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    TEST de la MadCatz R.A.T. 6+ : Le retour d'une valeur sûre

TEST de la MadCatz R.A.T. 6+ : Le retour d'une valeur sûre

Par Nerces - publié le
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Tel le phénix, MadCatz est revenu d'entre les morts après une incertitude de quelques mois. Pour son retour parmi l'élite des fabricants de périphériques gaming, le constructeur est resté relativement sage. Ainsi, la R.A.T. 6+ ressemble comme deux gouttes d'eau à un modèle pré-faillite, la R.A.T. 6, avec toutefois un changement d'importance puisque le capteur laser a tiré sa révérence. On retrouve à sa place une vieille connaissance optique, toujours signée Pixart.

Connu de tous les joueurs qu'ils officient sur PC ou sur consoles, MadCatz a souvent représenté une valeur sûre, en particulier dans le domaine des sticks arcade. Estimant sans doute qu'il avait une carte à jouer, le fabricant a largement investi autour de la sortie de Rock Band 4 en octobre 2015. Hélas, ce fut un échec majeur pour MadCatz qui n'est pas parvenu à se sortir des difficultés autrement qu'en annonçant sa faillite deux ans plus tard. Courant 2018, la société est revenue sur le devant de la scène, passant sous pavillon hongkongais, mais en réduisant considérablement la voilure. MadCatz met aujourd'hui davantage l'accent sur les seuls claviers et souris.

Un design partiellement modulaire

S'il est une chose qui ne change pas avec le retour aux affaires de MadCatz, c'est bien le design des produits. C'est en quelque sorte la patte du constructeur et il reste aujourd'hui l'un des seuls à proposer ces silhouettes anguleuses que d'aucuns qualifieront d'agressives. Si nous avons reçu la R.A.T 6+ en version blanche, sachez qu'il existe aussi la même souris, toute de noir vêtue. À vous de choisir au moment de l'achat. Notez aussi que malgré le design relativement modulaire de cette souris - sur lequel nous reviendrons évidemment très bientôt - MadCatz reste un fidèle des modèles "pour droitiers". Non seulement la souris ne peut se manipuler de la main gauche, mais il n'existe en outre aucune version "inversée" pour convenir à ces 15% de la population.

De base, la R.A.T. 6+ est une souris ramassée, relativement trapue et qui privilégie donc une prise en main du bout des doigts. Les petites pourront peut-être passer sur une palm grip (tenue avec la paume) mais ce sont les seules. MadCatz dispose cependant d'un atout bien à lui afin de s'adresser à un plus large public. En effet, comme pas mal des souris de son catalogue, la R.A.T. 6+ est modulaire. Entendez par là qu'il est possible d'en ajuster certains éléments afin d'en modifier sensiblement l'ergonomie. On reste ici toutefois très loin des possibilités presque délirantes de la R.A.T. Pro X3, mais la R.A.T. 6+ est aussi très nettement moins chère. Côté ajustements, on retrouve donc tout d'abord la possibilité d'altérer le poids de la souris.

De base, elle est à 120 grammes, mais on peut ajouter trois petites bagues en métal pour la porter à un maximum de 138 g (3x6 g). L'ajout des bagues se fait simplement via une vis sur l'arrière de la souris. Second ajustement de la R.A.T. 6+ : il est possible de faire reculer le repose-paume au moyen d'une glissière là aussi très simple à manipuler. L'idée est de permettre à de plus grandes mains de poser la paume sur l'arrière de la souris et adopter la palm grip dont nous parlions précédemment. C'est pratique, efficace et autorise une modification très nette de la prise en main. En revanche, il faut souligner une répartition inégale du poids de la souris lorsque le repose-paume est dans sa position la plus éloignée et que les trois bagues de métal sont en place.

L'ergonomie n'est pas le seul élément distinctif de la R.A.T. 6+ qui dispose également de fonctionnalités intéressantes et pas si fréquentes, même à ce niveau de prix. Ainsi, on repère très vite la présence d'une seconde molette au niveau du pouce. Peut-être un peu éloignée pour certains, elle permet toutefois d'apporter des commandes inédites puisque, bien sûr, la molette principale est toujours de la partie. Dommage toutefois, cette dernière est toute simple. Il n'est pas question de la débrayer, mais elle ne dispose pas non plus de clics latéraux. Les deux molettes ont en revanche un contact confortable. Elles sont également très agréables à manipuler, mais leur faible résistance pourrait gêner certains utilisateurs.

Du côté des boutons, si les choses ne changent pas le moins du monde depuis la version R.A.T. 6 d'il y a quelques années, MadCatz a toujours matière à se distinguer. D'abord et ce n'est pas si fréquent même sur des souris gaming, le constructeur propose ce très pratique bouton de sniper au niveau du pouce. Rappelons que, activé, il permet de baisser nettement la sensibilité de la souris afin de mieux viser par exemple. Un regret toutefois : l'intégration de ce bouton a contraint MadCatz à reculer les boutons de pouce plus classiques et le plus en retrait se trouve relativement éloigné. Enfin, on notera la présence d'un bouton « profile » au niveau de l'index : il permet simplement de basculer entre les profils utilisateurs. Nous y reviendrons bien sûr, mais c'est plutôt bien vu.

La précision d'un capteur bien connu

Les possesseurs de la R.A.T. 6 auront toutes les peines du monde, pour l'instant, à voir la moindre différence avec cette nouvelle version R.A.T. 6+. En réalité, le seul véritable changement majeur se situe dans les entrailles de la bête. MadCatz a effectivement tourné le dos à la technologie laser comme l'immense majorité des acteurs du marché. Les capteurs optiques ont largement rattrapé leur retard côté sensibilité et précision alors que le laser souffre d'un double défaut : d'abord, les capteurs sont sensiblement plus coûteux à caractéristiques équivalentes et, malgré des améliorations, ils réagissent plus nettement au type de surface sur lesquelles on les utilise.

