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Assassin's Creed II : la volonté de mieux faire ?
est à vous

Assassin's Creed II : la volonté de mieux faire ?

Ou le point de vue d'un joueur du premier, qui a méchamment adoré le second...
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Par Skywilly - publié le
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Ubisoft est critiquable à bien des égards, que ce soit pour sa série des Imagine / Léa Passion ou pour des choses plus concrètes comme sa loi des DLC, son obstination des protections antipiratages qui déconnent ou son accent français très prononcé lors des discours de l'E3. Mais s’il y a bien une chose qui me parait assez incontestablement intouchable, c'est l'innovation dont fait preuve le studio français.

Débarquant sans crier gare un beau jour d'E3, Assassin's Creed premier du nom se veut un jeu médiéval avec un assassin, des méchants et de la classe à tous les niveaux. Plus tard, on apprend curieusement l'arrivée de l'Animus, cette machine permettant à quiconque de revivre la vie de ses ancêtres. Ce sera l'histoire de Desmond qui se verra kidnappé par une étrange société et obligé sous la menace de subir l'Animus et ses souvenirs douloureux. On retrace la vie d'Altaïr, un assassin à Jérusalem, sans trop s'intéresser à sa quête de gloire et on tombe sur une fin décevante à deux niveaux : le premier parce qu'il met en scène un boss de fin qui parait ridicule, abusée d'un point de vue scénaristique et que de la similimagie fait une apparition ringarde dans une historie un peu somnolente. Ensuite parce que dans le genre "fin qui laisse sur sa faim" on a pas du faire mieux depuis. Bref, Assassin's Creed était le jeu qui nous faisait revoir l'architecture de notre ville pour savoir si oui ou non, Altaïr aurait été capable de grimper les immeubles qui nous entourent, mais il n'était pas le jeu du "Oh putain c'est classe, j'en prends plein mes yeux, mon coeur bat la chamade, quel scénario de fou !".

Assassin's Creed II par contre... c'est tout cela et bien plus encore.

- Le super héros des temps anciens -

Ezio Auditore est l'un des seuls rescapés d'un massacre familial ou tous les hommes de sa famille ont été pendus pour trahison. Seules restent sa soeur et sa mère, désormais muette, pour faire office de famille. Ezio se lance alors dans une quête de vengeance assez classique aux premiers abords, mais loin d'être désuète, lui permettant de découvrir par la même occasion qui sont ces templiers et ce qui se trame chez les hommes de pouvoirs. Pour Desmond, c'est la suite de son histoire et Ezio est son second descendant dans l'Animus. Le joueur découvre la suite de l'histoire contemporaine tout en plongeant dans la vie d'un nouveau personnage, d'une nouvelle période de l'Histoire (l'Italie de la Renaissance) et d'une nouvelle architecture à maitriser. Assassin's Creed II est lancé et parait tout à fait quelconque. Néanmoins, certains détails ne trompent pas : Assassin's Creed II bénéficie d'une trame scénaristique beaucoup plus poussée et stylisée, qui permet aux développeurs de se faire plaisir en enchainant les références. Ainsi, Ezio devient un Assassin et possède son mentor, son oncle, lui apprenant l'art du combat. À côté de cela, Leonard de Vinci sera son "homme à gadget" lui inventant toujours plus d'objets lui permettant de mieux se faufiler, de tuer plus discrètement et plus efficacement. Enfin, comment ne pas penser aux super héros des comics lorsque l'on assiste à la scène où Ezio trouve la parure d'assassin de son père et l'enfile sur une musique enivrante de Jesper Kyd ? Ezio Auditore est un superhéros au sens figuré, malgré qu'il soit un antihéros sur tous les plans au début de l'aventure. Décidé à se venger, enchainant les meurtres de personnages de haut rang, Ezio n'a qu'un seul but : tuer ceux qui ont commandité les meurtres de ces deux frères et de son père. Mais tout cela va changer...

