CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

Ajouter aux favoris
Signaler
Tests

Après relecture, je me rends bien compte que c'est plus un test de Mass Effect 2 par rapport à Mass Effect qu'un test du jeu tout seul. Veuillez m'en excuser, mais je trouve vraiment que les deux sont imbriqués de manière presque indissociable.

Mon test du premier Mass Effect, des années après sa sortie, ne tarissait pas d'éloge sur ce titre qui compte parmi mes jeux préférés toutes générations de consoles et de PC confondues. Si vous suivez mon blog ou que nous avons eu l'occasion de parler de sa suite, vous savez d'ores et déjà que je n'étais pas de ses plus grands supporters. Suite à la sortie du titre j'écrivais sur mon tout nouveau blog pour décrire toute la déception que j'avais eu en jouant à ce second volet. En somme, je consentais très bien à dire que le jeu restait génial, mais tellement en deçà de l'expérience sensoriel du premier que je n'envisageais vraiment pas le troisième opus sereinement. Nous sommes deux ans plus tard et je n'ai pas acheté Mass Effect 3 à sa sortie, mais en occasion (et collector quand même) ; ma manière à moi de ne pas consentir aux changements opérés entre le premier et le second. Ma façon de dire : « cette fois je ne vous payerais pas pour gâcher le potentiel de la série en tournant à l'action ».

Évidemment je comptais bien joué au troisième volet pour m'en faire mon propre avis, d'autant plus suite à la débâcle de sa fin qui m'intriguait et m'intrigue d'autant plus maintenant que je vais démarrer le dernier volet de série canonique. Comme Mass Effect n'est pas une série de jeux normaux, on ne peut pas démarrer le troisième sans avoir refait les deux premiers...de la même manière qu'on regarde les trilogies de Star Wars ou du Seigneur des Anneaux en entiers et pas un épisode sans les autres. J'ai donc fait le premier, pondu un test en forme de pavé ou de brique (choisissez la lourdeur qui convient) et j'ai démarré le second que j'ai arrêté parce que je lui trouvais les mêmes défauts qu'au moment de sa sortie. Miraculeusement, je suis parvenu à y retourné pour de bon et mon avis sur ce second volet a un peu évolué.

Pour rappel Mass Effect 2 démarre sur un coup de théâtre scénaristique. Après une mission victorieuse mais pas sans heurt contre le terrible Sovereign à la Citadelle, le Normandy SR1, toujours commandé par le sémillant Shepard de l'Alliance, SPECTRE de sa galaxie, se fait attaqué par un énorme vaisseau. Pulvérisant les défenses du magnifique rafiot de création turienne, cet ennemi inconnu à l'impressionnant canon disperse les membres du Normandy SR1. De justesse, Shepard parvient à sauver une bonne partie de son équipage mais y laisse sa propre vie. Deux ans plus tard, il se voit ressuscité par le projet Lazarus orchestré par Cerberus, une entreprise privée dédiée à la survie de l'humanité. Cette dernière était, de sombre mémoire, une organisation très limite sur l'éthique scientifique dont Shepard a fermé beaucoup de locaux dans le premier volet. L'Homme Trouble à la tête de Cerberus a ramené Shepard à la vie, dépensant au passage des millions de crédits, dans un seul but : trouver et détruire les Collecteurs, une race extra-terrestre qui enlève des colonies entières d'humains pour on ne sait quelle raison.

Si je me permets cette introduction scénaristique, c'est tout simplement pour rappeler que Mass Effect 2 pose de manière très intelligente dès le départ un rapprochement entre le joueur et son avatar le Commandant Shepard. Comme Shepard, on s'est vu enlever son équipage auquel on était extrêmement attaché dans le premier volet. Comme Shepard, on se retrouve deux ans après ce premier volet a se battre dans la même équipe qu'un ennemi officiel de son camp. Comme Shepard, on regrette les premières heures la bonne époque...et comme Shepard on est désavoué par à peu près tout le monde. Le jeu ne manque d'ailleurs pas de communiquer pratiquement en cassant le quatrième mur. Entre les discours sur « les temps qui changent » de presque tous les personnages que l'on rencontre et des détails comme un vendeur de jeux holographiques sur la Citadelle qui dit que ça lui manque les bons vieux jeux de rôle pas bourrin (alors qu'avant d'arriver là, on a fait presque que blasté à ce moment du jeu) on sent que l'ironie est parfois grinçante et c'est en partie ce mélange de changement et de légère moquerie envers le joueur qui m'avait exaspéré...

Retrouver de vieilles connaissances est finalement pénible parce que tout le monde à tourné la page. Paradoxalement ça rapproche le joueur de Shepard.

