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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 13/02/17 à 19h34

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Pi.R.Carré - Pour changer d'aire

 Au sein du cercle fermé des grands noms du manga, Masami Kurumada est un cas d'école : peu sont ceux, en effet, qui ont contribué autant que lui à populariser le genre hors des frontières nippones, et pourtant peu sont ceux qui se sont trouvé aussi malmenés par des contraintes éditoriales, commerciales ou consensuelles.

 Hommage à un auteur-phare, exigeant, dont on peut sans conteste affirmer qu'il est, avec le peintre et illustrateur Yoshitaka Amano (Final Fantasy, Arslan Senki, Tenshi no Tamago, Rebus, Eldorado Gate, ...), l'un des plus grands graphistes japonais de son temps.

 

 

 

Tu ne le sais pas encore, lecteur, mais cette photo explique TOUT.

 

Né en 1953 dans le quartier Cho-ku de Tsukishima, dans la préfecture de Tokyo, il ne tarde pas à se distinguer par une sensibilité artistique hors-normes, doublée d'un remarquable talent d'observation. En témoignent les heures qu'il passe dans la ferme familiale, à mémoriser les proportions des cochons, des poneys et autres chevaux de labours qu'il appelle déjà, jeu d'enfant innocent, ses « chevaliers », et qui auront toujours pour lui (de son propre aveu)  « plus d'attrait esthétique que les humains » (« mon idéal féminin ?, confiera-t-il au magazine Animeland. Un percheron en blue jeans avec un masque »). Très vite, ce qui n'aurait pu être qu'une lubie passagère devient une vocation : à l'école maternelle, notre Hokusai en herbe dédicace, moyennant finance, ses bonhommes bâtons dans la cour afin de financer lui-même son matériel. Coup de génie : lorsqu'il se met à dessiner des doigts aux mains de ces derniers, sa renommée grandit en conséquence. Un auteur était né. Son institutrice le pense surdoué. Son professeur d'art plastique est persuadé « qu'il voit des choses que l'oeil humain ne perçoit pas ». Son psychologue aussi. Son opticien le pressent « myope, astigmate, peut-être aveugle ». Satoshi, le boucher du village, lui prédit une longue et fructueuse carrière, et se propose de le prendre comme apprenti « pour lui apprendre les ficelles du métier ». En primaire, nouvelle révélation : on y découvre que Kurumada a le compas dans l'oeil. Littéralement. Une mauvaise plaisanterie d'un camarade jaloux, deux ans plus tôt. Accident tragique, qui bouleversera à jamais sa vie d'artiste en devenir - et qu'il mettra plus tard symboliquement en scène en créant le cathartique Isaac de Kraken (lui-même éborgné par la faute de son meilleur ami).

 

Mais Kurumada n'est pas un jouet Lego : en dépit de ce revers de fortune, il ne se démonte pas. Sitôt la greffe réussie, il envisage sa future carrière d'un oeil neuf (celui de son ami Meumeu, le boeuf avec qui il jouait enfant et à qui il doit ce joli cadeau). Et même s'il ne distingue plus les reliefs, qu'importe ! Son daltonisme va lui permettre de compenser ce handicap de la plus inattendue des manières, l'amenant à allier les couleurs avec une virtuosité rare, propre à faire naître les larmes chez n'importe quel homme normalement constitué. Hommes normalement constitués qui, d'ailleurs, le fascinent (et le dégoûtent, tout à la fois). Très attiré par la mouvance photoréaliste, il met un point d'honneur à étudier l'anatomie humaine dans ses moindres détails, jusqu'au plus infime muscle ou au plus discret des tendons, afin de pouvoir en reproduire les aspects les plus saugrenus. Mais hélas, les cours sont chers, ce qui le contraint à se contenter d'un abonnement à « Lutte Gréco-Romaine Magazine »,  le magazine des amateurs de torses musclés frottés l'un contre l'autre (en toute amitié), qu'il feuillette tous les soirs pendant des heures « pour le travail ». Mais son dévouement ne s'arrête pas là, et le pousse à s'intéresser à l'architecture, de même qu'aux techniques de dessin industriel qui seront pour lui une révélation. Découvrant les perspectives - et, surtout, les lignes de fuite -, il se décide à donner un premier coup de pied dans la fourmilière en appliquant ces dernières à ses personnages, ce qui n'avait jamais été fait jusque-là.

 

Masami Kurumada est aussi mondialement reconnu en tant

qu'expert es-rendu de vêtements en placoplâtre.

 

L'effet est saisissant et séduit aussitôt les amateurs d'art les plus raffinées comme Saeko, la boulangère de la rue Goemon ou Makoto, le plombier de l'appartement du dessous. Lassé des toiles conventionnelles - dans l'exécution desquelles il excelle pourtant (on lui doit notamment le magnifique « autoportrait de l'auteur en saucisson ardéchois », tableau resté inégalé à ce jour dans son genre) -, Kurumada commence à réfléchir à une voie bien à lui.

 

 Force est de constater qu'il y parvient assez aisément.

(Au passage, notons quand même que choisir la défaite de Napoléon comme preuve objective qu'il existe

des enfants capable de passer le mur du son à coups de poings n'est pas forcément la meilleure option).

 

Il se tourne donc vers des ouvrages d'esthétique majeurs tel que le Shonen Weekly Jump, et passe ses nuits à méditer sur la vacuité de la mouvance figurative, tout en parcourant les pages des nouveaux « Lutte Gréco-Romaine Magazine ». C'est décidé, il en a terminé avec les simples « représentations fidèles de belles choses ». A ses yeux, l'art est une formule magique qui permet de sublimer (de dépasser, oui, mais aussi de rendre sublime) les mille et unes imperfections de la nature. Ses créations, bien vite, se démarquent par leur dynamique corporelle unique et par le charisme surréel que cela leur confère. « Parce qu'un être humain n'est jamais aussi beau », selon-lui, « qu'après quinze jours de raclette-party arrosée à la Kro ».

 

Avant-gardiste jusqu'au bout du pinceau, bientôt, il décide de tenir celui-ci à l'envers, puis s'attèle à briser la fausse symétrie des visages pour donner leur autonomie aux éléments qui les composent, afin des les rendre plus vivants, plus expressifs. Finie, l'apathie des regards fixes : les yeux eux-mêmes ne le sont plus - non plus que le nez, ni la bouche... Se rappelant ce jour funeste où, pour le citer, « une bande de voyous (lui) avait cassé la figure », et où il avait découvert (dans la douleur) que le visage tel qu'on le conçoit traditionnellement n'était pas une vérité absolue, monolithique, mais un héritage culturel, il en fait autant pour ses personnages et les libère ainsi du carcan de ces conventions.

Et de là-haut, j'ai une vue panoramique !

Pour lui, c'est simple : les gens qui naissent avec le nez dans la bouche ont aussi droit au respect. Un message humaniste, qui lui vaudra d'être nominé pour le Prix Nobel de la Paix en 1989. C'est toujours dans cet esprit qu'il en vient à s'interdire de dessiner les gens de face quand ils sont de face (en soutien silencieux à ceux qui n'en ont pas), imposant des trois-quarts forcés d'une insolence formelle qui fait vite l'unanimité.

 

Ceci n'est pas une pipe.

C'est un visage de face vu de trois quart

avec les oreilles en vrac, un oeil au milieu du front et un au milieu de la joue, dont l'auteur s'est dit :

« hé, mais ça ferait une superbe couverture pour une édition reliée de mon oeuvre, ça ! ».

 

Un véritable bouleversement conceptuel, qui inspirera plus tard de grandes actrices Hollywoodiennes telles que la sublime et vénéneuse Shannen Doherty.

 

Oui, je sais, je suis un monstre.

Mais pas plus que le photographe qui lui a dit

 « penche la tête à droite, Shannen, ça se remarquera moins ».

 

D'une fidélité rare vis-à-vis de sa création, Masami Kurumada refuse de céder à cette mode superficielle qui consiste à passer d'un titre à l'autre, dès lors qu'on a (soi-disant) « fait le tour du propos ». A l'opposé, il décide de consacrer sa vie entière à celui qu'il considèrera toujours comme son « bébé » : le sémillant Seiya (Seyar, en version française), jeune garçon au tempérament fougueux comme un cheval de trait, qui ravit le coeur du public dès le second manga du maître, Ring ni Kakero, publié en 1977. Une fois de plus, le succès est au rendez-vous. La machine est lancée. Et il faudrait être un chevalier d'or pour pouvoir (vouloir ?) l'arrêter.

 

 

Seiya protège aussi la dignité des jeunes filles en détresse.

A sa manière.

« Et voilà, mademoiselle, c'en est fini de ces gredins qui voulaient mater ta culotte !

Merci qui ? ».

 

 

 

Ring ni kakero conte, donc, l'histoire originale de Seiya, 13 ans, qui rêve de devenir champion de boxe et qui, pour y parvenir, se rendra maître de son destin par la force des poings. Avec pour seul atout les gros gants rouges au bout.

 

*

 


Fuma la moquette no Kojiro.

 

 

 

C'est dans Fuma no Kojiro qu'il rencontre ceux qui, en dépit d'un premier contact assez conflictuel, deviendront ses compagnons de toujours - et même mieux, ses frères d'arme : Shiryu, Hyoga, Shun et Ikki, rapidement réunis par leur passion commune, l'art noble et ancestral de la baston. Fatigué des combats de ring, Seiya mûrit, se remet en question, aspire à d'autres horizons. Ce renouveau intérieur, il le trouve dans des combats à coup d'épée en bois (bâtons de Kendo, pour les spécialistes), qui forgent victoire après victoire le grand héros qu'il est supposé devenir.

