageables. En premier lieu, sachez que vous ne trouverez pas l'ombre d'une campagne scénarisée longue et passionnante, ce n'est pas le genre de la maison. Non, en revanche, tout est centré sur l'Escarmouche la plus traditionnelle, avec une multitude de situations et de personnalisations possibles. Le jeu offre également la possibilité à huit joueurs maximum de s'affronter en ligne autour de maps assez bien fichues, qui promettent des batailles dantesques. Est-ce que tout cela est suffisant pour autant ? Difficile de répondre à cette question de façon unilatérale : les fans du genre auront de quoi s'occuper un bon moment, les autres pourraient avoir assez vite le sentiment de tourner en rond, surtout en solo.

Le musée des horreurs

Si l'interface générale du jeu est complétement désuète, rassurez-vous, il en va de même pour le côté technique et artistique du titre. Non seulement les décors et les modèles de bâtiments semblent venus d'un autre âge, mais les animations sont également abominables (quand elles existent). Les combats, qui restent intéressants d'un point de vue purement stratégique, sont également consternants sur le plan visuel, avec des batailles aussi spectaculaires qu'un enchaînement d'opérations sur une calculatrice. Bref, il faut solliciter en permanence notre imagination, mais les amateurs de stratégie le savent bien, cela n'enlève rien au plaisir de jeu. Pour le coup, vous pouvez ressortir votre Pentium 3 ou votre Athlon 1 GHz et sa GeForce 2. Je ne serais pas étonné que le jeu tourne aussi bien que sur une machine de ce genre. Et ça, oubliez tout de suite, votre machine risquerait de se sentir humiliée.

Il faut savoir tenir bon

Le côté gestion et stratégie du jeu est bel est bien prenant, avec son lot de batailles chronophages et l'envie toujours plus forte de peaufiner ses défenses et ses tactiques à chaque nouvelle partie. C'est donc d'autant plus frustrant de s'apercevoir que l'IA n'a pas inventé la poudre. Son comportement général navigue entre l'étrange et le suicidaire, et certaines unités s'avèrent être durablement touchées par ces troubles du comportement. J'ai également eu l'impression de me heurter à un grand nombre d'étrangetés, comme certains bâtiments qui paraissent indestructibles, ou des unités (de siège notamment) qui sont loin de répondre de manière convaincante et avec précision à nos sollicitations.

Les réformes attendront

Pour autant, si vous avez passé un nombre d'heures incalculable sur Stronghold Crusader premier du nom, vous risquez fort de replonger et de passer pas mal de temps sur ce nouvel épisode. La recette est globalement inchangée et à quelques exceptions près, vous retrouverez tout ce qui a fait le charme de la série. Malgré tout, il faut tout de même souligner que le titre est vendu un poil cher (sur Steam notamment) et qu'un certain nombre de patchs seront rapidement nécessaires pour gommer les dernières imperfections d'un titre déjà atypique pour le commun des mortels et graphiquement daté.

 

Satisfaisant
6
Où acheter :
Sans surprise, Stronghold Crusader 2 se positionne exactement là où on l'attendait : un jeu de stratégie focalisé sur l'attaque/défense en escarmouche, qui reprend à la lettre ou presque les recettes et les mécaniques de son prédécesseur. Les batailles sont prenantes, la fortification des châteaux et la gestion des ressources offrent de multiples possibilités et le titre est solide d'un point de vue stratégique. Au-delà d'un enrobage artistique daté, à l'heure actuelle, ce sont surtout les inepties de l'IA et quelques bugs gênants qui empêchent de s'enthousiasmer davantage, ainsi qu'un prix de vente à la sortie qui parait excessif. On regrettera également qu'un moteur graphique un peu plus élaboré n'ait pas fait son apparition pour l'occasion. Mais ça, les vrais stratèges n'en auront que faire. Et ils auront sacrément raison.
par
+ On aime
  • Une recette efficace.
  • Les fortifications qui servent vraiment à quelque chose.
  • Des parties prenantes, sur le long terme.
- On n'aime pas
  • Bouh, c'est laid.
  • Encore des bugs.
  • Une IA aux fraises.
  • Trop cher à la sortie.
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