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Test : PlayStation All-Stars Battle Royale (PS3, PS Vita)

Sony VS The World
Par Yann Bernard - publié le

Malgré la cohorte de vedettes nées sur PlayStation, Sony se cherche encore une vraie mascotte. Peut-être que certaines ont manqué de longévité, et d'autres d'une popularité internationale, ou tout simplement de charisme pour accéder à ce poste si convoité. Alors pourquoi ne pas les réunir sur un ring, afin de déterminer qui mérite de jouer le rôle d'ambassadeur de la firme, tout en donnant lieu à des combats d'anthologie au passage ? C'est ce que vous propose justement ce PlayStation All-Stars Battle Royale !

Avec une telle brochette de célébrités vidéoludiques qui se castagnent dans la joie et la convivialité, PlayStation All-Stars : Battle Royale rappelle la série Smash Bros. dès le premier regard, rendant du même coup la comparaison inévitable. D'ailleurs son directeur Omar Kendall ne nie pas l'influence de l'oeuvre de Masashiro Sakurai, sans se risquer non plus à défier ouvertement le maître de la discipline. Le challenger de SuperBot se distingue en effet à de nombreux égards, à commencer par le vivier de personnages à disposition. Il est bien sûr toujours délicat de rassembler des héros issus d'horizons aussi différents, toutefois le look enfantin de la plupart des membres de la famille Nintendo facilite la tâche, à quelques exceptions et "infiltrés" près. Chez Sony en revanche, mettre face à face la bouille duveteuse de Sackboy, le faciès d'enragé de Kratos, les rictus hollywoodiens de Nathan Drake et la mine déconfite de Sir Daniel Fortesque a irrémédiablement... un air grotesque. Plutôt que de tenter de lisser ces contrastes, le studio a par conséquent décidé de les exacerber. Cette démarche se traduit d'abord dans les arènes, qui mêlent toutes des univers assez éloignés.

Aussi fou que cela puisse paraître, SuperBot a imaginé une motivation pour chacun des combattants dans le mode arcade, engendrant ainsi de savoureuses rivalités.

Dissidia : Final Sony

Les Patapons s'attaquent ainsi au royaume d'Hadès, pour un choc visuel frontal entre le style épuré de Rolito et l'aspect divinement sophistiqué de God of War. Et ces grands écarts n'ont pas qu'une valeur esthétique, puisqu'ils s'accompagnent d'interactions à l'impact non négligeable sur les hostilités. Par exemple, les comparses d'Everybody's Golf profitent du gazon verdoyant du village de Jak & Daxter pour travailler leur swing en bombardant les belligérants depuis l'arrière-plan. L'incollable Buzz s'invite lui au beau milieu de LittleBigPlanet afin de soumettre quelques questions aux participants, et gare à ceux qui se trompent ! En prime, le rôle des environnements ne s'arrête pas à ces pièges, car leur structure change souvent au cours d'un match. Les décors comportent une multitude d'éléments mobiles, et parfois fragiles, au point que ces théâtres se disloquent progressivement. Au fil de ces évolutions, le champ de bataille tend donc à s'élargir, surtout en association avec un défilement horizontal ou vertical. Or l'espace alloué définit en grande partie la nature des joutes, de même que les combattants présents. Là encore, SuperBot a su capter l'identité propre à chacune de ces franchises, fan service à l'appui.

Des images fixes accompagnent l'introduction et la conclusion de ces bribes d'histoires, contées par nos héros de leur voix originale, et donc parfois en anglais.

V.I.P. Fighters

En sus de réinterprétations plus ou moins inspirées des musiques originales, PlayStation All-Stars : Battle Royale comporte pléthore de clin d'oeils, comme la vingtaine d'objets qui apparaissent ponctuellement sur le ring. Ces armes n'ont cependant qu'une utilité limitée et font quelquefois office de doublons, tant nos guerriers sont déjà bien équipés. Leurs coups se répartissent sur trois boutons, le quatrième servant à sauter, tandis que le stick droit est voué aux projections. De plus, la direction dans laquelle on appuie (ou pas) modifie le type d'attaque, étoffant d'autant le panel d'actions de ces fameux personnages. Et à l'image des arènes, les développeurs ont fait preuve d'une incroyable ingéniosité dans l'art de décliner les mouvements typiques de nos héros en techniques de combat. Si cette transposition coule presque de source avec des bagarreurs innés de la trempe de Ratchet ou Nariko, transformer des êtres aussi pacifiques que Parappa et Toro en gladiateurs tient de la gageure ! C'est pourtant l'exploit qu'a accompli SuperBot, non sans le précieux concours des créateurs de ces sommités du "gamebiz", y compris celles provenant de galaxies à des années lumières de la planète PlayStation. 

Cette arène illustre la fracture entre le monde de LocoRoco et celui de Metal Gear.

Smash Cross

En faisant abstraction de leurs animations spécifiques, on retrouve néanmoins des coups aux fonctionnalités similaires d'un personnage à l'autre. Telle est la condition d'une certaine cohérence, et oserait-on dire d'un équilibre parmi les élus du roster, ce qui ne les empêche pas de présenter de réelles particularités en plus des typologies traditionnelles. Qu'ils s'axent sur la vitesse, la puissance, le combat au corps à corps ou à distance, nos guerriers disposent tous d'un twist unique, histoire de tirer leur épingle du jeu et de remplir la jauge dédiée aux "Supers". Car ces Smashs revisités façon SuperBot constituent le seul moyen de se débarrasser des adversaires, les propulser dans le vide n'ayant quasiment pas d'incidence. Lancés via la gâchette de droite, les Supers s'étalent sur trois niveaux proportionnels à leur pouvoir de destruction. Alors que le premier requiert un timing précis et se cantonne généralement à une cible, le plus élevé récompense la patience en permettant d'éradiquer aisément la totalité des concurrents, voire d'enchaîner les victimes quand il s'appuie sur l'intervention du joueur. Evidemment, ces attaques jubilatoires expriment toute leur force à plusieurs, chose qui s'applique à PlayStation All-Stars : Battle Royale dans son ensemble.