 

*

 

 

 

Saint Seiya, priez pour nos yeux.

 

 

Saint Seiya marque un premier vrai tournant dans sa carrière, puisque c'est aussi le premier manga dans lequel il se fait connaître sous son véritable prénom - signe qu'il est enfin prêt à  être le preux chevalier que l'on voit en lui. Fatigué des combats à coup de sabres en bois (déçu, aussi, par l'organisation déplorable de ces affrontements clandestins), il revient au centre du ring mais cette fois, vêtu d'une armure de bronze (ou bronze cloth) constituée d'un serre-tête, d'une ceinture et de genouillères assorties.

Avec des écouteurs Böse pour la radio et tout.

 

 Il a toujours treize ans et il est très impressionnant, du haut de ses un mètre trente de pur héroïsme. Fais brûler ton cosmo, Seiya ! Tous nos espoirs reposent sur tes épaules (si ce sont bien des épaules et pas des genoux, évidemment) !

 

*

 

 

 

 

Silent Knight Shou.

Vraiment trop Shou.

 

 

Fatigué de nombreux duels qu'il a dû remporter face (enfin, ¾ face, pour être exact) aux dieux de l'Olympe, Seiya raccroche l'armure de Pégase, le percheron ailé de la ferme familiale. Il a fait le tour de la question, il veut maintenant tourner la page et aller de l'avant. Ce qu'il fera en revêtant l'armure du Faucon dans Silent Knight Shou, manga en deux volumes où il affronte, entre autres, des dinosaures magiques, en compagnie d'une femme chevalier qui ne porte pas de masque. Malheureusement, de telles révolutions scénaristiques déroutent, et le manga connaît une fin prématurée.

 

 Nabila a fait beaucoup de mal aux conventions téléphoniques actuellement en vigueur.

 

*

 

Consonne. Consonne. Consonne.

« Trois lettres ».

« Pas mieux ».

 

 

 

 Loin de rendre les armes pour autant, Seiya revient alors aux valeurs sûres, universelles, en endossant dans B'tx (prononcer « Beat Ex ») une nouvelle armure de cheval qui vole, mais sans pourtant céder aux sirènes de la nostalgie. Les armures magiques, c'est le passé, pour lui, désormais. L'avenir est aux armures technologiques de l'espace. Bouleversés dans leurs habitudes, cette fois, les lecteurs ne s'y trompent pas, et Seiya renoue avec le succès.

 

*

 

 Quelqu'un lui dit, que c'est pas là qu'on les met, les gants ?

Ou on attend d'abord qu'il se fasse défoncer la tronche ?

 

Poursuivant sur sa lancée, il tente ensuite quelque chose d'inédit, de novateur. Ce sera Ring ni Kakero 2, ou l'histoire originale de Seiya, 13 ans, qui rêve de devenir champion de boxe et qui, pour y parvenir, se rendra maître de son destin par la force des poings. Avec pour seul atout les gros gants rouges au bout.

 

 *

 

 

Saint Seiya Next Dimension : la largeur.

 

Enfin, après plusieurs petits rôles anecdotiques dans des One Shots alimentaires, c'est épanoui et en paix avec lui-même qu'il revient aux fondamentaux, renouant avec lui-même dans Saint Seiya Next Dimension, actuellement en cours de publication, bouclant ainsi la boucle d'une oeuvre-somme dont il aura, toujours, été le coeur et l'âme, sans jamais perdre la face ou le ¾.

 

Une cohérence narrative unique, pensée sur le long terme, dont Kurumada ne se sera jamais écarté et qui aura grandement contribué à faire de lui la légende vivante que l'on sait. Car Seiya, finalement, n'est-ce pas l'auteur lui-même (et vice-versa), luttant pour imposer son style à part dans un monde ou, au mieux, il fait office de précurseur, mais où il n'est jamais pleinement compris et où il reste seul, en face-à-face constant (mais de ¾) avec son propre génie ? Et puis après ? ! Cet isolement, tous les noms illustres de l'Histoire l'ont connu avant lui : Albert Einstein, Friedrich Nietzche, Alexandre le Grand, Gengis Kahn... sauf que le mangaka n'y voit pas une fatalité. Au contraire : pour conjurer le sort, il a tôt fait de s'entourer d'un studio de jeunes et talentueux apprentis, à qui il confie la lourde (mais gratifiante) tâche de le seconder en dessinant les armures, les décors, les vêtements, les visages et, plus généralement, les personnages de ses bandes dessinées. Ce qui, accessoirement, lui laisse plus de temps pour se consacrer au gros oeuvre.

 

Le gros oeuvre, mesdames et messieurs.

 

(Nan, je suis mauvaise langue : ça aussi, c'est son atelier qui l'a dessiné).

 

Le pedigree éblouissant de ce faiseur d'images ne doit pas pour autant éclipser ses immenses talents de scénariste, ni le perfectionnisme forcené avec lequel il se documente sur les sujets qu'il veut aborder - au point d'aller jusqu'à passer, parfois, comme les universitaires de haut vol, plusieurs longues MINUTES d'affilée sur Wikipédia ! Cette implication dans l'écriture donne à ses histoires une crédibilité, une authenticité sans égales à ce jour, au point que le syndicat d'initiative Grec demande à pouvoir utiliser ses dessins dans ses campagnes promotionnelles. Une belle consécration, pour celui qui s'est appliqué à dépeindre au plus près la réalité d'un peuple en toges qui vit encore dans des grandes maisons en pierres. Conteur émérite, héritier légitime des troubadours d'antan, il livre des intrigues captivantes, complexes, et n'hésitant pas à oser le mélange des genres. Pour preuve, dans Saint Seiya, il associe habilement mythologie, fantastique, GRS, sentai et art martiaux, tout en profitant de cette occasion pour aborder des thématiques actuelles fortes comme la polygamie, les pères célibataires, le travail des enfants et la télé-réalité. Auteur engagé, il y détourne les clichés inhérents au genre pour induire chez son lecteur d'importantes réflexions de fond. Ainsi, c'est à une déesse de la Guerre non-violente, vulnérable et plus impotente qu'omnipotente qu'il incombe de rétablir la paix dans le monde des hommes. Véritable Abraham moderne, son père adoptif, le grand industriel Mitsumasa Kido (anagramme de « Masami Tsuki Do », qui signifie « doctrine Masami de l'amour ») se trouve contraint par le destin (toujours lui !) de sacrifier non pas un, non pas deux, mais bien ses cent fils bien-aimés au nom de l'avenir du monde...

 Guillaume, enlève cette main de ton slip. IMMEDIATEMENT !

 

(...) Sacrifice auquel il consent (peut-il faire autrement ?) sans rien montrer de ses déchirements intérieurs.

 

 

Cet homme a eu des relations sexuelles avec plus de cent femmes différentes en un an.

Et toi ?

 

Ils n'ont même pas six ans que les voilà partis aux quatre coins du globe, dans des camps d'entraînement paramilitaires où ils seront battus, affamés, humiliés, avec pour unique réconfort les espoirs de l'humanité qu'ils portent en eux.

Les espoirs de l'humanité, et leur abonnement à PlayKnight, bien sûr.

Le magazine cochon de ceux qu'ont pas les yeux en face des trous (si l'on peut dire).

 

Et quand les rares survivants reviennent au bercail, sept ans plus tard, le manga vire à la critique sociale en les opposant les uns aux autres, conformément aux volontés posthumes du paternel, dans des combats à mort légaux, lucratifs et retransmis en direct à la télévision, sans qu'aucune ligue de vertu ne lève ne serait-ce qu'un petit doigt. Kurumada, baladin pessimiste, n'a plus foi en ses semblables et il le fait savoir. Seiya lui-même (son double, souvenons-nous) ne prend part à ces jeux du cirque que parce qu'il y est contraint : loin des icônes guerrières qui font les beaux jours des shonen manga, il ne se bat ni par goût, ni par intérêt financier, mais pour retrouver sa soeur Seika (Sarina), disparue quelques jours après son départ forcé pour la Grèce. Coup de génie de l'auteur : et si cette soeur disparue, c'était Marin, celle qui lui a tout appris là-bas et qui, à son arrivée, avait déjà le grade de chevalier d'argent ? Doute légitime que Kurumada entretien avec habileté, en instaurant une règle qui veut que « voir une femme chevalier sans son masque, c'est pire que la voir nue » (et tant pis si Shun n'est pas d'accord sur ce point).

 

 

 

Marin, chevalier d'argent du Thon.

Finalement, vu sous cet angle, Shun n'a peut-être pas tout à fait tort.

Surtout, surtout, garde ton masque et tes vêtements, belle Marin...