MadCatz a donc troqué le modèle ADNS 9800 signé Pixart qu'il utilisait en 2016 pour un autre produit Pixart, le capteur optique PMW3360. Si vous suivez un peu l'actualité des souris gaming, ce capteur ne vous est pas inconnu... loin de là même. En réalité, c'est sans doute l'un des modèles les plus utilisés par les fabricants de souris. On peut donc parler de valeur sûre. Forcément, rien d'extraordinaire du côté de ses caractéristiques et le plafond de 12 000 points par pouce pourrait même décevoir certains joueurs. En réalité, dans l'immense majorité des cas une telle sensibilité est amplement suffisante d'autant que la précision du capteur est plus que satisfaisante. Notons cependant que pour environ 10 euros de plus, Razer propose la Basilisk v2 que nous testions il y a peu : on perd certes de nombreuses options, mais on profite d'un capteur 20k encore plus efficace.

Une molette sans faille

Du côté des molettes rien à redire et dans le feu de l'action, elles ne vous feront pas défaut. Rappelons, comme nous le disions précédemment, qu'elles sont toutefois plus souples que la moyenne : il faut donc qu'une telle orientation vous convienne. Notons également que la souris est dans son ensemble recouverte d'un très léger revêtement « rugueux ». Il n'altère en rien le confort de préhension de la souris, mais réduit en revanche nettement la gêne occasionnée par la transpiration. Un très bon point. Enfin, rien à redire sur les contacteurs Omron employés sur les différents boutons. Ils sont réactifs, précis et leur durée de vie est tout à fait conforme à ce que l'on peut attendre d'une souris gaming.

Si là encore, il n'y a guère de différence par rapport à ce que proposait la version 2016, nous n'avons pas encore évoqué les options d'éclairage de R.A.T. 6+. On repère trois zones : au niveau du pouce, le logo sur le dos de la souris et le bouton de réglage de la sensibilité derrière la molette principale. Trois zones que l'on peut ajuster indépendamment les unes des autres et que l'on règle bien sûr depuis le logiciel MadCatz. Notez également qu'au niveau du bouton de profil, la LED change en fonction, justement, du profil actuellement sélectionné et qu'à proximité on trouve une jauge sur quatre LED pour signaler les quatre paliers de sensibilité de la souris du capteur optique. Des paliers également ajustables depuis le logiciel.

Un logiciel qui s'installe le plus simplement du monde et ne requiert pas un diplôme d'ingénieur pour être maîtrisé. MadCatz regroupe les choses de manière assez claires en quatre "onglets". Le premier est ainsi dédié à la programmation de chaque commande, à la mise en place de macros. Le second se focalise sur les paramètres "techniques" de la souris : sensibilité du capteur, ajustement du bouton sniper, changement de la fréquence d'interrogation - officiellement jusqu'à 2 000 Hz, mais on peine à voir la différence - et activation de la correction d'angle afin de compenser d'éventuels mouvements incohérents. Le troisième onglet est tout entier dédié à la gestion de l'éclairage de la souris. Enfin, le quatrième se résume à quelques liens de téléchargement / assistance. Simple et efficace.

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    EN RÉSUMÉ    
   

Le retour d'une valeur sûre

À l'origine distribuée en fin d'année 2016, la R.A.T. 6 nous revient donc aujourd'hui dans une version à peine remaniée affichant un peu pompeusement un "+" dont on peine à trouver la justification. Certes le capteur laser 8 000 ppp est ici remplacé par un optique 12 000, mais il n'y a rien d'extraordinaire à cela. Reste que malgré le manque de véritables nouveautés, la R.A.T. 6+ fait très bien le job. Elle profite d'intéressantes options d'ajustement pour mieux convenir à tous les styles de jeu et dispose toujours de fonctions avancées très pratiques comme le bouton sniper, la seconde molette ou le changement simplissime de profil. On regrette tout de même certaines lacunes persistantes comme ce câble non détachable ou l'absence de patins en céramique alors que MadCatz en propose sur la R.A.T. Pro X3 par exemple. Reste qu'à 80 euros environ, elle fait exactement ce pourquoi elle a été conçue.

   
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     ON A AIMÉ :    ON N'A PAS AIMÉ :    
   
  • Bonne ergonomie générale 
  • Ajustement pratique du repose-paume 
  • Deux molettes pour plus de commandes 
  • Bouton sniper et bouton de profils 
  • Trois masses pour ajuster le poids (+/- 18 grammes) 
  • Capteur classique, mais efficace 
  • Logiciel agréable et très complet
 
  • Réservée aux droitiers 
  • Placement de la seconde molette pas idéal 
  • Exclusivement filaire, câble non détachable 
  • Molettes non débrayables
   
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    FICHE TECHNIQUE :    
   
  • Prix : 80 euros environ
  • Poids : 120 g ajustable (126, 132, 138 g)
  • Dimensions : 115 x 86 x 42 mm
  • Connexion : exclusivement filaire, USB (1,8 m)
  • Commandes : 8 boutons, 2 molettes non-débrayables
  • Capteur : optique, Pixart PMW3360
  • Sensibilité : 50 - 12 000 PPP Taux de réponse : 125 - 1 000 Hz Garantie : 2 ans
  • Où acheter ? : Amazon
   
         

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