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Metroid : une saga en perpétuelle évolution

Metroid : une saga en perpétuelle évolution

Tout ce qu'il faut savoir sur les aventures de Samus Aran
Par Aymeric Lallée - publié le
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Super Metroid : 1994 sur Super Nintendo

Contexte historique :

A la fin de Return of Samus, Aran a éradiqué la reine des Metroid mais a laissé un petit spécimen de la race en vie car celui-ci la prend pour sa mère. Elle amène ce survivant sur la station de recherches galactiques Ceres afin qu'il soit étudié. Les découvertes sont incroyables et Samus repart en quête de primes. Mais quelques heures plus tard, un appel de détresse émane de la station de recherche. Ceres est attaqué !

Outre des graphismes de qualité de l'ère 16 Bits, ce volet s'illustre surtout par un retour aux sources (tant dans l'ambiance, le design, que la musique) puisque Samus poursuit Ridley, le boss ressuscité, qui a volé le spécimen de Metroid, et l'a emmené sur Zèbes, planète du premier jeu de la saga. Il semble que le joueur n'ait eu accès qu'à une petite partie des galeries de la planète dans le titre original et que tout soit encore à découvrir (mais Samus voyagera aussi ailleurs...). Un moyen intelligent de se réconcilier avec certains fans déçus par le second volet sur Game Boy. Une carte est même instaurée, tant les niveaux sont gigantesques. Autre élément important, la jouabilité made in Nintendo fait encore des merveilles. Samus est, cette fois, capable de tirer dans toutes les directions sans restriction. Toujours aussi efficace, cette jouabilité permet de contrôler l'héroïne aux doigts et à l'oeil. Il est d'ailleurs possible de configurer la manette comme bon vous semble ! Cependant, certains fûrent déçus car le jeu leur semblait bien plus facile que les épisodes précédents et il était possible de le terminer en moins de 13 heures. Néanmoins, il y avait énormément d'objets à découvrir, qu'il fallait d'ailleurs traquer à l'aide d'un rayon qui permet de voir au travers des murs. De plus, tous les objets n'étaient pas nécessaires pour finir le jeu et certains voyaient en cela un challenge puisqu'avec moins d'upgrades (améliorations), les combats contre les boss devenaient alors plus difficiles. Enfin, l'architecture du jeu permet d'explorer les lieux de différentes manières sans subir une suite de cheminements prédéfinis. Pour résumer, le jeu est une référence pour beaucoup, malgré des ventes peu reluisantes au Japon. La faute à l'arrivée de la PlayStation, sans doute... Pour conclure, sachez que c'est le dernier jeu du producteur originel de la saga, Gunpei Yokoi, qui décèdera en 1997.

 

Metroid Fusion : 2002 sur Game Boy Advance

Contexte historique :

Après sa victoire totale sur les Pirates de l'Espace, Samus s'en va sur SR388 pour faire des recherches avec des spécialistes de Biometrix, une entreprise chargée par la Fédération Galactique de sauver l'ecosystème de la planète. Elle y découvre le parasite X, en pleine prolifération avec la quasi extinction des Metroid, seule race capable d'endiguer l'expansion des parasites. Ce virus X est capable de cloner sa victime, de la tuer, et de remplacer l'organisme originel par le clone au sein de sa propre société ! Dans sa lutte, Samus, ainsi que son exosquelette, le "Power Suit", sont contaminés. Sans symptôme apparent, la belle s'envole vers la Fédération mais le virus X attaque alors son système nerveux et c'est le crash. Des scientifiques la sauvent et l'emènent sur une station de recherche. Le virus X attaque l'essence même de Samus et il est impossible de lui retirer totalement son armure, dont une partie a même carrément fusionné avec elle. Un chercheur découvre néanmoins que le dernier spécimen de Metroid peut être utilisé pour créer un antivirus X qui sera injecté à Samus pour la guérir. Elle devient alors la seule capable d'éradiquer le virus X, sensible aux gènes Metroid, avec lesquels Samus a aussi fusionné. Sauvée, elle repart en chasse mais doit retourner sur la station où elle fût sauvée car les quelques morceaux de son armure ont donné naissance à un clone d'elle-même version X (Samus Aran X), dangereux et en pleine possession de toutes les capacités de Samus lorsqu'elle est au maximum de sa puissance.

Bénéficiant d'un nouveau look (à cause de la fusion avec X et Metroid), Samus explore désormais la station en compagnie d'un ordinateur de bord qui deviendra son bras droit durant cette aventure. S'il y a bien une chose qui choque dans ce volet, c'est la qualité encore plus élevée des graphismes en 2D que dans Super Metroid. Superbes et riches en couleurs, les décors sont variés et profitent d'une réalisation exceptionnelle pour de la portable. D'autant que le scénario explique très bien cette diversité puisque la station est en fait une gigantesque Arche de Noé abritant des animaux variés et reproduisant les conditions climatiques de leurs planètes d'origine. Les musiques de Minako Hamano, qui a fait un travail prodigieux, nous permettent de retrouver l'ambiance si puissance de Metroid et Super Metroid, entre stress et solitude. Côté jouabilité, on retrouve la visée en diagonale, et la souplesse héritée de la Super Nintendo. Cet épisode s'avère néanmoins plus linéaire puisque vous devez suivre certains passages obligatoires pour voir apparaitre le point d'orgue de cette aventure, la version X de Samus. Véritable nemesis de la chasseuse de prime, la mise en scène de ses apparitions est tout simplement splendide et offre une véritable personnalité à laquelle se frotter : vous-mêmes en version sombre. Même si ce symbolisme est séduisant, un défaut majeur vient quelque peu gâcher le jeu ; il est très court. Moins de 6 heures suffisent aux habitués pour en venir à bout (2 heures sont suffisantes en fait...) et la difficulté est une fois de plus en cause. Evidemment, les novices mettent plus de temps pour boucler l'aventure et tout trouver demande finalement une quinzaine d'heures à un joueur lambda. Pour conclure, il s'agit sans doute du meilleur jeu du genre sur la portable ancienne génération de Nintendo, notamment grâce à son dynamisme hors du commun.

 

Metroid - Zero Mission : 2004 sur Game Boy Advance

Présenté comme un remake de Metroid premier du nom, cet épisode reprend les fondamentaux de l'original tout en apportant sont lot de nouveautés. Incroyablement beau et profitant d'une esthétique toute particulière, il séduit sans mal les plus sceptiques. Avec sa jouabilité héritée de Metroid Fusion, cet opus rajoute des objets inédits tirés des épisodes récents dont le saut avec les bombes. Même s'il est relativement court (environ 5 heures pour les plus lents), les développeurs ont su proposer plusieurs fins différentes en fonction du nombre d'objets clés trouvés et il est même possible de débloquer le Metroid original afin de se le retaper si l'envie vous prend. Enfin, une séquence d'infiltration inédite, à la fin du jeu, est disponible. Samus est alors sans son armure et ne profite que d'un simple pistolet. Un must pour les fans de Solid Snake et Metal Gear.

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