 

 

Plus atypique encore : la façon dont les douze chevaliers d'or, valeureux gardiens de l'ordre et de la morale, suivent aveuglément les ordres d'un Grand Pope sensément le plus vertueux de tous, mais qui ne cesse d'ordonner conquêtes et massacres. Le mangaka dénonce, le mangaka s'indigne : comment, au XXème siècle, tant de bonnes âmes peuvent-elles faire preuve de tels aveuglements, politiques et religieux ? Les chevaliers d'or sont à l'image d'une société qui consomme, qui exploite, qui détruit sans vergogne et sans en éprouver de remords, une société pétrie de certitudes qui sont autant d'oeillères à surmonter. Et encore n'est-ce ici qu'une subtilité parmi d'autres, car quelle plus belle allégorie du conformisme que ce Sanctuaire dont on ne peut gravir qu'un versant, sans qu'aucune raison valable ne soit donnée à cela ? Et quel lecteur, aussi sagace soit-il, aurait pu s'imaginer que la source du mal, celui par qui et pour qui tout arrive, Hadès, dieu des Enfers, vaincu des siècles auparavant, se tapît dans le subconscient du plus inoffensif des chevaliers de Bronze ? Pari risqué pour la divinité, que de s'incarner dans le corps du seul chevalier de la création incapable d'assurer sa survie à court terme - ou ne serait-ce même que de remporter un affrontement sans que son frère Ikki, chevalier du Phénix, ne vole (littéralement) à son secours... une défaite, une seule, et c'en aurait été fini de son plan démoniaque. Mais d'un autre côté, qui aurait pu soupçonner le doux Shun, l'ami des fleurs, des animaux et des cris suraigus, celui-là même qui aime le rose, le vert et les pantalons à bretelles, d'abriter un si triste sire  ?

Hadès a dû faire quelques concessions, lui aussi, pour rester incognito.

 

Tout était calculé, tout était sous contrôle. Y compris l'inversion des rôles entre les frères, au moment de quitter le foyer familial pour leurs lieux d'entraînements : en effet, qui sait si Ikki aurait conservé son magnétisme animal, une fois dans l'armure d'Andromède qui aurait dû lui revenir de droit ?

 

 

Ah tiens si, il le conserve. J'aurais pas cru.

 

Mais ce n'est rien, comparée à l'idée grandiose de ressusciter les chevaliers d'or tombés au Sanctuaire, puis les faire passer pour des traîtres alors qu'au contraire, ils n'ont jamais cessé d'être fidèles à Athéna : idée tellement bonne qu'elle était reprise en l'état, un an plus tôt, par les auteurs du troisième film (Shinku no Shonen Densetsu / Abel), qui sont allés jusqu'à plagier le maître à rebours dans le temps. Ultime pied-de-nez aux conventions : là où n'importe quel auteur aurait fait en sorte que les techniques de combats correspondent (peu ou prou) à la constellation de leurs propriétaires, Kurumada préfère amener son récit où on ne l'attend pas, de manière à surprendre en permanence. Qu'il s'agisse des roses carnivores du chevalier des Poissons, de la décharge électronique du chevalier du Lion (aussi renommée en version française « la corne du Lion » - de la ferme familiale, sans doute), ou l'illusion démoniaque du Phénix, bien malin serait celui qui pourrait anticiper les combats à venir. Que penser de Dohko de la Balance, aussi, qui possède à lui seul six paires d'armes légendaires mais qui préfère utiliser une attaque à base de dragons phosphorescents, en arborant un magnifique tatouage de tigre dans son dos ? PURE GENIUS. Et si certains esprits chagrins pointent du doigt quelques (soi-disant) incohérences chronologiques, ils ne font que démontrer là leur incapacité à comprendre la démarche du mangaka, dont la radicalité artistique, de la même façon, le pousse à s'affranchir des habituelles contraintes spatio-temporelles qui alourdissent les travaux de la concurrence. Sur une terre dystopique où les minutes ne passent pas à la même vitesse selon l'endroit où l'on se trouve, tout devient mouvant, fluctuant, incertain. Rien ne peut plus être tenu pour acquis. Et cette sensation de flottement, qui plane sur l'ensemble du manga, le hisse vers des sommets existentiels réservés jusque-là à une élite surdiplômée. Les choses arrivent, mais les explications qu'on donne n'expliquent rien, au contraire, elles posent d'autres questions. N'est-ce pas la base-même de toute réflexion philosophique ?

                                                                                                           

Pourtant, tout n'est pas rose pour le jeune prodige, dont l'art n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur. Le commerce a ses raisons que la raison ignore, et Masami se voit vite obligé de faire des concessions pour pouvoir vivre de son pinceau. L'adaptation de Saint Seiya en animé lui porte une première estocade. Car en fait d'adaptation, c'est à un véritable massacre en règle que se livre la Toei Animation, faisant fi de la réflexion de l'homme pour lisser, édulcorer, domestiquer sa création, histoire de la rendre bankable. Devant l'incapacité des artistes les plus talentueux à reproduire ce style hors-normes, les têtes pensantes engagent deux designers, Shingo Araki et Michi Himeno (à qui l'on doit aussi - entre autres - les designs des deux Burai  sur PC Engine Duo) et les chargent d'affadir son trait pour le rendre plus classique, plus convenu, plus proche des attentes du public visé. Même les armures originelles, chef d'oeuvres de précision, sont presque entièrement modifiées dans le but, désolant, de faciliter le moulage de jouets à leur effigie. Et encore n'est-ce là que le début des outrages : desservi par une bande sonore volontairement médiocre (d'une emphase à des lieues de la platitude volontaire de la version papier)...

 Rends-toi service, laisse tourner ça...

 

(...)partiellement réécrit, tentant piteusement de corriger les incohérences chronologiques, la licence prend l'eau de toutes parts, et seule la qualité extraordinaire des planches d'origine lui permet de connaître un succès planétaire en France, en Espagne et en Amérique du Sud. Mais Masami Kurumada est à l'image de ses héros : noble et intègre. Alors qu'il aurait pu réclamer des millions de yens en dommages et intérêts, il courbe l'échine, laisse faire, se concentre sur son art. Ceux qui l'aiment sauront qu'en penser. Interprétant à tort ce silence comme une approbation tacite, la Toei ne cesse de repousser les limites de la décence : elle juge plus crédible et moral de faire des enfants de Mitsumasa Kido des orphelins (enlevant toute symbolique Biblique à leur sacrifice), elle rate la scène cruciale où Misty, chevalier du lézard, dévoile sa perfection anatomique dans une séquence de nu qui, dans le manga, émeut aux larmes, elle va jusqu'à inclure trois chevalier d'acier inédits, dont les armures grotesques font bien pâle figure comparées à celles de l'Hydre ou du Lionnet, elle fait la part belle à un souffle épique et à une mise en scène qui tranchent avec le caractère intimiste du manga, elle va même jusqu'à imposer un arc narratif inédit - inspiré d'un long métrage inspiré d'une histoire courte du manga, dans laquelle Hyoga sauve la princesse du royaume d'Asgard, le fameux territoire du nord de la mythologie grecque.

 

 Hideux.

Un arc narratif dont la médiocrité manque de couler la franchise : de mémoire d'homme, on n'avait jamais vus combats si insipides, adversaires si manichéens, armures si mal pensées (l'armure d'Odin, mais quelle horreur !)... Par chance, l'adaptation de l'arc Poséidon sauve (ironiquement) le titre du naufrage. Hélas, comme si le sort voulait s'acharner sur cette production contre-nature, la nouvelle tombe comme un coup de tonnerre : Toei ne juge pas les spectateurs prêts pour ce qui constitue pourtant le point culminant du travail du maître : l'arc Hadès, qui conclut le manga. Scénario trop élaboré, réflexions trop vertigineuses, enjeux dérangeants, ambigus, psychologies trop fouillées, la perspective effraie. Les producteurs retirent leurs billes, la série s'interrompt, mais sa popularité traverse le temps et l'espace comme un météore de Pégase... si bien que plusieurs décennies plus tard, porté par l'engouement des fans, le projet renaît de ses cendres tel le chevalier du Phoenix. Il faut dire que dans l'intervalle, le phénomène Neon Genesis Evangelion (qui doit beaucoup à Saint Seiya, d'ailleurs. Des préadolescents qui se sacrifient pour sauver l'humanité, ça ne vous rappelle rien ?) a prouvé qu'il était possible d'aborder des sujets matures, métaphysiques, sans pour autant se mettre le grand public à dos. Seiya reprend donc du service pour treize épisodes déjà plus fidèles à la volonté de Kurumada, mais faute de moyens, la production s'interrompt en plein climax. Déçu, l'auteur ronge son frein, sans savoir que le pire reste à venir.

 

Une goutte d'eau va faire déborder le vase, et lui permettre de reprendre in extremis les rênes de sa création.

 

 

Courant 2004, en effet, l'animé Tenkai Hen Joso : Overture est annoncé au cinéma, avec pour sainte mission de donner un nouvel élan à une saga qui (c'est paradoxal) n'en a jamais eu besoin. Et si l'on peut craindre le pire, par bonheur, Masami Kurumada y est associé en tant que consultant. Il va même jusqu'à dessiner les premières pages de la version papier, et imaginer la trame générale du film. Celui-ci devra ouvrir sur un nouvel arc où les dieux de l'Olympe, courroucés, décident de punir ces mortels coupables de déicide en les privant de ce qu'ils ont de plus cher : leur mémoire. Avec elle : le lien qui les unit à Athéna. Ce prologue annonçait aussi les retrouvailles de Marin et de son vrai frère, Icare, ainsi que la renaissance d'un Seiya brisé, en état de choc. Les attentes étaient à leur comble, les conférences de presse promettaient le meilleur... mais le soir de la Première, c'est le drame. Les spectateurs sifflent, huent, exigent d'être remboursés. Kurumada, d'ordinaire si calme et si mesuré,  sort de la projection en lâchant un amer « ce n'est pas mon Tenkai Hen » (sic) qui restera dans les annales. Et comme on le comprend ! Car la trahison n'a jamais été aussi odieuse, ni aussi pernicieuse. Les dessins sont beaux à regarder, Ikki ne sauve pas Shun, les protagonistes parlent pour dire des choses censées (pire : ils s'interrogent !), l'armure de Pégase se brise au premier combat et Seiya ne porte pas celle du Sagittaire à la fin.

