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    The Last of Us Part II : La co-scénariste revient sur la violence et l'empathie dans le jeu

The Last of Us Part II : La co-scénariste revient sur la violence et l'empathie dans le jeu

Par Thomas Pillon - publié le
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Vous l'attendez au moins autant que nous (mais pas autant que Trazom) : The Last of Us Part II se laissait hier découvrir un peu plus, à la faveur d'une ultime preview avant sa sortie. La situation mondiale étant ce qu'elle est, seuls nos confrères américains ont eu la chance de pouvoir s'entretenir avec quelques membres de l'équipe de développement sur les nouvelles (més)aventures d'Ellie. 


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Polygon a ainsi pu interviewer la co-scénariste du jeu Halley Gross, que nous avions rencontrée à l'automne dernier, pour revenir en détail sur le message qu'entend faire passer Naughty Dog, et répondre à certaines inquiétudes sur la violence affichée jusqu'à présent :

Nous revenons toujours à cette même conversation sur le cycle de la violence et de l'empathie, et nous voulions représenter cette complexité dans tous les aspects de ce jeu. Vous pouvez ainsi tomber sur une lettre abandonnée, qui sera une conversation sur l'escalade de ce cycle de la violence. Nous voulions que Seattle représente bien cette surenchère, qui finit par être inarrêtable, comme un train lancé à pleine vitesse. Les deux factions [de la preview] croient vraiment qu'elles font ce qui est bien.

Dans la continuité du discours entamé avec le premier épisode, Naughty Dog et Neil Druckmann s'attachent donc à proposer une vision non-manichéenne des événements, une volonté qui tranche avec le côté lisse de bon nombre de AAA :

Ce qui nous importe, et ce que nous voulions vraiment dépeindre dans ce jeu, c'est qu'il n'y a pas de héros ou de méchants. Les choses ne sont pas noires ou blanches. Ellie traverse Seattle et qu'elle découvre ces nouveaux ennemis, mais ils sont bien plus complexes que les interactions superficielles qu'elle aura avec eux ne le laissent entendre.

Pour autant, il ne faut pas s'attendre à être forcément en accord avec les décisions de la jeune femme, mais le travail de recherche détaillé dans un récent carnet de développeurs vise tout de même à créer un lien a minima empathique avec l'héroïne :

Vous êtes à ses côtés lors de ces situations qui demandent une prise de décision rapide, et sentez le poids qui pèse alors sur ses épaules, notamment lors des cinématiques, même si vous ne développez pas d'empathie vis-à-vis d'elle. Nous essayons de vous faire comprendre ce qu'elle ressent, et pourquoi elle réagit de telle ou telle manière, même si vous n'êtes pas d'accord.

Voilà qui nous rappelle que malgré toutes ces belles paroles, il faudra encore attendre patiemment la sortie de The Last of Us Part II, prévue pour le 19 juin prochain sur PlayStation 4.

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