Pourtant Mass Effect 2 demeure un jeu exceptionnel de mon point de vue. Pourquoi ? Si on devait rester dans le factuel, on peut déjà remarqué qu'entre le premier et le second opus, il y a eu un gap graphique. Mass Effect 2 n'est pas le plus beau jeu de la Terre, mais il est franchement réussi techniquement et contrairement au premier volet, l'effet Unreal Engine 3 et ses textures ninjas qui apparaissent de nul part est pratiquement inexistant. Les visages restent assez bien foutus, plus que la moyenne, même si comme le premier volet, il souffrira la comparaison des jeux les plus récents. Pour rester dans la continuité du premier volet, la technique n'est vraiment qu'un support pour la partie artistique. Ici j'émettrais cependant une petite critique. Globalement, on est dans la lignée du premier épisode et si on a apprécié la richesse et le style de celui-ci, on ne manquera pas d'aimé Mass Effect 2 tout autant. Cela dit, il y a une différence quand même qui est dans le caractère. Si je devais aller dans la comparaison cinématographique, je dirais que Mass Effect était un peu Star Trek (la première génération avec Nimoy), tandis que Mass Effect 2 serait plus Star Wars. Les personnages ont plus de caractères tant visuellement que dans leurs attitudes. Ils sont plus tranchés, un peu plus caricaturaux, mais du coup plus reconnaissables. A côté de cela, on a quelques designs qui en souffrent comme la nouvelle race, les Vorcha, que je trouve personnellement vraiment ratée, ou la tenu abusivement moulante de Miranda qui finalement est une Ashley Williams affinée à l'extrême pour être sexy.

Brother, behold dat ass!

Nah bro, check dem tittays!

Aaaaaah Miranda, Miranda. Oulala je m'égare!

Qu'on s'entende bien sur le sujet, j'adore Miranda ''Yvonne'' Lawson, et je trouve que la façon dont est développé l'équipe et le rapport aux personnages est plus réussi dans ce second opus. Reste que parfois les développeurs ont été un peu dans l'excès, quitte à sacrifier un peu la cohérence. Outre la tenue de Miranda sûrement pas confortable pour le combat, on peut noter Archangel qui du début à la fin du jeu a une tenue abîmée par un tir à la tête et ce même quand il a la tenue alternative. Avec le nombre d'heures qu'on passe à se balader dans l'Espace c'est un peu dommage de ne pas lui acheter une armure neuve. Je ne donne que ces deux exemples mais le Normandy SR2 qui est plus grand, le nombre de relations amoureuses possibles qui devient presque envahissant ; il y a une somme de détails qui montre qu'ils ont voulu faire plus, pour faire plaisir aussi, parfois dans le mauvais sens...et aussi dans le gameplay.

"Garrus, on peut vous parler de votre tenue?

-Ca peut attendre, Shepard? Je suis au milieu d'une calibration là..."

Là je vais enfin pouvoir toucher à la partie qui me tient à coeur. Dans mon test du premier volet, j'exprimais mon amour pour les sorties en Mako M35 qui pour moi avaient une force évocatrice assez dingue. Mass Effect 2 abandonne l'exploration. Il ne s'agit pas juste de supprimer le véhicule puisqu'on aura en téléchargement gratuit quatre courtes missions en Hammerhead, une sorte de voiture volante. Non, Mass Effect 2 supprime la partie recherche du volet précédent. Dans ce second volet, on retrouve la carte des étoiles (et sa superbe musique « Uncharted Worlds ») et tous les déplacements s'y font. Comme dans le premier, on choisi un Secteur, puis un système solaire à la différence près que l'on ne peut pas voyager librement entre les systèmes solaires ; on a besoin de carburant pour aller de l'un à l'autre. Ça ne coûte pas bien cher et honnêtement c'est anecdotique. Par contre ce qui l'est moins, c'est que dans les stations essences, on peut également acheter des sondes qui permettront de récupérer des éléments.

En fait toute la partie exploration en véhicule est devenu un système de scanner. Toutes les planètes, sans exception, peuvent être scannées à la recherche d'élément zéro, d'irridium, de palladium ou de platinum. Ces ressources qui dans le premier volet rapportaient un peu d'argent et d'expérience, servent ici à développer des améliorations d'équipements que l'on aura trouvé sur les champs de batailles ou acheté à la Citadelle, Illium, Omega ou Tuchanka, les quatre villes offrant du commerce. Le scan est étrangement hypnotisant. Au premier abord, quand on le décrit, ça a l'air irrémédiablement chiant, mais à faire, on finit par se laisser porter par le rythme lent et les vibrations de la manette. Ceci dit, il faut bien comprendre une chose, sur le long terme, on a de moins en moins envie de scanner les planètes et par chance, le jeu nous indiques celles qui sont riches en éléments ou qui ont moins d'intérêt. Vers la fin de l'aventure, on se préservera donc de tout analyser de fond en comble.