 Une cellule de soutien psychologique est mise en place pour les fans de la première heure, les lignes de SOS Suicide sont saturées. Tenkai Hen Joso est une tragédie humaine, critique et financière.

 Le trailer qui ne montre rien.

 L'AMV qui spoile tout.

Mais ce que l'auteur ne peut pardonner, c'est ce plan honteux, lors du dénouement, qui nous montre Seiya et Saori nus, sans complexe, face au maléfique Apollon (Abel, mais en plus Grec). Un véritable camouflet pour l'artiste, qui s'est toujours refusé à proposer la moindre espèce de fan-service « car le corps des hommes et des femmes n'est pas une marchandise ».

 

 Si si. Ils sont nus.

 

Mais pas autant que lui :

 

 

(...)dont a absolument pas fait une FIGURINE :

 

Joniwan, à ton porte-monnaie, c'est la Myth Cloth ultime :

une Myth Cloth sans cloth ! COLLECTOR !

 

C'en est trop. Il contacte la Toei et obtient le renvoi du responsable, qui n'en était pas à ses premiers méfaits puisqu'il avait été en charge des films d'Asgard et d'Abel (très loin, en termes de qualité, des films d'Eris et de Lucifer, beaucoup plus dans l'esprit de ses propres travaux, et mieux documentés en termes de mythologie grecque), ainsi que des épisodes les plus mémorables de la série télévisée. C'est décidé : Shigeyasu Yamauchi  (de même que toute une partie du staff du Tenkai Hen) ne participera plus jamais à un animé lié à Saint Seiya, mais trop tard, le mal est fait, la blessure est profonde dans le coeur des jeunes japonais. Dès lors, c'est l'opération de la dernière chance pour le mangaka, qui reprend le pinceau pour faire oublier ce désastre et livrer sa suite officielle, sous le titre de Next Dimension, allant jusqu'à ajouter des couleurs à ce véritable feu d'artifice de prouesses techniques, fruit de 30 années de pratique.

 

 

Trois playmobiles sur un seul et même plan mais vu sous trois angles différents

(dont aucun ne correspond au plan susmentionné).

Un décor réduit à quelques tâches de couleurs grossières

qu'on croirait réalisées sous Paint.

Zéro progrès sur quelque plan que ce soit depuis Saint Seiya volume 1.

Ça force l'admiration.

 

M'enfin, c'est sûr que quand on fait tout dessiner par des stagiaires, aussi,

forcément, on ne risque pas de progresser non plus.

 

On y suit les aventures des deux figures les plus charismatiques du récit d'origine, Shun et Saori, qui font cause commune pour sauver Seiya d'une mort certaine. Pour ça, ils vont même jusqu'à retourner dans le passé et malmener encore un peu plus une chronologie originelle déjà bien fragile. Mais ce Stakhanoviste de la créativité ne s'arrête pas là : malgré des journées bien remplies, il trouve le moyen d'écrire deux lignes de pitch pour les spin-off Saint Seiya G, Lost Canvas et Omega, ce qui lui vaut d'être crédité comme scénariste à temps complet et de toucher l'argent qui va avec (car les génies eux-mêmes doivent bien manger).

En parallèle, la suite d'Hadès est programmée : les brebis galeuses évincées, les parties Inferno et Elysion révèlent tout le potentiel du manga.

 

Kurumada, ce génie.

 

Les designs et l'animation n'ont jamais été aussi proches, graphiquement, de la version papier, le rythme des combats et la sobriété de la mise en scène font honneur à la mollesse anonyme qui la caractérise...

 

 

Quelques exemples évocateurs parmi des milliers d'autres,

réunis par les joyeux drilles du forum SaintSeiyapedia.com.

Vous voulez savoir le plus drôle ? C'est que c'est beaucoup plus laid quand ça bouge.

Heureusement, ça ne bouge pas beaucoup.

 

Enfin, enfin, le spectateur peut découvrir Saint Seiya tel qu'il aurait toujours été, si Toei Animation n'avait pas faussé la donne en confiant sa réécriture à une équipe de parvenus. Enfin, il peut apprécier le talent de Masami Kurumada comme il doit l'être, « à nu », à l'image de Misty, le plus parfait de tous les chevaliers.

 

Et tant pis si nombreux sont ceux qui se détournent alors, incapables d'évaluer à sa juste valeur une oeuvre expérimentale, intransigeante et difficile d'accès. Les spécialistes, eux, ne s'y trompent pas. Après bien des déboires, Masami Kurumada a enfin le traitement et la reconnaissance qu'il mérite.

 

Il était temps.

 

 

 

(Sources : Désencyclopédie)

(En tout cas, ça ne saurait tarder :evil: )

 

 

Masami Kurumada, en plein brainstorming sur ses scénarios.

 

« A la santé de toutes celles et ceux qui ont fait mon succès à ma place

et que j'ai fait licencier pour avoir osé donner de la profondeur à ma daube.

Plus de trente ans de carrière en tant que dessinateur manga sans toucher un stylo !

Merci à tous ! Kampaiiiiii ! »

 

 

 *

 

 

 BONUS :

 

 

 

 Non, non. Croyez-moi. Vous ne voulez pas savoir.

 

 

Et pour les masochistes qui n'en auraient pas eu assez : plus de Kurumada ICI !

 

Et ENCORE plus de plus de Kurumada chez Snake ! C'est Noël, ma parole !

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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Sharn :

C'est sûr qu'en dépit de ses qualités, au risque de me répéter, l'animé a vieilli, et pâtit des lacunes de son matériau d'origine. Mais je persiste et je signe : au jour d'aujourd'hui encore, (très) rares sont les animés estampillés shonen-baston qui savent mettre leurs combats en scène avec un tel sens de l'équilibre et de l'epicness. Le soundtrack y est pour beaucoup, c'est vrai, mais il est parfaitement exploité et sur ce plan-là, l'ensemble force encore le respect.

Quant à MMA, je ne savais pas qu'ils offraient des gants pour toute nouvelle souscription (oui, la vanne est moisie, pardon). ;)
Sharn
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Sharn
Je trouve les CDZ assez naze comme série animée. Mais je pensais pas que graphiquement les manga étaient aussi nuls (Snake en avait parlé rapidement). Et puis c'est des gants de MMA que le monsieur porte dans la première photo pour les incultes.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Luciole :

Ha ha, toutes mes excuses, c’est de la comparaison « en aveugle » (forcément, un post sur Kurumada, ça laisse des traces) sur la base du seul élément que j’aie retenu de l’un et de l’autre : le sang. Et comme tu aimes les deux, j’ai pensé que la comparaison te ferait plaisir. Ça partait d’un bon sentiment de ma part. :)
Le message est passé, à l’occasion, je réessaierais. Voilà, c’est dit. La comparaison entre Luigi et Shun a suffi à me convaincre. J’attends maintenant ton avis sur le film d’Asgard (je vois que monsieur est masochiste : il a commencé direct sur Eris ? Toutes mes pensées de compassion l’accompagnent !).
Pour les DVDs, ok, c’est noté. Moi aussi, sur le coup, j’ai trouvé ça cher, pour du Cash Converters. Faut croire que Saint Seiya a toujours la cote.
Merci pour cette vidéo, que je ne pourrais visionner que ce week-end mais qui m’intrigue dans les grandes largeurs. Shun ? Vaincre un adversaire ? On m’aurait menti ? :D

Oh, et en ce qui concerne le massacre de chatons à coups de pelle…. vidéo sinon FAKE ! ;)
Luciole
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Luciole
Je rentre pour découvrir que tu as osé comparer Elfen Lied et Drakengard? Comment peux-tu me faire ça? En plus je suis passé en mode saiyen direct et il a fallu que j'aille tuer des chatons à coup de pelle pour me calmer!!! Je n'ai jamais dit que tu avais tord pour ta critique de drakengard, juste que tu EXAGERAIS (donc tu as raison mais tu amplifie certains défauts), alors que pour Elfen Lied en disant ça tu passes complètement à côté!!! GRRRRRRrrrrrr dés que j'ai remonté ton IP je viens chez toi et je remplace toute ta garde robe par des shorts à bretelle, des chemises taille S jaunes fluo, et je te laisse tes pantalons (je vais juste raccourcir les jambes gauches).

Non plus sérieusement redonne lui sa chance, il en vaut vraiment la peine. Si après 3-4 épisodes tu n'aimes vraiment pas ok, n'insiste pas, mais au moins tu verras que ça n'a RIEN à voir avec Drakengard (un peu comme si je disais que shun et luigi sont pareils car ils ont une salopette, ce qui est méchant pour luigi, qui avec un aspirateur fait beaucoup mieux que shun avec des chaines et une armure, et dit comme ça on voit direct où est le problème). En contrepartie je regarde Asgard ce soir, et si je peux je redonne sa chance à overture (après tout je n'ai pas vraiment aimé evangelion la première fois, et maintenant j'aime beaucoup). Pour les DVDs oublie, à 10 euros chacun mes assedics ne me permettent pas ce genre de fantaisie, je me débrouillerai autrement. Mais merci quand même pour l'attention (d'ailleurs je viens de trouver Eris).

