Entrez dans l'antre d'un gamer partageur

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Par Matthieu Meignan Blog créé le 22/02/10 Mis à jour le 12/01/14 à 20h00

Joueurs de tous poils, entrez si vous l'osez...

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Un Jour, Un Jeu

 

Bonjour à tous,

 

Aujourd'hui, nous allons tous fermer les yeux mentalement. Bah oui, parce si vous le faites physiquement, vous n'arriverez pas à me lire et ce serait dommage. Nous allons être transportés dans un monde onirique, qui ne ressemble à rien de connu. Je vais vous parler de Gravity Rush (appelé Gravity Daze au Japon), un jeu qui a atterri en douceur sur PlayStation Vita le 9 février 2012 au Pays du Soleil Levant, le 12 juin 2012 aux USA et enfin le 13 juin 2012 en Europe. Créé par Keiichiro Toyama (à qui l'on doit le premier Silent Hill notamment) et développé  par l'équipe Project Siren de SCE Japan Studio. Pour le line-up de lancement de la dernière portable de Sony, Gravity Rush était clairement là pour servir de porte-étendard à cette belle machine. Alors que le soft devait sortir le jour de l'arrivée de la Vita, il n'en fût rien. Est ce que la sortie décalée du jeu à porté malheur à la Vita ? Probablement pas, ce serait faire un raccourci fallacieux et simpliste. Après avoir posé quelques bases temporelles, entrons dans le vif du sujet en abordant le coeur du jeu. 

 

 

Gravity Daze - Japanese Trailer 2

 

 Après une magnifique introduction qui fait vraiment penser à une succession de peintures, le joueur incarne Kat, une jeune fille blonde qui a perdu la mémoire. Rencontrant un peu par hasard un chat noir qu'elle nommera Poussière, elle acquiert le pouvoir de manipuler la gravité. Comme je l'ai dit plus haut, l'esthétique de ce jeu est magnifique, la musique accompagne parfaitement bien toutes les pérégrinations de Kat. Le scénario du jeu est extrêmement bien maîtrisé, avec un léger bémol tout de même. La fin du jeu est un peu difficile à apprécier, dans le sens où elle arrive un peu vite, ce qui fait que le jeu se conclut en queue de poisson (pour laisser une possibilité de voir arriver une suite ?). Les fonctionnalités tactiles de la PS Vita sont bien exploitées, ce qui ajoute un plaisir de jeu non négligeable. En plus du scénario que l'on suit avec plaisir, le joueur peut relever des défis à l'intérieur des différents quartiers d'Hekseville. Au global la durée de vie vous paraîtra courte, mais bien plus parce que le jeu vous aura sûrement happé plus que par une sensation technique et de temps passé bête et méchante.

 

 

Gravity Rush OST - Pleasure Quarter (Plijeune)

 

Je pense qu'il est inutile de préciser que j'ai aimé ce jeu d'un amour inconditionnel. Si aujourd'hui, vous achetez une PlayStation VIta et que vous ne pouvez acheter qu'un seul jeu pour commencer, ce serait assurément celui-là. C'est un jeu émotionnellement fort et unique. Il fait partie de ces jeux que l'on associe à la poésie, au même titre qu'ICO ou Shadow of the Colossus. C'est un OVNI à montrer à tous ceux qui pensent encore que le média vidéoludique est uniquement violent et abrutissant. Gravity Rush m'a tapé dans l'oeil à tous les niveaux et je replongerais dedans sans hésiter. Manipuler Kat dans les airs, pour qu'elle marche sur un mur est un vrai plaisir. On peut dire ce que l'on veut sur Sony, avec les erreurs que cette entreprise a pu commettre en matière de marketing vidéoludique, mais cette fois, saluons la prise de risque que l'éditeur japonais a supporté pour que ce jeu parvienne jusqu'au mains des joueurs et fasse ce qu'un jeu vidéo fait le plus souvent : nous faire rêver. On s'évade de notre quotidien pour atterrir avec grâce sur le sol d'Hekseville tout en douceur.

 

Vidéoludiquement vôtre,

 

 Utori

Voir aussi

Jeux : 
Gravity Rush (PS Vita)
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Commentaires

ronan72
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ronan72
Bel article, et excellent jeu ça c'est sur! :D

Édito

Oyez, oyez, braves gens, vous êtes ici de plein gré pour la plupart. Détendez vous, vous êtes ici pour la découverte, des jeux, de la musique, des humeurs de son hôte aussi. L'important dans la vie, c'est de sourire et de profiter de certains petits bonheurs. Le jeu vidéo, ça peut aussi être cela.

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