On est plus que jamais sur la carte dans Mass Effect 2.

Je ne sais pas pourquoi, j'aime bien les scanners. Ceci dit, sur le long terme c'est un peu gonflant, d'autant que la ressource la plus rare, l'Element Zero est la plus importante (elle sert aux pouvoirs biotiques). Et puis merde entre ça et conduire un 6*6 sur une planète déserte, j'ai choisi...

Le scanner est donc en partie obligatoire pour l'aspect RPG (au sens du système de jeu à l'occidental, pas de la façon de vivre l'aventure). L'excessif bardas de Mass Effect a en effet disparu purement et simplement. Désormais en fonction de sa classe, on porte deux ou trois armes (voire quatre pour Shepard) qui n'évolue pas et ne sont pas customisables en elles-même. A la place, on trouvera de temps à autre des versions supérieures de ces armes. Ça ne va pas très loin puisqu'on comptera une version du pauvre et une version meilleure seulement pour chaque type d'arme (pistolet, pistolet mitrailleur, sniper etc). De même, les mods sont absents et sont remplacés par les améliorations à trouver ou à acheter, comme je le disais plus haut. La plupart des ressources passera dans cette nouvelle façon d'améliorer son équipement, puisqu'une fois en sa possession, il faut investir des ressources pour fabriquer l'amélioration et la rendre effective automatiquement. Pour ce qui est de l'arbre de compétence, c'est là qu'est pour moi le talon d'Achille du titre. Alors que dans Mass Effect on disposait de beaucoup de pouvoirs (biotiques/mentaux, techs/informatiques ou d'armement) dans Mass Effect 2, on a beaucoup moins de possibilité pour rendre son personnage spécialiste en quelque chose.

L'arbre de compétence ressemble à une fougère (c) Dr Chocapic

De même, stratégiquement, presque tous les membres de l'équipe se valent et ce pour une raison ; la plupart des pouvoirs ont les mêmes effets. Mis à part la prise de contrôle des IA et la création de drones, tous les autres pouvoirs ont plus ou moins les mêmes effets. En gros si l'ennemi est nu (sans barrière tech ou biotique) il souffre de n'importe quel pouvoir qu'il soit une machine ou un être de chaire. S'il a une barrière biotique ou tech, il faut d'abord s'en débarrasser et ça ne demande qu'un pouvoir que presque tout le monde possède. Le résultat c'est qu'on a pas vraiment de Dream Team à fabriquer et on est rarement en difficulté parce qu'on a pas les bons pouvoirs comme ça pouvait être le cas dans le premier.

A part pour les missions qui les touchent personnellement, on peut choisir n'importe quel coéquipier, ça ne change pas grand chose stratégiquement.



Les pouvoirs ont à peu près tous les mêmes effets et comme tout le monde en a...

Sur la longueur, Mass Effect 2 est donc moins tactique dans les combats (sans dire que le premier était un tactical, il y avait un peu de réflexion), moins dans la préparation et moins dans les menus. Ça a ses avantages comme un gain de temps fou, mais aussi ses inconvénients comme un manque de personnalisation de ces combats et de la résolution des situations puisque l'on a plus de compétence d'éloquence à débloquer. Les combats ont été grandement améliorés sur certains points. Typiquement les raccourcis pour les pouvoirs les plus utilisés, les quelques mouvement supplémentaires liés à la couverture et les sensation globales ; il y a un vrai mieux, même si personnellement je me contentais déjà très bien de ce qu'on avait avant pour la quantité de combat qu'on avait. Par contre et ça c'est étrange, le système de couverture a parfois plus de ratés que dans le premier volet et il n'est pas rare qu'on se retrouve à découvert quelques secondes le temps de se recoller au mur. En mode Normal, ça n'est pas bien grave, par contre en difficulté supérieure, on peut réellement mourir de manière assez rageante.

S'il est une chose certaine, c'est que les combats sont améliorés. Ceci dit ils souffrent encore de quelques approximations sur le système de cover, un peu moins acceptables que dans le premier, vue que les combats sont plus fréquents.

