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Daemon X Machina : Un jeu de méchas peu prometteur, nos impressions rouillées

Daemon X Machina : Un jeu de méchas peu prometteur, nos impressions rouillées

Par Thomas Pillon - publié le
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Annoncée lors de l'E3 2018, la nouvelle licence de Marvelous (surtout connu au sein de notre rédaction pour les nombreux jeux Senran Kagura, testés par notre Joniwan national) n'en finissait pas de faire parler de lui sans trop véritablement se dévoiler. Heureusement, une démo limitée dans le temps était venue faire le printemps sur l'eShop de la switch.

Et ce galop d'essai n'aura pas été de trop, lorsque l'on découvre les (très) nombreux ajustements opérés sur cette nouvelle version de Daemon X Machina suite aux retours des joueurs dont vous faites peut-être partie. Ces réglages plus fins suffiront-ils à faire de ce jeu de méchas un concurrent suffisamment armé pour côtoyer les pontes du genre ?

L'interface est toujours bien chargée à l'écran.

Virtual Off

Pour ceux qui auraient loupé le train en marche, Daemon X Machina vous propulse aux commandes de robots suréquipés comme seul le Japon peut nous en produire : doté d'une panoplie d'arme longue comme le bras de Piccolo, il vous faudra comme dans chaque production du genre straffer et éviter les tirs adverses tout en les arrosant copieusement jusqu'au dernier. Malgré son apparente complexité qui vous saute à la gorge sans crier gare, le robot se prend assez rapidement en mains, même en embarquant pas moins de quatre armes de tir différentes, sans parler du corps-à-corps et des différents missiles en sus. Comme le veut le genre, l'interface bien chargée présente à l'écran vous abreuve de donnés chiffrées en tous genres : de votre barre de vie en passant par les ressources nécessaires au straff et autres munitions de rigueur, il y a de quoi s'occuper les yeux même sans ennemis à l'écran.

Sur le plan graphique, en revanche, il n'y a franchement pas de quoi tomber à la renverse. La direction artistique située quelque part en cartoon futuriste et cel shading fait pourtant le taf, sans pour autant se donner corps et âme, et propose des effets de fumée et de flammes qui cachent un peu la misère. Au global, les différentes arènes souffrent d'un mal double : en plus d'afficher des textures relativement pauvres, elles soufrent d'un vide très prononcé. De là à le comparer à l'épisode Dreamcast de la série de méchas Virtual On, il n'y a qu'un pas que nous nous garderons bien de franchir au vu de la taille des différents environnements. Mais sur le plan technique, nous sommes toujours loin du compte. 

Vous avez pensé à jeter un oeil au radar ? HEIN ?

Chaaaaargé !

Heureusement, la frénésie de l'action une fois face aux hordes de sacs de boulons prêts à mourir pour la cause peut parfois faire passer ces désagréments au second plan : occupés que vous serez à esquiver les balles tout en changeant à la volée d'arme ou de configuration, vos yeux seront littéralement partout. Il faudra d'ailleurs sans doute plus de 45 minutes (soit le temps de cette nouvelle présentation) pour réussir à parfaitement distinguer les nombreux éléments qui se superposent à l'écran, puisqu'entre les dégâts subis, infligés, les demandes amies ou la dèche imminente de munitions, il n'est franchement pas évident de s'y retrouver, surtout lorsque l'on ajoute à ce cocktail d'informations une explosion des familles. Une fois à terre, vos adversaires lâcheront ici et là quelques munitions ou de nouvelles armes aux statistiques pléthoriques, une bénédiction au vu du nombre de douilles restées sur le champ de bataille. 

Parmi les nouveautés de cette démo, nous aurons relevé une récupération plus rapide desdites munitions, mais aussi l'apparition d'une visée automatique bien pratique dès lors que vous aurez suivi un ennemi de près suffisamment longtemps. Pratique lorsque l'on sait que vos armes peuvent être activées en même temps, en alternance avec vos missiles embarqués. Mais malgré cette débauche de pétoires, les combats manquent encore de saveur et d'impact, même face à un ver mécanique géant tout droit sorti du désert local. Si le combat oblige à constamment esquiver pour ne pas passer l'arme à gauche après quatre collisions, on se retrouve tout de même bien vite à vider consciencieusement ses chargeurs en attendant la fin du combat. 

Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?

Des Chiffres et des Chiffres

Le retour à la base sera l'occasion d'examiner plus en détails les différentes armes récoltés sur le champ de bataille, et si votre avatar pourra être physiquement modifié à la volée, la partie customisation de votre robot devrait, pour les plus pointus d'entre vous, occuper une part non-négligeable de votre temps de jeu. Daemon X Machina joue en effet la carte du tableur Excel sans fin, puisque chaque fusil, chaque pièce d'équipement et que sais-je encore fera l'objet d'un comparatif chiffré d'un niveau de détails qui frôlerait presque le ridicule, mais ravira sans doute les esthètes de la finition. Plusieurs slots vous permettront d'ailleurs de sauvegarder vos kits custom pour les ressortir au bon moment, sachant qu'un code couleur semble assez indispensable pour s'y retrouver malgré le changement d'apparence visible après chaque équipement.  

Votre pilote pourra de son côté débloquer bon nombre de compétences en dépensant des crédits récoltés à la fin de chaque mission, et affecteront également ses aptitudes aux commandes de son bolide bipède. Les adeptes du levelling à l'ancienne seront par ailleurs ravis d'apprendre que deux types de missions structureront l'aventure : celles faisant avancer l'histoire, et les autres, simplement destinées à ramasser plus de pépètes en remplissant divers objectifs optionnels. une chose est sûre : si vous êtes au final clients de la formule, Daemon X Machina va demander un investissement certain. 

ON L'ATTEND... AVEC PAS MAL D'APPRÉHENSION !
Malgré les nombreuses améliorations apportées après la publication d'une première démo, difficile d'être particulièrement excité par Daemon X Machina. Un brin rigide, graphiquement faiblard et misant une bonne partie de son concept sur une palanquée de chiffres qui ne ravira que les plus jusqu'au-boutistes, il n'y a pour l'instant pas de quoi sauter au plafond malgré une concurrence relativement faible.

Galerie photo Daemon X Machina - 5 images (cliquez pour zoomer)

L'interface est toujours bien chargée à l'écran. Vous avez pensé à jeter un oeil au radar ? HEIN ? Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?

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