Parmi les légendes vidéoludiques, Metal Gear Solid tient une place privilégiée. Adulée par des millions de fans, la série d’Hideo Kojima à créer un style: le tactical espionage action game. On attribue souvent aux jeux des références et autres clins d’œil cinématographiques.

On sait par exemple que Solid Snake
et à plus forte raison Big Boss sont inspiré du
personnage interprété par Kurt Russell dans New
York 1997, Snake Plissken, nom de
famille qui lui même sera référencé dans Metal Gear Solid 2,
Pliskin étant la fausse identité de Solid
Snake dans la deuxième partie de l’aventure. Le style même du
jeu est extrêmement cinématographique, et c’est ainsi
qu’en 2006, Hideo Kojima exprime sont désire de voir un
film Metal Gear Solid au cinéma. Le projet est
finalement récemment abandonné…et pourtant un film Metal Gear
Solid existe. En effet Metal Gear Solid 3 est
en fait l’adaptation vidéoludique d’un monument oublié du cinéma.
La vraie référence, la vraie inspiration de la préquelle à la série. Le
film narrant l’histoire de Mike Denton.
Au VietNam il était le meilleur…il l’est toujours. C’est sur
cette phrase purement philosophique, qui à elle seule évoque la
puissance narrative de la série Metal Gear Solid,
que s’ouvre le chef d’œuvre de David A. Prior, connu
(ou plutôt inconnu) sous le titre de Deadly Prey
aux Etats-Unis, ou Ultime Combat en France.
Le film de 1988 s’avère être finalement très proche de ce que Kojima en a
fait pour le troisième opus de sa licence. Pour faire simple tous les
éléments forts du jeu sont déjà présent dans le film, ce qui me permet
dans un esprit de journalisme total de sérieusement compromettre
la paternité du jeu.
Un homme seul dans la nature face à un
ennemi dont il ne comprend pas les intentions, en short de jean
et torse huilé…alors oui déjà là, on diffère légèrement de ce
que peut offrir Metal Gear Solid 3. Ted
Prior (oui oui c’est le même nom que le réalisateur, son frère
en l’occurrence) incarne donc Mike Denton vétéran de guerre,
qui par un malheureux hasard se fait kidnapper devant chez lui en
short de jean et pull par un homme qui s’avèrera être son ancien
chef. Lorsque celui ci réapparaît le pull à disparu,
mais l’huile fait briller sa superbe musculature.

La disparition du pull fait partie des mystères du film...
Alors oui Snake est plus sobre me répondrez vous.
Mais l’intérêt du film repose beaucoup sur l’intelligence des
ennemis, les répliques pertinentes et cultes, la
multitude des méthodes de mise à mort et d’infiltration et l’incroyable
charisme des boss de fin de scène; et là je vois d’avance vos
yeux s’éclairer! Oui Metal Gear Solid est
connu pour son utilisation de ses différents éléments.
Remy et sa bande de branlos
Parlons d’abord de l’intelligence pas artificielle
des méchants du film. Pour faire simple elle est un peu moins
développé que l’IA du jeu. En même temps le film est
sortie avant. Vous me direz alors, oui mais ce sont des êtres
humains. Et là je ne saurais quoi répondre. En toute honnêteté, le film
comporte la plus belle bande de débiles qu’il m’est été donné de
voir. Mauvais en tout, ou bon à rien, quelque soit la formule,
le résultat est le même. Ils sont aveugles, incapables
de voir Denton admirablement caché dans un arbre sans feuille à un
mètre de leurs têtes. Ils ne savent pas viser, quand
bien même le héros se trouve à pas plus de deux mètres en face d’eux. Et
ils sont même assez stupides pour se faire assommer comme des
daubes par un vieux…la crème de la crème je vous dis.
Mais pour leur défense, il faut admettre que le héros
s’il brille par son charisme (et son torse) est aussi une bête
sauvage, sorte de surhumain, sous-rambo. La phrase d’accroche
rend d’ailleurs justice à ce prédateur exceptionnel. Ce
qui m’amène au deuxième point qui lie inévitablement Ultime
Combat à son adaptation non-officielle, non
assumée (vous allez de plus en plus comprendre pourquoi). Si Snake
est un soldat hors pair, capable de se faufiler partout, utilisant des
pièges et autres pistolets tranquillisant, il faut savoir qu’il a tout
pris à Mike Denton et a d’ailleurs transformé tout ça en
méthodes de tapette. Car Denton il faut le
dire ne fait pas dans la dentelle contrairement à Snake,
mais tout comme lui il partage le goût de la diversité.
Un coup de machette, un couteau dans le dos, un pain dans la tronche
suivie de la prise de close combat la plus ouf que j’ai jamais vu, un tronc
d’arbre dans la gueule (quand la plupart des gens se
contenterait d’une branche) ou encore un tranchage de bras
(sans une goutte de sang ce qui peut paraître surprenant pour le
néophyte). Tout cela sent bon l’envie de faire mal mais sans la
répétitivité. Alors si vous croyiez que Snake était un
original en tirant sur un essaim afin de provoquer le courroux des
guêpes, sachez simplement que Denton est capable de transpercer
le corps humain de part en part avec une brindille de la muerte.