Et allez cadeau pour toi : shun fout une branlée à un adversaire sans trop en faire.

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Mr Patate :

La voix de la sagesse… B) On voit que tu me connais bien, depuis le temps.
Ce que tu ignores, c’est qu’en moi deux personnalités s’opposent, que l’une d’elle est gentille, affable, pleine de considération et que l’autre… ha non, tiens, elles veulent toutes les deux devenir Grand Pope à la place du Grand Pope. ;)
Il faut croire que le frittage de forum me manque… mais c’est surtout que les critiques, moi, je veux bien les lire, ce que je fais est loin d’être parfait (et n’a pas la prétention de l’être). mais que quand elles commencent par « j’ai pas lu », forcément, je tique un peu.


@Camui :

Merci à toi aussi pour ce nouveau retour très positif. :)
Déconstruire les mythes de l’enfance, à mon sens, c’est nécessaire, et ça n’empêche pas d’apprécier « différemment ». C’est toute la beauté de la chose.
Pour caricaturer un peu, on pourrait écrire, plus explicitement, que « moins on aime aveuglément Kurumada, et plus on peut aimer Saint Seiya (la série TV) à sa juste valeur ». ;)
Quant à la référence à Rody le petit Cid, étant vieux, je n’ai pas manqué de la saisir au vol, ce qui confirme objectivement mon âge. :lol:



@DGMC :


O__________O Voilà un commentaire dense et détaillé qui vaut presque un article à lui tout seul. Je suis positivement ravi que mon travail entraîne aussi des réactions de cette ampleur, c’est un vrai plaisir aussi. Je me suis empressé de corriger l’erreur énorme que tu as judicieusement pointé du doigt, et j’en suis encore à me demander comment j’ai pu la commettre. Avec quoi ai-je confondu, le mystère risque de rester entier un moment…

En ce qui concerne le style de Kurumada, ça me rappelle une anecdote perso qui en dit long : la première fois que j’ai vu un dessin de lui, c’était dans les pages du Club Dorothée Magazine… l’auteur de l’article avait très diplomatiquement écrit « que le style de l’auteur était si particulier qu’il avait fallu le retravailler pour la série TV ». Moi, aussitôt, j’étais allé trouver mes parents en leur disant, tout fiérot : « hé ben l’auteur des Chevaliers du Zodiaque, il dessine TELLEMENT BIEN qu’ils ont été obligé de le simplifier pour la série TV ». Ha ha. Je crois que cet article, symboliquement, je l’ai avant toutes choses écrit à l’intention de mon « moi » de cette époque-là. ;)

Toujours au sujet du style, ce qui me choque le plus, moi, c’est l’absence quasi-totale de progrès. Cet homme a (soi-disant) dessiné pendant plus de trente ans, tous les jours, plusieurs fois par jour et c’est à peine si on constate un mieux. Il n’est pas le seul de sa génération à s’être lancé avec un niveau très « amateur » : on peut citer aussi le Wingman de Masakazu Katsura, le Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi ou le Orange Road d’Izumi Matsumoto, pour les plus connus. Mais tous ont grandement évolué en cours de publication, si bien qu’aujourd’hui, il apparaît difficile de leur trouver des défauts. Alors que quand on ouvre un Next Dimension, on a l’impression d’être Marty Mac Fly de retour du futur…

En ce qui concerne le défonçage en règle, tu as raison de me rappeler qu’il faut que je m’occupe de Georges Lucas, un de ces jours… :evil: Blague à part, effectivement, tout n’est pas complètement à jeter non plus, chez Kurumada (cette phrase me coûte, si tu savais), mais l’article a été écrit suite à ma découverte (tardive) de l’évinçage de l’équipe Tenkai Hen. Ça ne donne pas envie d’être équitable au moment du procès. :) D’une certaine manière, ça m’a permis d’être objectif quand j’ai commencé Inferno : je m’attendais à quelque chose du niveau de la partie précédente, je me suis donc rapidement demandé « mais qu’est-ce qui s’est passééééééé ? » (avec les éclairs dans le fond et tout). Comme quoi ces départs forcés ont eu une réelle incidence sur la qualité de l’animé, et non des moindres….

Après, Saint Seiya G, ou Lost Canvas, c’est une question de goûts. Je m’y suis à peine intéressé, mais le style du G ne manque pas de… style, justement (dans le genre « on aime ou on déteste et bon sang qu’est-ce que c’est chargé ! » :D ). Et pour ce qui est de Lost Canvas, j’ai été agréablement surpris par la version TV, même si je suis très loin d’avoir tout vu. Après Inferno et Elysion, passé l’épisode de mise en place, pour moi, ça a été une véritable bouffée d’air frais, et j’y ai ensuite retrouvé un peu de l’esprit de la série d’origine, dans la façon de gérer « l’épique », ce qui n’était pas désagréable pour deux sous (mais sans doute aussi qu’après Inferno et Elysion, j’étais prêt à sauter sur tout ce qui aurait fait mine de bouger convenablement). Avec un brin d’ironie amusant en version française, quand le chevalier Pégase de cette version affronte le chevalier de la Vierge… doublé par Eric Legrand. ;)

En tout cas, je me reconnais complètement dans ce que tu écris au sujet de la série d’origine en question. Les mots sont bien choisis, c’est exactement ça. La bonne série, au bon moment. Si bien qu’aujourd’hui, plus qu’aucune autre, elle est inextricablement liée à nos enfances et charrie maints souvenirs plus ou moins glorieux. Et même a posteriori, j’ai encore du mal à croire à cette B.O., tant elle était inventive et hors norme, à l’époque (alors que du côté de la concurrence, faute de moyens, ce n’était vraiment pas très reluisant. Il a fallu attendre Escaflowne, ou pas loin, pour que les producteurs en arrivent à se dire qu’une série TV pouvait y gagner, à avoir un bon soundtrack…) et d’ailleurs elle fonctionne toujours comme si c’était hier. Bon, je serais moins dur que toi, de mon point de vue, il y a beaucoup plus d’excellentes BOs à notre époque, toutes proportions gardées. Mais effectivement, cette de Saint Seiya a un petit quelque chose en plus qui fait qu’elle marque durablement, qu’elle transporte… un peu comme celle d’Ulysse 31 ou des Cités d’Or, dans un autre genre…

Pour en revenir à Kurumada, c’est vrai que je devrais lui accorder quelque crédit, mais je me pose sincèrement la question : aurait-il eu un tel succès s’il n’y avait pas eu tous ces auteurs de talents pour sauver le truc ? Et par extension, est-ce que, si cette équipe de folie ne s’était pas occupée de Saint Seiya, nous n’aurions pas eu un animé différent au niveau de l’intrigue et de l’univers, mais de qualité équivalente, tout aussi épique et trippant ? On ne le saura jamais, bien sûr, mais la question vaut d’être posée, au moins pour la forme.

Quant aux Myth Cloth, c’est un vrai débat à part entière ! :D Beaucoup de gens boycottent les versions les plus récentes, si j’ai bien compris. C’est vrai que pour BanDai, c’est une manne quasi-miraculeuse, qu’ils exploiteront jusqu’au bout du bout. ET effectivement, c’est dommage parce que les nouvelles versions sont quand même assez agréables à l’œil, quand on repense aux jouets hideux et hors de prix de notre enfance !



@RainMakeR :

Un grand merci à toi, y’a pas de raison que tu sois le seul à y échapper !
Oui, avec le temps, j’ai fini par comprendre le génie de Kurumada, mais il est tellement, tellement atypique et en avance sur son époque qu’il m’a fallu des années de réflexion et de mûrissement pour en arriver là. B)

C’est marrant, ce que tu écris très justement me rappelle un passage du manga Highschool Kimengumi (le Collège Fou Fou Fou), dont je me suis longtemps demandé s’il ne visait pas ledit Kurumada sans le citer. La bande était invitée à venir voir un mangaka travailler dans son atelier, et y découvre que celui-ci faisait dessiner les corps et les décors par son équipe. Pour les visages, il avait tout un tas de tampons correspondant à ses protagonistes, sous différents angles de vue, si bien qu’il se contentait de tamponner grossièrement les planches avec les tampons appropriés… et quand on sait que l’auteur de Kimengumi bossait aussi pour le Jump à la même époque que Kuru, impossible de ne pas avoir quelques doutes…

Pour ce qui est de l’article, effectivement, j’ai dû un peu forcer sur les coins pour y faire entrer tout ce que je voulais. J’ai essayé de faire dans la nuance en espérant que ça ne se voit pas trop : la logique, c’était donc : « évoquer le scénario, puis la série TV ».