- Une évolution du personnage en lieu et place d'un scénario -

L'évolution "superhéroïque" d'Ezio ne fait aucun doute au fil de l'histoire. Partant d'une simple vengeance, il devient le sauveur des cités en proie aux assoiffés de pouvoir et donc un véritable Zorro à l'italienne. Le clan des Assassins, présent pour contre la conspiration historique des templiers qui s'étale sur toute l'Histoire (et bien plus encore), va aller jusqu'à s'intéresser à ce jeune homme plein de haine. Une haine facilement malléable et qui pourrait emplir de volonté cette âme perdue et triste qu'est celle d'Ezio. Une volonté nécessaire à de grands actes. En fin de jeu, aucun doute n'est permis : Ezio est un héros, sans l'ombre d'un doute. Machiavel lui-même fait une apparition dans l'histoire pour confirmer cet état de fait. Assassin's Creed II comble donc le manque de trame scénaristique du premier épisode par une double histoire qui passe d'une quête personnelle à la volonté d'un homme d'empêcher une grande conspiration planétaire de prendre le pouvoir. On passe tout en finesse et en chapitres d'un point de vue égocentrique à une dévotion sans pareille. C'est finement joué de la part des développeurs et cela fait de ce second chapitre un jeu que j'estime bien au dessus du premier opus.

- Une conspiration maladroite, mais passionnante -

Dans le style Da Vinci Code, le traitement intelligent en plus, Assassin's Creed II nous parle d'une conspiration des templiers qui s'est fait depuis des siècles, depuis la nuit des temps jusqu'à notre époque, sans que personne ne s'en rende compte. Seuls les Assassins combattent cette organisation. Tout au long du jeu, il est alors possible d'obtenir des bribes d'informations sur l'histoire des templiers et c'est ainsi que l'on découvre que de grands hommes de l'Histoire sont mêlés à cette affaire. Ainsi, Edison est un pourri, Tesla fut totalement discrédité pour son manque de loyauté envers la confrérie des Templiers et même Ford, le constructeur automobile, serait un vil gredin prêt à tout pour prendre le pouvoir. Cela fait sourire, semble tellement improbable, que certaines découvertes sont pratiquement grotesques, mais comment ne pas vouloir TOUT savoir sur cette conspiration ? C'est passionnant, amusant et assez bien monté pour intéresser un très large public. D'autant plus que cette idée (Attention ! Spoilers !) débouche sur un concept très intéressant, même si maintes fois utilisé en littérature, d'une espèce supérieure à la notre qui serait débarquée sur Terre avant nous et qui nous aurait appris tout ce que l'on sait aujourd'hui. Une autre espèce, annihilée par le soleil, est la clé de toute cette drôle d'histoire. C'est cliché, c'est bancal, mais c'est encore et toujours passionnant. Ubisoft joue bien la carte de l'accroche et fatalement, cela fonctionne. Rien n'est cependant facile et si ce concept tient la route, c'est uniquement grâce à une réalisation et un aspect "secondaire" très bien géré. Assassin's Creed II est l'histoire de Desmond, l'histoire d'Ezio Auditore et seulement ensuite de la conspiration. Trois niveaux d'histoire pour un seul récit : on dirait de l'Inception.

- On n'oublie pas la poésie... -

Enfin, la quête la plus quelconque, mais néanmoins mignonne de ce jeu, est celle des Plumes à collecter. 100 plumes blanches sont disséminées à travers toutes les villes italiennes du jeu. Celles-ci font référence au plus jeune frère d'Ezio, pendu pour trahison, qui aimait les collectionner. Sa mère, rescapée de cette rafle sanguinaire et injuste, s'est plongée dans le silence le plus total. Cette quête un peu lourde à terminer vient exploser l'horrible quête des drapeaux du premier opus qui ne demandait qu'à collecter des drapeaux sans autre intérêt que de finir le jeu à 100% Cette fois-ci, les plumes ont leur importance scénaristique et amène un certain romantisme, une certaine poésie triste à un jeu fondamentalement très bourrin et dynamique. En clair : les développeurs ont réussi à faire de la quête la plus ennuyante du premier opus une vraie "plus-value" au scénario du second. Pas de doute : que l'on aime ou non le Gameplay et l'esthétique des Assassin's Creed, il est impossible de ne pas affirmer que cette saga risque de faire date dans le monde du jeu vidéo "intelligent". Espérons juste que les prochains titres de la série sauront se faire aussi intelligents et que le marketing ne viendra pas pourrir un concept passionnant avec des idées à la con. Croisons les doigts.

Vu sur l'Adipose Blog

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