Yakuza sur PlayStation 2, le test de Haorou

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Haorou
8
Haorou PS2

Le Shenmue urbain ?

I Est-ce plus fort que toi ? I
     Yakuza est synonyme du retour de Sega en tant qu'éditeur et développeur d'un titre immersif, mature, réaliste et libre. C'est simple, beaucoup de joueurs comme vous et moi se sont jetés dessus le jour de sa sortie en France, le 15 septembre 2006, avec un espoir en tête : revivre une aventure comparable à celle de Shenmue.


-Le dragon de Dojima-
      Vous incarnez un dur qui ne croit qu'en l'honneur, un véritable mafieux japonais. Pour faire simple, un yakuza. Vous vous appelez Kazuma Kiryu de la famille Dojima. Bien sûr, vous êtes charismatique, bien sapé et avec une de ces gueules ! Un héros ténébreux comme on en fait plus ! Sauf qu'un jour, Kiryu se sacrifie pour son meilleur ami, Akira Nishiki. Il prend le meurtre d'un de ses supérieur sur le dos et part pour 10 ans de taule. Entre temps, toutes les familles ont évolué et l'on essais de vous tuer car vous avez déshonorés vos frères. Je vous en dis pas plus et j’omet même un personnage important, ne voulant surtout pas spoilé plus. Croyez moi, le scénario est fabuleux.

-Techniquement à la ramasse ?-
      On commence par ce qui fâche. Graphiquement ce n'est pas toujours la fête, il faut l'avouer. Beaucoup de textures sont extrêmement floues, l'aliasing (effet d'escalier sur les bords d'un « objet ») est vraiment violent. Sans oublier que les temps de chargements sont longs et récurrents : il suffit de changer de rues ou de débuter un combat pour se taper 2/3 vrais secondes d'attentes. Il arrive aussi que les personnages pop (apparaissent) devant vous comme par magie.

     Malgré tout, le soft a un charme indéniable. Les protagonistes ont une classe de folie et sont très bien modélisés. Ensuite, la mise en scène est juste exceptionnelle, semblable à un film. Limite on peut se plaindre du doublage anglais et non pas japonnais. Et encore, ils se foutent pas de notre gueule avec les doubleurs : Mark  Hamill (Luke Skywalker himself), Michael Madsen (le fétichiste des oreilles dans Reservoir Dogs) et Michael Rosenbaum (Lex Luthor dans Smallville, ah ah !). Puis l'univers est méga bien planté, les rues que vous parcourez reflètent parfaitement l'image que l'on se fait d'une ville japonaise. Pas de secret la-dessus, elles sont copiées/collées de celles existantes à Kabukicho. Enfin, il y a des gens partout (salaryman, SDF, voyous, etc) qui discutent, qui se promènent, qui vivent leur quotidien à proximité des magasins, bars à hôtesses, restaurants, centre de baseball, parcs, etc.

     Malheureusement, ce « réalisme urbain » est un peu moins diversifié que celui d'un Shenmue où l'on pouvait utiliser les distributeurs, dormir quand on le souhaité, gérer sa journée en temps réel et faire des collections d'objets inutiles. Oui, c'est vrai, sauf que Yakuza a un aussi bon gameplay.

-Un Beat them'all RPG -
      Au fil du scénario, vous pouvez vous baladez librement dans la ville pour faire des courses, causer aux passants et subir des events aléatoires. Ces événement servent à introduire des personnages qui sont une caution à la cohérence de l'univers mafieux. Vous croisez tantôt des p'tites frappes, des arnaqueurs ou des Yakuza purs et durs qui vous emmerdent parce que vous êtes «un arrogant de merde». En grand gentleman, vous leur éclatez le pif contre le mur d'en face. Comme ça, tranquille, situation pacifiée !

     Et justement, les combats sont vraiment sympa malgré la caméra récalcitrante (L2 pour centrer la vue) et une jouabilité un peu archaïque : on fait pas toujours ce que l'on veut. Par exemple, la touche rond sert à agripper les ennemis et à prendre des objets (katana, batte de baseball, taser, flingue, etc), le soucis c'est qu'on ne sait jamais si Kazuma va prendre l'ennemi ou l'objet. C'est toujours la question.

     Dans les faits, c'est pas un problème. Pour la majorité des ennemis, un combo à base de carré-carré-carré-carré-triangle est suffisant. Vous devez pensez que ça doit être chiant sauf qu’étonnamment pas du tout car vous devez varier vos coups et esquiver contre les gros méchants pas beaux. Ainsi, vous avez d'autres combos, des projections et des moves qui claquent à mort une fois que vous avez votre barre de « fièvre » à fond.

     Autre point important, vous gagnez des points d'expériences en défonçant des pourris, remplissant des quêtes et en mangeant des nouilles (entre autres). Avec ces points vous pouvez débloquer des coups, augmenter votre défense, votre jauge de fièvre et de vie. Plus vous jouez, plus les combats sont intéressants !

-Le clin d’œil qui déchire ou presque-
      J'ai failli oublier un lieu, une salle d’arcade Sega ! Elle est vraiment énorme, on peut rejouer à des jeux comme Space Harrier et Hang-On. Oh, attends, je confond avec un autre soft Dreamcast ma parole ! En fait, on ne peut utiliser qu'un grappin pour pécho de la peluche. C't'e blague ! Et les bornes elles sont juste là pour faire jolie ? Je vous jure !


I Conclusion I
       En toute objectivité, on ne peut pas mettre la note maximale à Yakuza. Ses lacunes techniques et sa jouabilité en dents de scie l’empêche d'atteindre cette distinction de l'absolue. Cependant, j'ai un aveu à faire « Mesdames et Messieurs, Ladies and Gentlemen, Moutons et Pingouins, c'est un chef-œuvre !  » Une immersion sans pareille, un background fouillé et une ambiance digne des plus grands thrillers ! Vous voulez des coups de putes, des trahisons, du sang, de la chique et du mollard !? Voilà, vous avez trouvés ! Je ne sais même pas si l'on peut encore parler de jeu au vus de ses qualités narratives. Procurez-le vous ! C'est juste classe !

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