@Scratosorus :

Merci à toi aussi pour les compliments.
Effectivement, on attend encore LE jeu qui saura retranscrire fidèlement les sensations éprouvées devant la série. Déjà, proposer des graphismes 100% « façon animé », comme pour les récents Naruto, ce serait un très gros plus. Resterait un problème de taille : les chevaliers, en effet, n’ont guère plus de 3 coups spéciaux chacun, ce qui ne fait pas lourd pour un jeu de combat.
Pour ce qui est du ressort dramatique, la série en a quand même beaucoup dans ses poches, heureusement. Mais c’est vrai qu’il y a aussi des limites que Kurumada ne franchit jamais.
Moi, même à l’époque, j’aurais aimé que les Bronze Saints soient tous vaincus en Asgard, et remplacés en tête d’affiche par les guerriers divins.
Voilà le reboot génial qu’il faudrait tenter, aujourd’hui : une série 100% God Warriors… l’extase ! B)


@BlackLabel :

Ce dessin est réalisé par un professionnel. N’essayez pas de refaire la même chose chez vous.
;)


@Tabar :

Merci bis bis bis à toi aussi. :)
Effectivement, j’assume, la série garde une place à part dans mon cœur… et tes bémols sont légitimes. Sans doute aurais-je été plus indulgents, ou aurais-je fini sur une pirouette positive lui rendant brièvement hommage, s’il n’avait pas fait virer les responsables du Tenkai Hen (et les doubleurs d’origine - j’apprends ça dans les commentaires, j’aurais dû être encore plus méchant ! :D ).
Evidemment, sans lui, pas de Saint Seiya. Mais l’équipe en charge de la série TV aurait été chargée de l’adaptation d’un autre titre, et aurait sans doute excellé pareillement.
Est-ce vraiment Saint Seiya, alors, qui compte tant à nos yeux, ou la façon dont il a été traité ?
Comme je l’écrivais dans une réponse précédente, pour moi, la question se pose pour de vrai.
Dans le doute, je t’approuve : sans Kurumada, il n’y aurait effectivement pas eu de Saint Seiya, on lui doit au moins ça.



@Fred Saint Roc :


Merci bis bis bis bis ! Pour la peine, je plussoie Tabar aussi. ;)



@Ponk06 :

Là je dis merci !


@Papi Culo :


Comme je l’écrivais tantôt, merci d’avoir eu l’intelligence rare de mettre nos désaccords de côté au moment d’aborder la lecture de cet article. Ça rend ton retour élogieux d’autant plus précieux. Je ne vais pas en rajouter une louche, tu pourrais penser que je drague, mais je tenais quand même à l’écrire noir sur blanc, parce que oui, au risque de me répéter, c’est rare. Et du coup, ça fait plaisir.

Tu pointes du doigt la longueur, et oui, je suis stupéfait qu’un article si long ait été autant lu. Rien que ça, c’est un super compliment. Quand tu lis des personnes que tu ne connais pas te dire qu’ils n’ont pas perdu leur temps, tu te dis que tu n’as pas perdu le tien non plus, c’est magique !

Concernant la parenté des chevaliers avec Kido, je ne l’ai appris que très tard aussi (par PYT la bien nommée) et j’ai eu du mal à y croire. Déjà, envoyer des orphelins au casse-pipe, dans la série, j’avais trouvé ça moyen comme attitude… mais quand on pense que dans les mangas, ces orphelins n’en sont pas, c’est encore plus vertigineux dans le WTF !

Et oui, parfaitement, si on excepte le fait que cet article est trop long et qu’au bout d’un moment, je ne pouvais plus le voir en peinture, c’est bien avec le rictus de Light Yagami aux lèvres que je l’ai rédigé. ;)


En ce qui concerne la série, tu t’es arrêté au bon moment. Si l’envie t’en prend de t’y remettre, contente-toi des 13 épisodes d’Hadès Chapter Sanctuary, et du film Tenkai Hen si tu n’as rien contre le cassage de règles et l’expérimentation. Mais Inferno et Elysion pourraient faire beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal à tes souvenirs. Pour te dire, après ça, j’ai revu le film d’Eris, je l’ai trouvé « pas si mauvais que ça finalement », sur le fond comme la forme. Pourtant, on ne peut pas dire qu’il soit bon, loin s’en faut (et j’en profite : quel bonheur, a posteriori, d’avoir connu le charme préhistorique des magnétoscopes bouffeurs de cassettes ! ça avait son charme, quand on y repense. Même si sur le coup, on était nettement moins jouasses ;) ).

Quant à être sympathique, ça, je ne peux pas dire :D. Ce que je sais, c’est que je suis vieux, aigri et torturé, je passe ma vie à gamberger et j’ai passé des années à hanter des forums de prise de tête avant de débarquer sur Gameblog. Mine de rien, ça laisse des marques. Du coup, j’admets que je peux vite devenir cassant quand j’ai le sentiment de me heurter à des murs, et que je lâche difficilement mes morceaux parce que je suis fatigué des bisbille et que généralement, si je pense quelque chose, ce n’est pas « gratuit » de ma part mais bien le fruit d’heures/jours/mois/années de gambergeage (ce qui ne veut pas dire que j’ai raison non plus, hein, entendons-nous bien).

Tu fais très très bien d’évoquer Chiba ici, car effectivement, le style de Kurumada lui doit énormément (qu’il soit vite passé aux histoires de boxe suffit à le prouver mieux que maints longs discours). Plus, même, peut-être, qu’il ne doit à Go Nagai, même si là encore, l’apport paraît flagrant. Je valide donc de très bonne grâce cette pierre intéressante et érudite !

Oh, et confidences pour confidences, je crois que j’ai accepté de jouer Shun une fois ou deux dans la cour de récré. Mais bon, à ma décharge, c’était à l’époque où il était présenté comme « le plus puissant des chevaliers de Bronze », et avant que je ne réalise que c’était une escroquerie. :lol:

Quant à la suite sur ce blog… hélas, je ne peux pas te garantir la qualité (ou alors, il faut fouiller dans les vieux posts), il tourne un peu en roue libre depuis un an, faute de temps et de motivation… mais bon, avec des retours pareils, je vais me mettre un peu la pression pour arrêter de troller bêtement et proposer plus de textes construits.

Et pour conclure, quand je regarde les designs des Gundams, et que je compare avec les armures du manga, je me dis qu’ils auraient été beaucoup plus crédibles dans le genre, mine de rien. Ce magnifique cliché le prouve, de même que ton avatar ! ;)


@Noiraude :

D’autant plus qu’a priori, avec toutes ces histoires, maintenant, quand on tape Masami Kurumada dans Google, cet article sort en première page.
Mais hé ! Kurumada aurait très bien pu être prix Nobel de la Paix puisque la meilleure façon d’unir les peuples, c’est de leur trouver un ennemi commun.
Quand tu tombes sur deux otakus en train de se crêper le chignon sur la supériorité de tel ou tel auteur, paf, tu parles de Kurumada, et ça désamorce tout de suite, tout le monde finit d’accord et mort de rire… ;)


@CyberNemrod :


Un grand merci à toi d’avoir pris le temps et la peine de commenter, alors. Une fois de plus, c’est une belle récompense, quand on a galéré sur un texte aussi long, dont on penserait qu’il allait complètement passer inaperçu.

Et réjouis-toi ! Grâce à la réédition en volumes doubles, tu peux retourner aujourd’hui vers l’œuvre originelle, et profiter de la beauté des dessins sur du papier de meilleure qualité (on voit mieux les détails, ha ha) et de format plus grand ! Tu imagines, un peu, ta chance ? ;)
L’édition la plus magnifique restant l’édition espagnole puisque les planches y ont été retournées, pour coller au sens de lecture européen. Or retourner une planche, c’est le meilleur moyen d’en faire ressortir tous les défauts graphiques (vieux truc de dessinateur, pour déprimer quand on croit avoir réussi un dessin). Alors là, forcément, c’est un festival de tous les instants.

Bienvenue, donc, parmi nous, qui savons. Tu fais désormais partie d’une élite culturelle dissidente, et ta mission est de convertir un maximum de personnes de ton entourage au Masamisme ! Mais attention ! Ce ne sera pas une mince affaire et tu risques de te heurter à quelques rires inopinés, car le monde regorge d’hérétiques et d’individus de peu de foi. :D
Papi Culo <3
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Papi Culo <3
:lol:
aegirsson
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aegirsson
:lol:
Noiraude
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Noiraude
Le jour où ma compagne lira dans une des copies de collège qu'elle corrige que Kurumada a été prix Nobel de la paix, je penserai à toi...
Papi Culo <3
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Papi Culo <3
Mouarf... Epic fail... -__-

2ème image ici quoi:

http://ameblo.jp/hcm...y-20090515.html
Papi Culo <3
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Papi Culo <3
Erf... Fail mon Gundam meteores de pégase, la page est trop chargée :D Le lien vers l'image:

http://stat001.ameba...10181232967.jpg
Papi Culo <3
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Papi Culo <3
@Liehd: j'en suis honnoré ^^ Tu vois je me suis abonné à ton blog hier avant même que t'ais eu le temps de répondre parceque j'espère bien lire d'autres articles de cette qualité! Encore chapeau! :japh:

" ペガサス流星拳!!!"

Image IPB

:genre:
CyberNemrod
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CyberNemrod
Je commente rarement, même si je suis un lecteur assez assidu de Gameblog.

Le manque de temps m'en empêche.

En lisant les premières lignes, je pensais lire une biographie classique! Cela m'aurait intéressé, mais ton texte m'a apporté beaucoup plus.

Je me rappelle encore ma déception, en tant que fan de la série animée, lorsque j'ai mis la main sur l'oeuvre originale: je sais maintenant à quel point j'ai été stupide de ne pas la lire. Je réalise aujourd'hui à quel point mon insensibilité artistique m'a égaré à l'époque. Je suis conscient aujourd'hui de l'engagement de cet auteur, de sa révolte perpétuelle et de son anticonformisme.