Pas toujours facile de réfléchir à la question en même temps...

Local Kombat Alpha Prime

Une fois le mode Arcade terminé pour chacun des héros, les épreuves solo n'ont pour vocation que d'optimiser leur maîtrise, avec l'habituel cortège d'éléments de personnalisation à la clé. Et ces costumes, icônes et autres "cheer-serviteurs" font pâle figure par rapport au contenu à déverrouiller dans Super Smash Bros. Brawl, un écart qu'illustre la brièveté des biographies du casting Sony à côté du recueil d'informations encyclopédique des trophées chez Nintendo. Heureusement, les parties en réseau local ou en ligne se déroulent sans accroc, du moins tant que les compétiteurs bénéficient tous d'une connexion de bonne qualité. Dans le cas contraire, le lag occasionne de disgracieuses téléportations qui entachent quelquefois ce rutilant affichage en 60 images par seconde. Une chose est sûre, la compatibilité entre les versions PS3 et PS Vita garantit de trouver facilement des camarades. Surtout que les choix de configurations, notamment les matchs en équipes, aident à renouveler l'intérêt de ces pugilats en attendant les futurs DLC. Faute de désigner un champion emblématique, PlayStation All-Stars : Battle Royale prouve donc que l'union fait la force. 

Test : PlayStation All-Stars Battle Royale (PS3, PS Vita)
Bon
Notes de la Rédac (1)
S'inspirer d'un poids lourd de la baston conviviale est une chose, se hisser au même niveau en est une autre. Alors plutôt que de s'attaquer frontalement à un champion si affûté, SuperBot a choisi de miser sur ses différences. Le studio pousse ainsi jusqu'à leur paroxysme les contrastes entre ces prestigieux combattants et leurs univers respectifs, à grands coups de fan service. Et derrière le grand spectacle qu'engendre ces joutes improbables, il subsiste un gameplay qui ne sacrifie ni la diversité, ni la profondeur sur l'autel de l'accessibilité. En somme un sérieux challenger est né, reste à l'entraîner pour qu'il gagne encore du muscle.
par Yann Bernard
+ On aime
  • On aime
  • Le mélange décapant des univers
  • La mise en scène des arènes
  • L'intégration inventive des combattants, notamment les "reconversions"
  • Le roster éclectique
  • Le gameplay percutant et soigneusement équilibré
  • Le Cross-Buy et le Cross-Play
  • La réalisation solide...
- On n'aime pas
  • ... mais nivelée sur la version PS Vita
  • L'intérêt restreint en solo
  • Certains personnages n'ont pas d'arène attitrée
  • La lisibilité parfois limite
  • La vingtaine de secondes de chargement avant chaque combat
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Aussi fou que cela puisse paraître, SuperBot a imaginé une motivation pour chacun des combattants dans le mode arcade, engendrant ainsi de savoureuses rivalités. Des images fixes accompagnent l'introduction et la conclusion de ces bribes d'histoires, contées par nos héros de leur voix originale, et donc parfois en anglais. Cette arène illustre la fracture entre le monde de LocoRoco et celui de Metal Gear. Pas toujours facile de réfléchir à la question en même temps... La maîtrise des parades devient vite une condition sine qua non de survie, d'autant qu'elles permettent d'éviter les Supers. Un Super de niveau supérieur a la priorité sur les autres, une méthode de contre attaque fatalement synonyme de surenchère... Sly est un cas à part, puisqu'il ne peut pas bloquer les coups. A la place notre discret raton laveur a la capacité de se rendre invisible, un bon exemple d'équilibrage entre prise de risque et récompense.  Parappa cogne moins fort que Sweet Tooth, mais cette faiblesse est contrebalancée par son talent pour les combos, sens du rythme oblige ! Cole est présent sous ses deux visages, chacun lié à un style de combat distinct. Nathan dispose d'un système de couverture bien à lui, et parfaitement adapté à son style de combat à distance. Certains Supers de niveau 3 laissent le contrôle aux joueurs, son instigateur visant maximiser les victimes tandis que ses cibles essayent d'en réchapper... Quand la caméra s'éloigne, il devient parfois difficile de distinguer ce qui se passe au milieu de ce joyeux feu d'artifice, sur PS3 comme sur PS Vita d'ailleurs. Le décor rétro de Columbia est idéal pour célébrer le retour de ces vieilles gloires, pour ne pas dire has-been. Il est possible de désactiver les pièges et les objets, de déterminer la vitesse de remplissage de la jauge, ainsi que les conditions de victoires (points, vies, temps). Gare au gros poisson qui rôde sous les eaux ! Les versions PS3 et PS Vita sont visuellement presque identiques, le surcroît de résolution de l'une étant compensée par la densité de pixels de l'autre. Par contre avantage PS3 pour l'ergonomie, car il faut appuyer sur Select pour narguer son adversaire et saisir les objets via l'écran tactile sur Vita.
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