Tomb Raider Underworld sur PlayStation 3, le test de arnette1980

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arnette1980 PS3

Tomb Raider Underworld

Énorme déception pour le premier Tomb Raider auquel je joue. Au vu de l'aura de la série (tombée bien bas à cause de nombreux épisodes daubeux mais qui est remontée en flèche grâce à Legend et Anniversary) et suite à la lecture de nombreux tests élogieux, je me suis enfin laissé tenter par une aventure avec la belle Lara Croft. J'avoue que je m'attendais à bien mieux. Attention, je ne dis pas que Underworld est à chier mais juste qu'il est tellement bourré de bugs techniques et d'aberration de gameplay que mon plaisir de jeu a été entaché.

Je vais commencer par le scénario qui est un bon prétexte à de belles petites balades dans différents endroits du globe. Pour faire court, Lara Croft va parcourir le monde à la recherche de Avalon, un lieu mythique dans lequel sa mère, laissée pour morte, pourrait éventuellement se trouver. Et au passage, elle doit aussi essayer de sauver le monde. Du classique. Le problème vient surtout de la mise en scène ultra minimaliste, avec très peu de cinématiques, qui donne plus l'impression au joueur d'être brutalement parachuté dans une succession de niveaux plutôt que de vraiment suivre une trame scénaristique. Du coup, on zappe complètement l'histoire. D'ailleurs, ceux qui n'ont pas joué à Legend et Anniversary risquent d'être bien largués car les deux méchantes de Underworld sont issues de ces épisodes, sans qu'aucune explication sur qui elles sont et d'où elles viennent ne soit fournie au cours du jeu.

A côté de ce défaut, il faut avouer que les lieux visités sont pour la plupart superbes. De la mer Méditerranée aux côtes thaïlandaises, en passant par le manoir des Croft et le sud du Mexique, ou encore de l'île Jan Mayen à l'océan Arctique, on en voit du pays. L'ambiance générale qui se dégage de ce jeu est vraiment excellente. On a parfois l'impression de découvrir des sites anciens appartenant à des civilisations disparues et qui ont été oubliés par tous. Et cerise sur le gâteau, le jeu est graphiquement à la hauteur. Bien sûr, comme il est sorti fin 2008, il a maintenant pris un petit coup de vieux mais il reste largement regardable. Un mot sur la très bonne bande son qui sait se faire discrète ou nous en mettre plein les oreilles quand il faut. Au niveau de la direction artistique, c'est vraiment du bon boulot. Dommage que le reste ne suive pas.

Passons maintenant à ce qui fait mal. Underworld est toujours un jeu d'aventure, avec une forte prédominance de phases de plates-formes et de puzzles à résoudre. Le level design est plutôt bien foutu, avec des énigmes qui nécessitent parfois de pas mal se creuser la tête pour trouver le bon chemin afin d'accéder à leurs mécanismes de résolution. Ce qui est agréable, c'est que le jeu ne nous assiste pas en nous montrant le chemin à parcourir comme pouvait malheureusement le faire le néanmoins excellent Prince of Persia Sands of Time. Là, c'est vraiment au joueur de se débrouiller tout seul. Et en cas de gros blocage, il existe toujours la possibilité d'aller récupérer un indice dans les options.

A ces très bonnes phases de plates-formes/puzzle se rajoutent des phases complètement inutiles de gunfight. Lara se fait parfois attaquer par toutes sortes de bestioles plus ou moins réelles (dont des tigres et des panthères noires, qu'on nous oblige scandaleusement à tuer... c'était mon coup de gueule). Et évidemment elle se défend en utilisant tout un arsenal d'armes. La visée se fait automatiquement en pressant une gâchette et le tir en appuyant sur une autre. Je n'ai toujours pas compris à quoi servent ces séquences. J'imagine que c'est une tentative de variation de gameplay. Si c'est le cas, elle est raté. Idem pour les phases en moto et leur maniabilité plus que limite.

Malgré ces petits défauts, Underworld aurait pu être agréable à jouer si la jouabilité ne venait pas tout gâcher. Lara se contrôle comme un semi-remorque. Je serais incapable de dire le nombre de fois où je suis mort à cause de la gestion des sauts plus qu'approximative. C'est du style : tu veux sauter sur une petite corniche tout près de toi mais au final tu te retrouves au fond du ravin, avec une animation de Lara s'éclatant la gueule par terre absolument pathétique (un vrai pantin désarticulé). Les passages de plates-formes qui nécessitent un timing parfait sont vraiment lourds à cause de ce problème majeur.

Et je ne parle pas de tous les bugs qui viennent parasiter l'expérience de jeu : des bugs de collision avec les décors qui font que Lara se retrouve le pied coincé dans un morceau de roche et qui te bloquent pendant dix secondes, la caméra parfois complètement à l'ouest qui t'empêche de voir quoi que ce soit, la lampe torche de Lara qui refuse de s'allumer pendant que tu es au fin fond d'une grotte et qui fait que tu avances à l'aveugle, les freezes qui t'obligent à rebooter ta console. Une honte qui prouve que ce jeu a été fini à la pisse, tout du moins sur PS3.

Un beau petit gâchis que ce Tomb Raider Underworld. Vu tous ses défauts, je ne comprends pas les critiques positives que ce jeu a reçues. J'imagine que les nombreux émois slibardesques qu'a dus provoquer Lara lors de la sortie du premier Tomb Raider en 1996 étaient encore en mémoire des personnes qui ont testé ce jeu, d'où l'indulgence des notes. En tout cas, avec moi, ça ne marche pas.

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