Autre chose, le rythme moins posé et le fait que le jeu soit sans cesse coupé par des chargements (dont ne souffriront pas les joueurs PC) rend le tout un peu moins immersif, moins efficace pour se prendre réellement pour un spationaute. Remplacer les ascenseurs par des chargement d'ascenseur, c'est pratiquement du troll de la part de Bioware. Mass Effect 2 est plus découpé que le précédent et ça joue clairement en sa défaveur. Cependant, le jeu parvient avec un scénario finalement assez médiocre et prétexte (construis ton équipe pour aller battre le boss) à créer encore une fois un attachement aux personnages et un aspect quotidien qui est inégalé. Parce que oui, globalement le jeu se veut plus épique, plus direct et réussi d'ailleurs dans ce domaine avec une ou deux missions plus fortes en sensations. Surtout, et c'est avec cette seconde partie que je m'en suis rendu compte, malgré l'abondance d'action, les dialogues, les interactions avec son équipage, les histoires de coeur, les engueulades, tout cela est très présent et même plus que pour le premier opus.

Voilà vous avez râlé sur les ascenseurs...Bioware vous êtes vraiment des gamins!

L'une des bonnes idées pour améliorer l'aspect relationnel a été d'ajouter, en plus des simples discussions avec un ton plus ou moins aimable, une mission personnelle liée à chaque membre d'équipage. Cela permet d'avoir un pied dans la vie privée de ses coéquipiers, en dehors de la mission. Ça leur donne plus d'épaisseur et on s'y attache du coup forcément plus. De plus, Mass Effect 2 profite de plus de situations où les personnages se fâchent et où l'on doit prendre le parti de quelqu'un, chose qui n'arrivait qu'une fois dans le premier (entre Ashley et Liara). Bien sûr comme pour le reste il y a le fantôme du trop qui est toujours là, avec notamment un moment vers la trentaine d'heures de jeu où l'on a la possibilité de choisir entre quatre relations amoureuses en ayant rien fait d'autre qu'être sympathique avec les membres de son équipage. Ceci dit c'est mineur, et si ça reste aussi prenant je pense que c'est aussi du à ce qu'on a vécu dans le premier. Je ne crois pas me souvenir d'une suite d'un jeu qui m'ait autant déprimé quant à des retrouvailles ratées avec un personnage. La continuité de Mass Effect à Mass Effect 2 est parfaitement réalisée sur ce point.

C'est presque trop facile de draguer tant tout le monde réagit à la gentillesse au final (oui même Jack). Malgré tout, on reste attaché à la relation que notre personnage peut développer et c'est assez rare pour être souligné.

 

Si je devais résumer de manière un peu abrupte et presque méchante, je dirais que Mass Effect 2 reste un grand jeu parce qu'il est la suite de Mass Effect. Même en enlevant une partie de mon plaisir personnel de l'exploration sur des planètes, même en nous forçant à nous adapter, comme le héros finalement, à une situation de changement brusque et a des missions principalement guerrières, Mass Effect 2 a un univers toujours aussi fantastique qui parle de beaucoup de thème de science-fiction (comme l'homme/machine), des musiques à tomber par terre et une façon de travailler les personnages qui est très propre à cette série et enfin un attachement à la trame hors du commun, d'autant plus quand on prend un peu de recul pour observer sa construction assez fade. Ce que Mass Effect 2 perd en immersion avec ses planètes dont on ne voit que des zones microscopiques et ses chargements presque en forme de doigt d'honneur pour les râleurs du premier, il le gagne en épique sur beaucoup de combats. Ce n'est pas ma formule préférée pour cette série, mais ça reste une réussite qui fait honneur à l'univers. On ne pourra en revanche pas nier que forcer le trait à ses limites et que l'abondance de missions secondaires se fait au détriment de leur intérêt et surtout de la façon de les trouver. Mass Effect me faisait oublier ses défauts par des qualités d'immersion hors norme. Mass Effect 2 a supprimé, littéralement retiré les défauts, un peu au prix de l'immersion. Il est au moins aussi bon que son prédécesseur, voir techniquement meilleur, mais manque un tout petit peu de charme pour me convaincre vraiment. Reste que je serais ravi de le faire quand je referais la trilogie...et pour cela il va d'abord falloir que je commence Mass Effect 3.

Voir aussi

Jeux : 
Mass Effect 2
Ajouter à mes favoris Commenter (37)