Aujourd'hui encore, le génie me surprend par des sentences qui à coup sûr resteront dans la légende, telles que:

« A la santé de toutes celles et ceux qui ont fait mon succès à ma place
et que j’ai fait licencier pour avoir osé donner de la profondeur à ma daube.
Plus de trente ans de carrière en tant que dessinateur manga sans toucher un stylo !
Merci à tous ! Kampaiiiiii ! "

La compréhension globale de l'apport de l'oeuvre de Kuramada à l'humanité fait maintenant partie intégrante de ma culture.

C'est à toi que je le dois.

Très bon article hilarant de bout en bout. Chapeau mec!
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Tous :

Hééééééé ben... O________O
Merci beaucoup aux auteurs de tous ces nouveaux commentaires, vraiment (merci aussi aux auteurs des commentaires précédents, hein, ça va sans dire - ainsi qu'aux likeurs, et aux lecteurs en général, je n'oublie personne et j'inclue Camuska, car le pire, c'est l'indifférence, dit-on). Chaque passage en Home est sujet d'angoisse pour moi (bon, c'est pas comme si ça m'arrivait tous les jours non plus B) ) parce que vu le ton caustique de la plupart de mes articles, je ne peux que m'attendre, chaque fois, à être crucifié sur la place publique à un moment où à un autre. J'écris pour faire "marrer les potes", pour dire les choses prosaïquement, donc chaque passage en Home représente une forme de perte de contrôle sur ce que je fais. Mais pour des retours tels que ceux-là, ça vaut la peine. Vous ajoutez vos pierres et ça ressemble à un vrai partage.

Je rentre donc aujourd'hui, un peu tardivement, pour tomber sur une floppée de nouveaux coms sympas, passionnés et passionnants. Je m'efforcerais de vous répondre à tous en cours de semaine (là, forcément, le week-end Pascal ne s'y prête pas trop trop), mais merci à tous d'avoir pris le temps d'exprimer votre point de vue, parfois même dans les grandes largeurs. Beaucoup de choses intéressantes émergent de tout ça et j'ai hâte de pouvoir remettre le couvert en renvoyant la balle que vous m'avez si courtoisement lancé.

Je corrige cependant dès à présent l'énoooooorme erreur (inexplicable ! Impardonnable, même !) relevée par DGMC (merci spécial pour ça ! :) ), et j'adresse d'ores et déjà un big up spécial à Papi Culo, qui a complètement balayé nos récents "conflits de perception" d'un revers de la main, avec un naturel et une absence de rancoeur rare sur internet. Ce qui vaut d'être signalé ici sans attendre.

Merci encore à tous. Etre lu, c'est un privilège, surtout quand l'article est si long. Mais par des gens comme vous, c'est un joli cadeau ! ;)

(ça va, j'en fais pas trop ? :lol: Les cloches de Pâques auraient-elles réveillées le Bisounours en moi ? Ou était-ce la diffusion de Toy Story 3 ? Vers l'Infiniiiiii et au-delààààà ;) ). A très très vite.
Et faîtes brûler vos cosmo, bien sûr !
Papi Culo <3
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Papi Culo <3
EDIT: j'ai bien compris que tu as toi aussi surkiffé l'anime hein! En me relisant ça me semble pas forcément évident donc je le re-précise. Et quand je dis "du coup j'ai trouvé ça super intéressant à suivre" je parle bien de ton article et non de la série animée. La série restera toujours comme la meilleure série de mon enfance juste devant DB mais pas tant pour sa profindeur que pour son côté nekketsu et ses chevaliers trop classes, ces figurines qui coûtaient un bras et les combats à base de météores de Pégases (Pegasus Ryūūūū Seiiiiii Keeeeeennnnn!!!) et de "que les ailes du Phoenix t'empoooooooortent!" auxquels on s'adonnait dans les cours d'écoles! Personne ne voulait jamais faire Shun ça va sans dire... :genre:

Enfin j'ai une vraie nostalgie autour de cette série donc et forcément d'excellents souvenirs, je te remercie d'autant plus pour cet article!
Papi Culo <3
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Papi Culo <3
Alors tu vois, malgré notre entrevue crapuleuse d'hier je viens de tomber sur cet article et de le dévorer d'une traite!

J'ai appris plein de trucs sur cette série qui a bercé mon enfance et grandement conditionné l'homme que je suis devenu, et j'ai surtout appris plein de choses à propos de son auteur, du manga originel (dafuck?! Après tout ce temps je ne savais même pas que les chevaliers étaient à l'origine les enfants de Kido :wry:), des racines de la série, et de ce qu'elle était advenue depuis (j'ai arrêté de la suivre après la longue disette qui a suivi Poséidon). J'ai surtout beaucoup ri grâce à ton humour et ta façon toute particulière d'enjoliver les choses avec énormément de second degré et un effet pince sans rire certain (je t'ai tout de même vu esquisser un rictus à plusieurs moments lors de l'écriture de ce pamphlet!), enfin bref j'ai passé un vrai super moment, moi qui ai généralement du mal à lire un article de plus de 4 paragraphes sans sourciller.

Je suis fan de la série depuis le tout premier épisode diffusé au Club Dorothée et les premiers OAV dont je conserve les VHS qui doivent être dans un piteux état vu le nombre de fois où elles se sont faites engloutir par le magnétoscope, du coup j'ai pas tes ressentis par rapport au travail d'adaptation et j'ai trouvé ça super intéressant à suivre.

Vu la tonne de second degré déployée j'ai eu du mal à savoir si tu tenais tant que ça au respect de son travail d'artiste et si tu n'avais pas toi aussi surkiffé la série animée! La fin de ton plaidoyer m'a semblé amener un début de réponse:

« A la santé de toutes celles et ceux qui ont fait mon succès à ma place

et que j’ai fait licencier pour avoir osé donner de la profondeur à ma daube.

Plus de trente ans de carrière en tant que dessinateur manga sans toucher un stylo !

Merci à tous ! Kampaiiiiii ! »

:D


En tout cas je tenais à te dire que tu me sembles ma foi fort sympathique à travers cet article et sorti du contexte des lolicons décérébrées qui se frottent le boule. Aussi sans rancune et merci pour cette belle lecture! :japh:


PS: histoire d'amener ma pierre à l'édifice, on sent clairement que le travail de graphiste de Kurumada a fortement été influencé par le fait qu'il ait grandi avec les oeuvres de Tetsuya Chiba, mais je pense que tu as déjà fait le rapprochement toi-même vu ta connaissance bien plus aguerrie que moi sur son oeuvre ^^
ponk06
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ponk06
Là je dis bravo!
Fred Saint Roc
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Fred Saint Roc
@ Tabar

"Très bon article, bien écrit, drôle, percutant et même instructif (pour la partie où Kurumada a viré les responsables de Tenkai Hen je n'étais pas au courant).

Cela étant, derrière la plume plongée dans l'acide on voit bien le fan qui s'est délecté de l'oeuvre (dans sa version animée tout au moins). Il est donc dommage, je trouve, de ne pas avoir rendu (au moins à la fin), à César ce qui lui appartient. Oui, apparemment ce n'est pas vraiment son auteur qui a crée la magie autour de son oeuvre, mais plutôt ceux qui y ont été à un moment associés. Cependant, l'idée originale est bien de lui et, malgré ses incohérences, ses idées carrément farfelues et son style graphique très brouillon, c'est à lui que l'on doit le fait que l'on parle encore de Saint Seiya aujourd'hui presque 30 ans après sa premère publication.
Sans l'auteur, pas de DA qui m'a fait rêver toute ma jeunesse.

Ce que je dis est peut-être une totale évidence mais après cet article au vitriol, c'est juste une manière de rééquilibrer un peu la balance."

Je voulais écrire ce genre de post. Mais tu m'as devancé, et comme c'est très bien écrit je me contente de plussoyer :)

Bravo pour l'article :D
Tabar
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Tabar
Très bon article, bien écrit, drôle, percutant et même instructif (pour la partie où Kurumada a viré les responsables de Tenkai Hen je n'étais pas au courant).

Cela étant, derrière la plume plongée dans l'acide on voit bien le fan qui s'est délecté de l'oeuvre (dans sa version animée tout au moins). Il est donc dommage, je trouve, de ne pas avoir rendu (au moins à la fin), à César ce qui lui appartient. Oui, apparemment ce n'est pas vraiment son auteur qui a crée la magie autour de son oeuvre, mais plutôt ceux qui y ont été à un moment associés. Cependant, l'idée originale est bien de lui et, malgré ses incohérences, ses idées carrément farfelues et son style graphique très brouillon, c'est à lui que l'on doit le fait que l'on parle encore de Saint Seiya aujourd'hui presque 30 ans après sa premère publication.
Sans l'auteur, pas de DA qui m'a fait rêver toute ma jeunesse.

Ce que je dis est peut-être une totale évidence mais après cet article au vitriol, c'est juste une manière de rééquilibrer un peu la balance.