Le bras coupé à coup de machette est probablement la scène la
plus dingue, paroxysme du bourrin
Evidemment l’original domine on le sent bien.
D’ailleurs si Snake se prend régulièrement dans un
piège à couillon, il faut savoir que c’est Denton qui
les pose les pièges dans Ultime Combat. Quant à
savoir s’ils fonctionnent, c’est peu de le dire. Car si jamais un
mercenaire avec un point de QI de plus que les autres (c’est à dire avec
un QI de 2) parvient à stopper le piège, il ne peut éviter la grenade
cachée qui lui explose au visage (grenade dont la cuillère est
encore accrochée soit dit en passant). Remarquez avec ce qu’ils prennent
déjà dans la gueule, ce serait dommage de pas en remettre une
couche. J’ai particulièrement apprécié le meurtre par chute de
pierres en caoutchouc (ou en carton, ça dépend du budget estimé du film)
toujours frais et surprenant.

La reférence au film est parfois flagrante (bien que Denton est
un mal fou à tailler un baton...)
Mais s’il est une aptitude commune aux deux héros que Kojima
aura sue parfaitement retranscrire c’est la capacité de se
camoufler. Snake bénéficie de différente tenues
et maquillages de guerre. Mike Denton est en short
de jean. On pourrait croire que l’un des deux est désavantagé,
mais n’allez pas vendre la peau du meilleur homme du VietNam comme ça.
Comme je l’ai déjà dit caché dans un arbre ou sous des feuilles au sol,
il est invisible. Alors est-ce que cela tient juste à la
stupidité des méchants, on pourrait le croire, mais le héros possédant
également un esprit aussi court que son short, on se
dit que là c’est quand même le talent qui fait la différence.
Bien sûr on à toujours le droit à une bonne réplique avant chaque mort.
"J’te crève!", "Tu vas mourir gros dur", "Ta gueule!" et "Putain!" sont
notamment parmi les plus classes de ses répliques.

Snake, Mike Denton, la communion avec la nature pour supprimer
les ennemis
Alors qui dit Metal Gear Solid dit un scénario
bourré de sous-entendus, de philosophie et de mises en abyme.
Evidemment Ultime Combat propose tout cela,
avec un concept de chasse à l’homme qui se change la proie en prédateur,
une histoire de kidnapping, de viol, de petite amie blonde
débile et doublée à l’arrache (qui inspirera le personnage de
Eva) et surtout d’organisation mercenaire dont tout le monde
semble ignorer le réel but. On parle sans cesse de millions
dépensé. Pourquoi faire? Et bien j’en sais rien! Cela prouve la profondeur
abyssale de ce scénario taillé à la machette, comme la
personnalité du grand méchant, de son bras droit (que nous avons nommé Remy
sans aucune raison particulière), du beau-père du héros ou encore de
son meilleur ami (qui ne l’est peut être pas…ou peut-être bien que si
finalement…) Une galerie de personnages incroyables qui ont en commun un
QI proche de la moyenne chez les crustacés. Le final encore une fois
renvoie à un message belliqueux primaire qui de façon sous jacente dénonce
le traumatisme de la guerre et son non fondé. Kojima
reprendra d’ailleurs le concept en l’insufflant directement dans son
personnage principal, ultime soldat (Ultime Combat)
pourtant opposé à la guerre. C’est beau l’inspiration.
La guerre ça fait mal, surtout quand on veut se remettre une
épaule pété en coinçant une pierre sous le bras...
Alors je pourrais encore vous parler des autres
nombreuses choses qui ne laissent aucun doute sur la
révélation qu’a due être Ultime Combat pour le
créateur japonais et le rôle prépondérant que le film à joué dans la
création du troisième opus de la saga. Mais la
démonstration est il me semble d’une clarté limpide. Pour vous en
convaincre je vais seulement vous demander de regarder de film
et de voir la lumière, vous fan de Metal Gear Solid 3:
Snake Eater. Sachez que seul un site a sue reconnaître la
toute puissance cinématographique du chef d’œuvre des frères Prior en
lui décernant la note maximal. Ce site c’est
Nanarland …

Snaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaake!
Pour des raisons purement humoristiques je conseil fortement le
visionnage en VF. Vous pouvez retrouver l’intégralité du chef d’œuvre
des frères Prior sur Dailymotion (taper simplement "Ultime Combat" et la
lumière jaillira)
10/05/2010, 00:50
J'adore ton allusion l'IA pas artificielles des méchants du film. J'ai beaucoup ri.
10/05/2010, 10:01
Malgré tout comme tu le dis, c'est sûr que Kojima a vu ce genre de film (pas celui là en particulier) les "sous-rambo" et cie...
10/05/2010, 17:40
Suivez mon regards.
Article simple et sans prétention, donc excellent.
10/05/2010, 18:43
10/05/2010, 19:12
Je pense que Kojima a vu ce genre de films (ce mec doit être une encyclopédie à ce niveau, quant on voit ces jeux), certes, mais de là à dire qu'il s'en est clairement inspiré, je ne sais pas! Une chose est sûr, même si c'est le cas, son travail de sublimation fait toute la différence, et ça, ça s'appelle le talent, et ça se ressent!
10/05/2010, 20:18
10/05/2010, 22:27
10/05/2010, 23:12
ton article est plaisant, au même degré que le site dont tu as tiré la partie descriptive du nanar en question. Étant en panne actuellement sur le sujet, ca m'en fera un "bon" à regarder. Et si toi même tu cherches de quoi satisfaire ton irascible envie de manger de l'½uvre à 30 cts, je te conseille vivement american ninja et l'inénarrable project octagon. là aussi, c'est un vrai festival de QI niveau 1
10/05/2010, 23:12
ton article est plaisant, au même degré que le site dont tu as tiré la partie descriptive du nanar en question. Étant en panne actuellement sur le sujet, ca m'en fera un "bon" à regarder. Et si toi même tu cherches de quoi satisfaire ton irascible envie de manger de l'½uvre à 30 cts, je te conseille vivement american ninja et l'inénarrable project octagon. là aussi, c'est un vrai festival de QI niveau 1