Commentaires

Waldotarie
Signaler
Waldotarie
On peut draguer tout ça quand on est un mec ? Diantre !!
seblecaribou
Signaler
seblecaribou
@Pedrof: ils sont amélioré en sensations dans le troisième. Pour le coup ils sont super sympas et ils font un peu plus que le job!
upselo
Signaler
upselo
Pour le coup, se lancer dans Mass Effect 2 quand on sait pertinemment qu'il prend la suite du 1 auquel on n'a pas joué, c'est aussi se tirer une balle dans le pied. Vu le background riche de l'univers, ça me parait évident qu'ils ne vont pas le reprendre à chaque fois (comme on ne te réexplique pas toutes les Terres du Milieu et l'anneau quand tu vas voir les Deux Tours). Pour le coup, je comprends que ça nuise à ton expérience, mais ça semble pas être un reproche juste.
BlackLabel
Signaler
BlackLabel
Seb : un des problèmes de Mass Effect 2 sur PS3 vient probablement de l'absence du 1. Je sais pas ce que ça donne avec la BD, mais sans tu débarques dans un univers sans queue ni tête. Comme les E.T. sont mélangés avec plein de clans différents, tu sais pas trop qui est qui, si cette race ce sont des méchants c'est annulé par certains qui sont en fait de ton côté. J'ajouterai que ce qui aide pas, ce sont les armures qui se ressemblent beaucoup en dehors de la couleur.

D'ailleurs plus globalement c'est un gros problème lié aux jeux vidéo, quand les licences se poursuivent sur plusieurs générations, voire plusieurs machines (genre Splinter Cell Black List va sortir sur PS3, mais on n'a pas eu Conviction).
Pedrof
Signaler
Pedrof
Je trouve les combats excellents (je fais le jeu en mode démentiel).
seblecaribou
Signaler
seblecaribou
Ah effectivement ça pose un peu plus problème. En fait quand tu fais Mass Effect, tu commences en sachant peu de chose sur Shepard et ce que tu choisi comme background importe peu. Par contre au fur et à mesure du premier jeu, de missions en missions et de recrutement en recrutement, Shepard devient une sorte de super soldat DRH capable non seulement de se battre à merveille, mais ayant surtout une force de cohésion implacable. Qu'on trouve ça abusé ou pas (ce que je pourrais comprendre) ça rend le personnage très particulier parce qu'il n'est pas le sauveur de la galaxie à lui (ou elle) tout seul. Il travail en coopération et transforme des individus en une équipe qui peut tout défier même des machines quasiment divines.

C'est pour ça encore une fois que je ne conçois pas ME2 tout seul en stand alone. Par contre précédé du premier, il est excellent. Le fait que tu choisisses ce que le personnage va dire pour certain dialogue influe simplement sur la compassion ou l'intransigence avec laquelle agit le personnage, toujours dans la mêm direction cependant, battre les adversaires qu'il a en face et que lui seul peut affronter en formant la bonne équipe.
Pedrof
Signaler
Pedrof

Grosso merdo, tu ce que t'as besoin de savoir c'est que c'est un héros.


Je comprends tout à fait, mais justement je trouve que c'est pas mis en avant. Je veux dire moi en commençant le jeu j'avais pas l'impression que ma Shepard était une héroïne, du coup je comprenais pas pourquoi elle allait enquêter sur les colonies. Je savais rien du tout sur sa personnalité (j'ai pas fait le premier, je sais pas si ça a un rapport). Comme à chaque fois qu'elle parle c'est moi qui lui fais dire ce que je veux (parmi un éventail limité, certes) ça m'a fait un choc quand je l'ai vu partir enquêter sans que j'aie à choisir ; tout d'un coup je me rends compte que mon personnage n'est pas une coquille vide, sauf que je ne sais pas pourquoi elle fait ce qu'elle fait. Alors tu vois tu me dis c'est une héroïne et oui ça l'explique, mais le jeu lui ne me l'a pas expliqué. Ou alors je l'ai pas capté, mais en tout cas ça m'a fait un choc quand je l'ai vu agir de son plein gré (le simple fait qu'elle ait un plein gré par rapport à moi).
seblecaribou
Signaler
seblecaribou
@Pedrof: non justement ce qui compte du passé de Shepard c'est pas ce que t'as choisi comme background, ça on s'en fout. C'est ce que t'as créé sur l'épisode d'avant pour Mass Effect 2 et ce que tu fais au jour le jour dans Mass Effect. Grosso merdo, tu ce que t'as besoin de savoir c'est que c'est un héros. A la rigueur le background que tu écris au tout début du premier c'est plus pour le définir comme impitoyable, survivant ou comme un héros classique qui sauve le monde; si tu veux jouer en mode jdr, ça peut aider de te dire que ton perso est un vrai salopard mais increvable comme ça pas de remord au moment des dialogues, c'est juste écrit qu'il est comme ça. Moi c'est un principe que j'adore, mais ça a pas l'air d'être ta tasse de thé donc je me formalise pas du fait que t'ai pas aimé.

