Avec le moteur de sa Yangwang U7, le constructeur automobile chinois BYD nous prouve que mécanique thermique et véhicule électrique ne sont pas forcément incompatibles.
Les voitures électriques, c’est définitivement la grande tendance du moment. Après avoir passé des décennies au volant de véhicules thermiques, de plus en plus d’automobilistes tendent à adopter l’esprit « zéro émission » en se tournant vers l’électrique, qui grapille ainsi doucement mais sûrement toujours plus de place dans le secteur automobile. Mais pour les constructeurs, rien ne se perd, tout se transforme. Y compris lorsque l’on parle de mécanique, en témoigne cette récente découverte concernant les moteurs des voitures de la marque BYD.
Quand BYD surprend avec le moteur des Yangwang U7
Au détour d’une vidéo publiée sur Weibo, un réseau social chinois, la compagnie a en effet révélé les dessous de la fabrication de certains de ses véhicules, en particulier ceux de la gamme Yangwang, pour l’instant uniquement disponible en Chine. Ce fut alors l’occasion pour nous d’en apprendre davantage sur le moteur qui alimente la machine, à savoir un moteur quatre cylindres à plat turbocompressé… comme on en trouve dans certains véhicules thermiques de la marque Porsche et Subaru. Des véhicules plutôt sportifs, donc.
Il faut dire qu’en faisant un tel choix, BYD assure à ses véhicules électriques des avantages certains, précisément liés à l’architecture dite « à plat » du moteur en question. Par exemple, avec son centre de gravité réduit, celui-ci améliore considérablement la tenue de route du véhicule, ce qui explique pourquoi il est particulièrement prisé par des constructeurs comme Porsche et Subaru. De même, la forme de son piston, qui lui vaut le nom de « boxer », lui permet d’atténuer les vibrations lors du mouvement, et donc d’être plus silencieux durant la conduite.
Enfin, ses dimensions beaucoup plus compactes lui permettent non seulement de s’insérer dans des capots de moindre hauteur, mais aussi de laisser davantage de place aux autres pièces. Ce qui permet, par extension, d’accroître l’aérodynamisme de la voiture et la sécurité de l’habitacle, le moteur ayant plutôt tendance à glisser sous la voiture en cas de choc frontal particulièrement violent. Bref, de quoi justifier le choix de BYD, donc, qui signe une grande première en optant pour une telle mécanique dans un véhicule électrique.
Une gamme de véhicules premium, bientôt en Europe
Bien sûr, cela n’a toutefois pas que des avantages. Par exemple, la fabrication plus coûteuse d’une telle pièce au même titre que la difficulté de son entretien expliquent pourquoi elle est généralement choisie pour des véhicules premium, à l’instar de la Yangwang U7 dans le cas de BYD. Car autant vous prévenir tout de suite : cette dernière, qui est la première au monde à en bénéficier, vous en coûtera alors la modique somme de 628 000 yuans, soit environ 76 500€. De quoi en faire un modèle très haut de gamme, donc.
Un modèle qui, rappelons le toutefois, n’est pas encore disponible en France ni en Europe. Car à l’heure où sont écrites ces lignes, BYD réserve encore ses véhicules de la gamme Yangwang au marché chinois. Cela étant, comme confirmé par le constructeur il y a maintenant plusieurs mois, ce n’est plus qu’une question de temps avant que cela ne change. Si tout se passe bien, rendez-vous plus tard en 2026, donc. En attendant, BYD continue de se concentrer sur le lancement de ses modèles plus accessibles, ainsi que ceux ceux de la gamme de luxe Denza.
Source : Weibo