Trauma Center : Jouez du scalpel sur DS, le test de Rockolarea

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Rockolarea
8
Rockolarea DS

On m'avait pourtant dit de ne jamais jouer avec les couteaux !

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, la série des Trauma Center vous propose d’incarner un jeune chirurgien, à la fois sur DS et sur Wii. Nous allons ici traiter du premier titre de la série d’Atlus, Trauma Center: Under the Knife, disponible depuis avril 2006 en France.

On joue au docteur ?

Le jeu vous met dans la peau de Derek Stiles, chirurgien fraîchement émoulu de l’école de médecine d’Angeles Bay (ça me rappelle quelque chose tiens) faisant ses premiers pas à l’hôpital Hope. Il sera accompagné dans ses aventures par la très bien faite Angie Thompson, infirmière émérite inséparable de notre héros. Dans cette aventure aux rebondissements notablement absents, Derek, Angie et l’équipe d’un centre de recherche médical de pointe Caduceus, devra sauver l’humanité d’un virus, le GUILT, répandu par une organisation terroriste maléfique. Vous l’aurez compris, le scénario n’est vraiment pas le point fort du jeu. L’évolution du héros est en tout point banale puisqu’il passe du statut de honte de la profession  à celui de praticien le plus doué de sa génération. Le background des missions qu’ont vous assigne approche du niais ; en effet il vous faudra par exemple sauver le frère, puis la petite sœur de quelques-uns des personnages du jeu. Les dialogues s’intercalant entre les opérations n’améliorent pas les choses, passant de la mort du chat de Derek quand il était petit au fait que l’euthanasie c’est mal.

Oh le beau foie !

L’esthétique du jeu est dans la même veine. Le style japonisant des personnages nous rappelle Phoenix Right et le design des personnages tombe dans tous les plus grands clichés : infirmière blonde aux formes généreuses et héros  beau gosse mais au style négligé. Le traité un peu futuriste des environnements et des briefings colle bien avec l’histoire (se déroulant précisons-le en 2018). Les dialogues sont animés façon bande dessinée, ce qui est amplement suffisant pour ce qu’ils apportent. Pour ce qui est des opérations, la modélisation des organes en 3D est tout à fait correcte sans être extraordinaire (peut-être est-ce mieux pour nos estomacs fragiles de ne pas avoir un vrai rendu réaliste). Enfin, les inflammations, saignements, bactéries, virus, et autres sutures sont nettes et réussies à défaut d’être impressionnantes visuellement. En résumé, Trauma Center : Under the Knife se contente d’être tout à fait agréable à l’œil. En revanche, vous couperez très vite le son qui vous énervera sans doute. La bande originale contient en tout et pour tout une chanson pour les dialogues et une pour les opérations ; les effets sonores sont crispants à la longue.

Ecarteurs, compresses et stylet.

La véritable force de ce soft réside donc dans son gameplay. On joue à l’apprenti chirurgien et on aime ça ! La manipulation du stylet est précise et très intuitive. Le choix des instruments nécessaires se fait naturellement et les deux colonnes de sélection sur les côtés de l’écran ne gênent jamais le bon déroulement de l’opération. La marge d’erreur au stylet/scalpel est assez importante pour ne pas frustrer et pas trop lâche pour faire du titre une balade de santé. D’ailleurs ne vous attendez pas à pouvoir sélectionner la difficulté puisque celle-ci est imposée. Elle est assez progressive et bien dosée mais vous tomberez parfois sur des opérations qui vous feront vous arrachez les cheveux. Vous abandonnerez alors votre DS pour quelques heures mais y reviendrez très vite tellement le jeu est addictif. En effet, le plaisir que l’on prend à jouer à l’apprenti boucher est ressenti en permanence. Le jeu demande une vraie concentration qui nous fait nous croire les mains dans les trippes et les opérations sont assez variées pour ne pas nous ennuyer. Elles peuvent aller du soin en urgence d’un motard accidenté à l’élimination de tumeurs en passant par des opérations à cœur ouvert. Les mouvements à effectuer lors de ces opérations sont toujours bien expliqués par notre chère infirmière Angie et sont assez proches de la réalité (Urgences quoi) pour nous captiver complètement. Le stress montera et certaines manipulations ne laissent pas le droit à l’erreur. Heureusement vous aurez toujours les fameuses « Healing hands » de Derek pour vous sortir des situations les plus désespérées. En traçant une étoile à cinq branches avec ses mains (représentées ici par votre stylet), ce dernier pourra alors ralentir le temps. Cette étoile est d’ailleurs très facile à exécuter puisqu’un gribouillage d’un enfant de deux ans avec Parkinson suffit à déclencher ce pouvoir spécial.

Dix ans d’études pour ça…

Nous avons mis près de dix heures à terminer le jeu, mais cela comprend les dialogues et environ cinq heures où nous avons fait et refait certaines opérations jusqu’à la crampe de la main. La durée de vie n’est donc pas exceptionnelle, mais elle peut-être rallongée par le mode challenge qui permettra aux plus endurants d’essayer d’obtenir la note maximale (A) pour toutes les missions.  Celles-ci sont, comme nous l’avons dis plus haut, assez variées même si nous regrettons que certaines se répètent et que trop tournent autour des différentes variétés du GUILT (maladie assez fantaisiste il faut bien le dire).

Verdict

Trauma Center : Under the Knife est un titre qui atteint parfaitement son but,  nous mettre dans la peau d’un chirurgien. Malgré une réalisation et un scénario moyens, le titre d’Atlus est une vraie drogue qu’il vous sera difficile de lâcher avant de l’avoir fini. Nous conseillons donc à tous les personnes motivées et endurantes qui ne l’ont pas encore essayé de se ruer dessus, de toute urgence…

 

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