@Black: non c'est pas qu'une question de texte, quand tu affrontes un Krogan et qu'il te fonce dessus, que tu constate qu'il a trois barre de vie et que systématiquement il te parle mal ou qu'il te parle pas du tout, tu sais que c'est une race de bourrin, t'as pas besoin de lire les détails sur le pourquoi du génophage pour t'en rendre compte. Les Asaris c'est pareil tu peux lire que là d'où elles viennent elles sont exposée à l'élément zéro en permanence...ou alors tu peux te rendre compte que dans le gameplay quand t'en affronte elles ont TOUTES des pouvoirs biotiques. Pareil pourquoi les Volus et les Quariens ont en permanence des masque? Parce qu'ils n'ont pas un système immunitaire aussi efficace que les autres races. S'il y a bien un truc que Mass Effect ne loupe pas c'est le rapport entre DA et écriture de l'univers...et c'est pas les fournitures qui se ressemblent d'un bâtiment à l'autre qui désavoue ça de mon point de vue.
upselo
Signaler
upselo
C'est pas que du texte, dans le sens ou il y a du "show, don't tell". tu n'as pas besoin qu'on te dise explicitement qu'il y a du racisme entre les races, tu le constates par toi même par les interactions entre les persos. Oui, ces interactions sont parfois portées par du texte, mais ça reste mis en situation.
BlackLabel
Signaler
BlackLabel
Seb : pour les mises en situation ça reste du texte non ? Je veux dire du dialogue, du scénario, c'est du texte. Comme tu dis "c'est en permanence qu'il te parle de son univers". Ça je suis d'accord. Oui il en parle. Mais est-ce qu'on le voit vraiment dans les décors, les planètes, les PNJs ? Pour moi c'est là où ça flanche. L'univers se résume à du texte, ou du dialogue si tu préfères.

Dans RDR l'univers est là même si tu retires tous les dialogues. Tu es dedans visuellement.
Pedrof
Signaler
Pedrof

@Pedrof: le background de Shepard on s'en fout un peu. Ce qui compte c'est pas ce qui est arrivé avant pour ce personnage, mais ce qu'il a fait dans le premier et ce qu'il fera dans la suite. Mais toi t'aimes pas faire ton personnage toi même donc c'est un peu logique que t'adhère pas.


Ben tu peux pas dire que tu fais toi-même ton personnage à 100% dans Mass Effect 2. Il y a des choses qui appartiennent à Shepard, c'est immuable et c'est grâce à cela que l'histoire avance (sinon tu pourrais t'échapper de Cerberus au début et te lancer à la recherche de Liara par exemple).

Le problème c'est que toutes ces choses qui appartiennent à Shepard et sont le moteur de l'histoire ne sont pas du tout explicites. Je n'ai pas encore vu de cinématique me montrant Shepard comme un soldat avec le sens du devoir, alors que concrètement c'est ce qu'il est, par l'histoire que le jeu raconte.
seblecaribou
Signaler
seblecaribou
@Pedrof: le background de Shepard on s'en fout un peu. Ce qui compte c'est pas ce qui est arrivé avant pour ce personnage, mais ce qu'il a fait dans le premier et ce qu'il fera dans la suite. Mais toi t'aimes pas faire ton personnage toi même donc c'est un peu logique que t'adhère pas.
seblecaribou
Signaler
seblecaribou
"Tu trouves aussi une planète avec des espèces de pumas extraterrestres, mais en fait c'est un simple reskinage des chiens-robots avec exactement les mêmes animations et le même comportement."

O_O Euh on a pas joué au même jeu parce que j'ai jamais vu de "pumas extraterrestres". Et je confirme que je ne suis absolument pas d'accord avec ton point de vue sur l'univers du jeu. T'as une centaine de situations où l'univers est exposé de manière concrète en particulier quand il s'agit des conflits entres races. Entre Mordin qui se fait insulté sur Tuchanka parce qu'il est galarien, la quête initiatique de Grunt pour devenir un vrai Krogan, le passé de Jack qui a été exposée à l'élément zéro et qui justement est une des crises que tu peux lire après dans le codex (la crise des expériences sur l'élément zéro pour transformer les humains en biotiques) le jeu te mets en permanence dans des situations pour une raison qui est en rapport avec l'univers.

Qu'est-ce que tu fous sur la Flotille Quarienne alors que t'es un humain? Tu dois aider Tali qui a été jugée pour trahison et la raison au final de l'appel à la trahison c'est que les Quariens ne savent pas décider s'ils doivent reprendre leur planète de naissance.

