Limbo sur PC, le test de Breathless

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Breathless
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Breathless PC

Dans la merde, personne ne vous entendra crier

Limbo, la prétendue perle du Summer Live Arcade 2010, débarque un an après sur Steam et PSN. Chef d’œuvre ou rouleau de papier toilettes ?

Ennui+Minimalisme = LimboZZZZZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzz

Le pitch, vous le connaissez, est simple : un gosse se réveille. Vous ne savez pas ce qu’il fait là même si il doit marcher tout droit comme dirait un certain être se prenant pour un artiste. Soit le gosse consomme déjà des stupéfiants, soit il n’est plus chez les vivants. En effet, le jeu est en 2D et noir et blanc avec un effet de flou sans musique. Ce minimalisme doit vous faire flipper et vous intriguer. C’est le cas pour la première demi-heure  de jeu, après vous ennuierez pendant les longues phases de marche entre deux énigmes, dans des décors vides, ne remarquant même pas une pluie battante (la faute à des bruitages trop silencieux ? ). Le comble pour un jeu qui se torche en quatre heures, on se demande presque si Playdead ne remporte pas la palme de la fainéantise. Les niveaux « bicolores » de Super Meat Boy m’ont pris autant de temps que Limbo en entier !

Beau, il est beau le lavabo. Laid, il est laid le bidet euh le limbo

Le jeu est un jeu mêlant plateformes et énigmes. Reprenons cette dichotomie pour détailler le gameplay : les énigmes sont relativement simples. En effet, certains ont vu en Limbo, un successeur de Braid, ce n’est pas en termes d’énigmes. Ces dernières ne vous bloqueront jamais plus de quelques instants, quelques morts et une bonne observation des mécanismes vous permettent de triompher de l’obstacle. Les morts parfois bien sadiques pour justifier le PEGI 18+ destiné à faire parler du titre ne sont pas aussi nombreuses que les joueurs habitués à la facilité du XXIème siècle, si tous les éléments du décor sont observés. Exemple : un piège à loup en hauteur a une utilité, ne pas faire de sauts trop hauts, attention aux branches au bord d’un trou, toute descente en glisse doit être interrompue,… Le morveux se contrôle grâce aux flèches et deux boutons : une touche pour sauter et une touche action.

Problème ! Ce sale gamin ne réagit pas au doigt et à l’œil. Et si vous jouez au clavier, se rajoute à l’inertie, un saut  qui se fait grâce à la flèche du haut, histoire de provoquer quelques erreurs fatales pour rallonger la durée de vie du soft que vous n’aurez aucune envie de recommencer même pour des trophées ou des objets planqués.

Not an another world

Limbo ne fait pas honneur à ses inspirateurs et références, Eric Chahi en tête. Une dizaine d’euros pour une expérience courte et diluée dont le  seul moment de plaisir sera les premiers instants, c’est une escroquerie. La substantifique moelle de ce jeu quelqueconque peut être appréhendée grâce à la démo, vous aurez le charme des premiers instants sans subir les affres du divorce au bout d’une heure. Limbo est un jeu banal, vendu comme le Braid du Summer of Arcade 2010. Il n’est qu’une ombre à peine visible du grand succès XBLA et ressemble plus en termes de qualité à Fruit Ninja Kinect du Summer Live Arcade2011. ll semble que développeurs et journalistes aient tenté de surfé sur le hype des jeux indépendants pour vendre leur camelote.

 

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