@DGMC
Pour Naruto j'ai pas compris si tu estimes que le manga est une daube ou si c'est son adaptation animée qui te pose problème. En tout cas, pour ma part, je n'ai pas de mal à imaginer comme les gamins d'aujourd'hui peuvent tripper sur ce shonen. C'est une sorte de Saint Seiya moderne qui ne s'adresse peut-être plus à nous les trentenaires (et encore moi j'aime beaucoup) mais qui reprends pourtant la fomule shonen classique en la modernisant un peu, notamment au niveau de l'intrigue générale et des personnages secondaires tout de même plus travaillés que dans la plupart des mangas des années 80.
BlackLabel
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BlackLabel
C’est un visage de face vu de trois quart


:lol:
Scratosorus
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Scratosorus
Je résume ma pensée, Article bien réalisé sur un mangaka que j'affectionne particulièrement.
Il est juste dommage que san Seya n'ai connu de jeu à la hauteur du son mythe.
La seule chose que je reproche à ce manga c'est un manque de ressort dramatique ( genre perso remplacé pour cause de décès, chose qu'à mon très humble niveau en BD je n'ai pas peur de faire ) Et un Zeus chapter que j'aurais aimé voir en animé.
RainMakeR
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RainMakeR
enfin qqn qui me le doigt sur le genie de kuru. Le face de 3/4 voila ce que j'arrivai pas a m'expliquer. N'empeche que ca a été le choc de lire sno manga apres avoir été bercé par le DA. Faut une grosse dose de fanboyisme pour aller au bout.
Par contre je suis decu, tu n'a pas evoqué son génie capitalisme. Au lieu de se faire chier à donner des visages différents à ses heros et les personnages secondaires, ce qui aurait couté beaucoup d'argent pour une version live... car oui il savait d'avance que y'aurait des adaptations tellement son oeuvre est grande !
Donc en pensant deja à tout ca, kuru réutilise certains de ces acteurs pour jouer un tout autre role ! et dans la même série. Je pense à Hades qui est abonné aux dieux : hades et poseidon c'est lui. C'est un coup de génie, pensez aux salaires economisés, des casting en moins, et puis pour l'acteur c'est vachement valorisant de jouer des roles totalement opposés !
*
Sinon pour en revenir à ton article, c'est bizarre, vers le milieu tu conclus pour redemarrer sur saint seiya oO y'a un petit souci de transition mais sinon tout le reste est nickel
DGMC
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DGMC
Petite erreur dans ta critique (à moins que ce soit un troll volontaire, pas facile vu leur nombre dans ton pavé : p), Tenkai-hen est sorti en 2004, pas 2007.

Sinon je pensais voir une critique dithyrambique sur Kurumada, j'ai eu un peu peur au début vu la façon dont il a détruit son oeuvre ces dernières années (ce n'est pas le seul responsable), mais la suite m'a bien fait marrer. Je ne dirais pas que son style de dessin est nul, mais j'ai été assez choqué en ouvrant le manga au début des années 2000, quand on est habitué au style de Shingo & Himeno dans le DA, ça fait assez mal aux yeux. Après c'est comme Picasso, peut-être que Kurumada sera considéré comme un génie dans les siècles à venir : p

Par contre je ne suis pas pour ce défonçage total de Kurumada, un peu comme pour Georges Lucas avec Star Wars.
Le manga possède beaucoup moins d'incohérences que la version animée, et Kuru a fait un énorme travail sur l'élaboration et la cohérence de son univers, les mythes et légendes reprises et mises à la sauce Saint Seiya. Et sans lui, pas de version animée, et ça c'est très triste : p
Mais sans la version animée que je regardais petit, je n'aurais probablement jamais adhéré au manga, bien que le style de Kuru se soit un peu amélioré avec le temps, notamment sur la partie Hadès.

Non là où Kuru a merdé, c'est vraiment à partir de Tenkai-hen, le seul film intéressant sur les 5 existants. J'ai halluciné quand j'ai appris qu'il avait viré le réalisateur, et je me suis vraiment demandé où allait partir la série. Et un peu plus tard (je crois vers 2005-2006), Kuru vire les seiyuus originaux et les fait remplacer par des mecs plus jeunes pour assurer la pérennité du business. HALLUCINANT. Bon les voix ne sont pas trop éloignées des originales, mais ce choix est incompréhensible. Et là, Inferno débarque en animé, et je décroche complètement de la série. Des dessins massacrés, une animation à la ramasse, un montage dégueulasse, et des musiques mises en mode random. Une catastrophe. Et ce générique, et cette musique pour plaire aux jeunes, mon dieu... Franchement ça m'a déprimé à l'époque, la partie Chapter Sanctuary était nickelle, un beau retour en force du DA avec un générique fabuleux, tout était là!! Le Tenkai-hen qui déboule peu après, une tuerie, et puis arrive Inferno. C'est lamentable.
Après ça j'ai regardé vite fait Elysion, une merde absolue, j'ai feuilleté un peu Saint Seiya G & cie, j'ai trouvé ça moisi, et là, l'apogée, c'est l'animé de Lost Canvas. J'ai regardé le premier épisode et j'ai cru que j'allais chialer, sérieusement. Un remake complètement foiré du premier épisode de la série, avec une musique de merde (où est passé Seiji Yokoyama?!!), un style graphique dégueulasse, une histoire toujours aussi nulle, non là c'est plus possible.

Saint Seiya en dessin animé, c'était de l'émotion pure. Ouais le scénario cassait pas trois pattes à un canard, mais on a tous adoré le style graphique et la BO fabuleuse. Et la VF m'a toujours plu, Eric Legrand était parfait en Seiya. Le scénario avait peu d'importance finalement, il y avait une ambiance magique, indescriptible, mais faut avoir regardé ça fin des années 80, début 90, il se passait un truc. Y avait du coeur dans cette série, on matait ça sur le club dorothée, on allait jouer aux billes ou à la nes avec les copains, on se bagarrait dans la cour de récrée, non il se passait un truc à cette époque et cette série est arrivée pile poil quand il fallait.
Et puis là Lost Canvas, mais qu'est-ce que c'est que cette merde sérieux.. j'arrive pas à croire que des fans de la série de base arrivent à regarder ce torchon. Je vais aller plus loin que Saint Seiya, franchement Naruto c'est la même daube, un style graphique dégueulasse, une BO passe-partout.. C'est vraiment la BO qui faisait 50% de l'intérêt du truc, pareil pour DBZ, mais maintenant même quand on a un scénario génial (Berserk), la BO est à chier, c'est déprimant, ça me rend triste pour les enfants qui regardent les animés maintenant, ils regardent de la daube (en tous cas pour Naruto, je regarde pas toutes les nouveautés). Même les animés haut de gamme comme Cowboy Bebop n'ont pas une BO aussi dingue que celle de Saint Seiya (bien qu'elle soit excellente), c'était vraiment le top du top niveau musical.

Enfin bref je m'emporte humm.. ton article m'a fait un peu réagir, par contre pas sûr que les jeunes comprennent à travers tes écrits que la série animée originale est énorme en termes d'ambiance (surtout Asgard où tu te mets dans la tête de Kuru : p). Kuru a certes un peu "volé" son succès, mais il n'en demeure pas moins l'auteur original, et donc rien que pour ça, il mérite malgré tout quelques louanges. Bien qu'il ait complètement merdé ces 8-9 dernières années, et que Saint Seiya soit devenu de la véritable daube en boîte (en gros pour les jeunes, regardez Saint Seiya en dessin animé, du premier épisode jusqu'au 13e de Chapter Sanctuary+ le film Tenkai-hen, le reste c'est de la daubasse).

On pourrait aussi parler de la gamme de figurines, Bandai avait lancé une gamme de myth cloth en 2003.. l'idée de base était bonne, bon ils ont amélioré quelques figurines, et puis après c'est devenu n'importe quoi, je ne sais même plus combien de fois ils ont modifié les Gold pour qu'elles soient encore plus grandes et encore plus belles, toutes les colorisations de persos aussi bien principaux que secondaires, c'est devenu une immense pompe à fric. Ca l'a toujours été, mais jamais dans ces proportions, et il ne reste plus rien du charme de la série d'origine, à tel point que je n'ai même plus envie de mater le moindre épisode de la série de base tellement le filon a été exploité. J'écoute plus que les musiques de temps en temps maintenant, mais même là il reste un goût amer dans la bouche, Kurumada ou comment bousiller quelque chose de pur et magique. Mais je le remercie un peu quand même.. alala les grandes sagas, Star Wars, Saint Seiya, même combat.

Bref merci pour ton article qui m'a fait marrer et raviver de mauvais et bons souvenirs.
Camui
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Camui
Article énorme.

J'adorais les CDZ étant nonfont et puis on déconstruit les mythes (clos) étant adulte, surtout après avoir succombé aux affres de la nostalgie. Et après les avoir déconstruit personnellement, il faut te lire pour savourer et la cruelle vérité qui est drôle, et la plume.

Bref, j'ai bien ri en te lisant car en plus c'est du bon lol érudit (le petit cid*) !

Mille mercis :)


* tu peux comprendre si toi aussi tu es vieux.
mr patate
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mr patate
Liedh, je sais même pas pourquoi tu réponds aux full 1er degré, c'est une pure perte de temps :)
C'est ton "défaut", tu ne sais ni faire court ni ignorer haha.
Rassures toi, si GB t'as mis en home, c'est que son équipe, tout comme sa communauté, a le sens de l'humour, ce qui n'est pas le cas de tous apparemment.
Peace ! :)
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Camuska :

Fallait pas t'inscrire exprès sur Gameblog, alors. ;)
Quant à l'excuse du MMO, elle est (comme le reste) hilarante, vu qu'il n'y avait aucune mention "MMO" ou même ne serait-ce que connotée jeu vidéo dans le titre ou l'accroche.
Je te retourne donc ta dernière phrase, qui prouve objectivement que tu n'as rien compris. Mais ce n'est pas grave, hein. ça arrive même aux meilleurs.

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour des vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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