Franchement on arrivera pas à s'entendre sur ce point. Mass Effect c'est en permanence qu'il te parle de son univers et t'es tout le temps dedans. C'est pas le codex qui fait l'univers, c'est génial que ça soit là et c'est génial que tu puisse en apprendre plus sur plein de détails comme comment ils justifient le fait que maintenant t'as des chargeurs alors qu'avant c'était balles illimitées. Mais Mass Effect c'est juste vivre dans le jeu et appartenir à un univers complexe qui est pas juste écrit mais qui est là. Et pour moi c'est pas du mobilier recyclé à l'envie qui change le fait que quand tu t'adresses à quelqu'un dans le jeu, tu sais que ça sous-entends parce que ça race à une histoire.
Pedrof
Signaler
Pedrof

Ce qui m'a donné le sentiment que l'univers de Mass Effect se résumait à du texte.


J'ai le même sentiment mais à propos du personnage de Shepard. On est censé croire à sa motivation juste par le background textuel qu'on lui choisit au début mais in-game ma Jane Shepard me donne l'impression d'être une coquille vide. Ça n'aurait pas été mal de la mettre un minimum en scène de manière à ce qu'on puisse sentir cette motivation sans laquelle l'histoire n'a aucun sens.

Et encore, même le background textuel choisi au début ne justifie absolument pas la motivation qui est la sienne et qui est pourtant le ciment de cette histoire.
BlackLabel
Signaler
BlackLabel
Y'a pas juste le level-design, mais forcément le level-design enfonce le clou vu que c'est tout le temps le même.

Généralement les bâtiments ont toujours les mêmes éléments de décor, avec la même console de contrôle, le même type d'escaliers. Toujours. Pareil pour les intérieurs, la même étagère, le même coffre, etc., y'a même un moment où on est chez un type vachement riche dans une soirée mondaine, et ça se sent pratiquement pas vu qu'encore une fois les éléments de décors sont les mêmes. En extérieur généralement c'est très léger aussi les différences, une planète avec une brume verte, l'autre avec une brume jaune. Tu trouves aussi une planète avec des espèces de pumas extraterrestres, mais en fait c'est un simple reskinage des chiens-robots avec exactement les mêmes animations et le même comportement.

Ce qui m'a donné le sentiment que l'univers de Mass Effect se résumait à du texte. Pour un jeu vidéo c'est franchement chiche, surtout pour un blockbuster, et plus encore pour un univers qui sur le papier promet des trésors de variété. Au contraire j'ai trouvé ça d'une fainéantise hallucinante et difficilement justifiable. Y'a juste le scannage des planètes que j'aimais bien car effectivement là y'en avait plein de différentes :D
seblecaribou
Signaler
seblecaribou
Ah oui mais là tu parles du level design. On est d'accord, c'est pas le jeu le mieux designé en terme de décors. Mais disons que comme je passe pas non plus mon temps dans des environnements fait pour le combats (on les repère direct à cause des covers super mal dissimulées) c'est pas non plus quelque chose qui me choque. Pour simplifier, je te dirais que OUI je vois ce que tu veux dire, mais l'univers, le rapport aux personnages, les enjeux tout ça surpasse tellement le reste que ça n'en est plus vraiment un problème, juste une constatation. C'est la même chose avec le premier en fait sauf que pour le second je remarque plus ce genre de détails. De là à ce que ça me rebute....non :D
BlackLabel
Signaler
BlackLabel
Seb : y'a un moment où on visite un vaisseau avec des aliens à grosses têtes (les récolteurs ?). Les textures sont différentes ok, mais le level-design étant toujours le même (un couloir avec des caisses), pour moi les décors finissent par tous se ressembler. En fait oui y'a des différences, comme la planète avec le soleil irradiant, mais j'ai toujours trouvé ça super léger, anecdotique et superficiel comme si on visitait 50 fois la même maison mais avec juste la tapisserie différente.

Pour les humains je les trouve pas varié non plus. Ils ont tous le même gabarit, et c'est pareil pour toutes les races, à part pour les membres du Normandy (généralement les femmes du Normandy ont de plus gros nibards :D ). C'est ça qui me choque, d'autant plus que comme les PNJs restent immobiles dans les villes, ça se voit trop à mon goût. On dirait un jeu PS2 en fait sur ce point-là. Le fait que les armures et vêtements soient très semblables aussi ça aide pas.

Enfin moi ça m'avait choqué de voir si peu de variété dans un si grand univers, quand t'as des TPS qui dure 8 heures avec plus de décors différents.
seblecaribou
Signaler
seblecaribou
@Black: ce qu'il faut aussi comprendre, c'est que les "clones" de PNJ c'est aussi du au fait que visuellement, dans l'univers de Mass Effect, la race humaine est à peu près la seule à avoir beaucoup de variété visuelle. Les asaris à part leur couleur de peau, les Krogan à part la taille de leur bosse et quelques tâches de naissances, globalement ils se ressemblent tous. Après il y a toujours le syndrome de tout le monde est super fin et sans problème de poids, mais pas quelque chose qui me choc du tout non. Je suis un peu plus dubitatif sur les vêtements et le fait que tout le monde est plus ou moins la même tenue.

Pour les décors par contre je suis pas d'accord avec toi. J'aime le premier d'amour, mais si il y a reproche qu'on pouvait lui faire c'est que à part les couleurs et montagne et les ciels, ce qu'on visitait sur les planètes était vraiment copier/coller. Là entre Illium, Omega, la planète où tu vas rencontrer le père de Jacob, Tuchanka, les vaisseaux récolteurs et tout, aucun de ces décors n'a la même gueule qu'un autre. Par contre du coup ça se fait au prix de la taille des zones. Et ça ça impact plus mon expérience de jeu.

@Zinzolin; c'est pour ça que j'ai reprécisé en haut que c'était plus un test de l'un par rapport à l'autre. En fait en l'écrivant, je me suis senti un peu obligé de faire ce format. Je te conseil de plutôt lire celui du premier où j'explique un peu la base du jeu.

@snake: XD

@Choco: Ouais mais il peut avoir une armure alternative quand t'as sa loyauté...et cette armure là aussi elle est cassée au même endroit. On a limite l'impression que les mecs voulaient pas re-modéliser une nouvelle armure.
in_amber_clad
Signaler
in_amber_clad
Bravo pour ce test. Franchement il dépote mais t'as mis combien de temps à le rédiger ?

Pour en revenir au fond de l'article, et ayant fait ME3, je dirais que les 3 sont à la fois ressemblant et différent. On a toujours ce même univers et cette force de Bioware à rendre attachant ces personnages. Perso j'ai fait 4 fois ME2 et jamais je ne m'en suis lassé. Thane et son charisme de fou, Miranda que t'as envie de b***** tout le temps, Mordin qui te rassure sur tout tellement il est l'homme de la situation, Garrus en bon bras droit prêt à tout, Grunt qui te dérouillerait un moissonneur à lui tout seul ... Bref, la force des personnages est puissante.

Et si tu as aimé ça, ME3 va te faire rêver. Littéralement.
chocolat
Signaler
chocolat
Attention possible spoiler!

@Seb et Upselo:
Le coup de l'armure de Garrus, ça vient du faite qu'il y a gravé chacun des noms des hommes de son équipe tué par le traitre...
Snake56
Signaler
Snake56
"Mass Effect était un peu Star Trek (la première génération avec Nimoy), tandis que Mass Effect 2 serait plus Star Wars."

...et Mass Effect 3 c'est Deep Space 9 :geek:
Zinzolin_Hallucine
Signaler
Zinzolin_Hallucine
Le premier test d'un Mass Effect que je lis et entre le spitch et le système de up-grade/relation/TPS pouvoir magique j'avoue m'être un peu perdu...
Yilduz
Signaler
Yilduz
Tout à fait d'accord avec l'article. J'ajouterais juste qu'il est vivement recommandé de faire les DLC Overlord, Stollen Memory et surtout Shadow Broker, qui ajoutent de la variété dans les univers visités, de nouvelles idées de gameplay et de la profondeur aux personnages.

@BlackLabel : Peut-être qu'on est plus indulgent avec le manque de variété des décors de ME2 quand on vient de faire ME1, ce qui était mon cas, comme pour Seblecaribou. Dans le 1, beaucoup d'environnements intérieurs sont copiés collés. Dans le 2 il y a clairement un gros efforts là-dessus, qui fait que tu as une impression de grande variété au contraire. Là où le trait n'est pas assez marqué, c'est dans le design des objets, notamment, qui fait que tu retrouves partout les mêmes meubles.
Gregeek
Signaler
Gregeek
Je n'aime pas cette critique et je viendrais détailler pourquoi demain si j'ai le courage :ph34r: !
#relouincoming
BlackLabel
Signaler
BlackLabel
J'aurais aimé que tu parles des décors qui se ressemblent tous, comme les planètes (toujours l'impression que c'est la même), ou encore des villes avec PNJs clonés et immobiles pour voir comment ça a influencé ton expérience de jeu. Pour moi y'a un manque de variété assez inexplicable de ce côté-là alors qu'avec le contexte du jeu ME2 aurait dû au contraire s'efforcer le plus possible à partir dans plein de directions différentes.


Le scan est étrangement hypnotisant. Au premier abord, quand on le décrit, ça a l'air irrémédiablement chiant, mais à faire, on finit par se laisser porter par le rythme lent et les vibrations de la manette.


Ce trip inexplicablement prenant :bave:

Édito

Suivez moi sur:

Archives

Favoris