Grâce aux expérimentations de Colossal Bioscences, une race de loups-garous éteinte depuis 10 000 à 12 000 a eu le droit il y a un peu plus d'un an de cela à une forme de « résurrection ». Cela a donné deux bébés, du nom de Romulus et Remus, puis un peu plus tard une femelle du nom de Khaleesi, en référence évidemment à Game of Thrones, qui figure de tels loups d'une taille nettement supérieure à celle de leurs congénères tels que nous les connaissons. En parlant de cela, les deux premiers ont fêté en octobre dernier leur première anniversaire, et s'avèrent déjà particulièrement massifs.

Des loups-garous préhistoriques qui grandissent massivement à vue d'œil

Un peu plus d'un an après la naissance des deux premiers spécimens de cette race préhistorique de loups-garous « ressuscités », Colossal Biosciences a partagé en vidéo ainsi que via un rapport leur évolution, de même que celle de leur petite sœur. L'équipe y explique la progression des deux loups les plus âgés. « Aujourd'hui, Romulus et Remus, âgés d'un peu plus d'un an, pèsent un peu plus de 50 kg, soit environ 20 % de plus qu'un loup gris standard à cet âge », explique Matt James, responsable des animaux chez Colossal. « On constate donc que les gènes du loup préhistorique se développent et que nous obtenons de beaux loups imposants, bien plus représentatifs des spécimens anciens ».

James a également donné des nouvelles de Khaleesi, la décrivant comme « un peu plus petite, un peu plus jeune […] Elle pèse environ 25 kg, mais elle est tout de même environ 10 à 15 % plus grande que les loups gris que nous avons observés » L'objectif est d'intégrer Khaleesi à la meute avec les deux mâles plus âgés. Tout cela démontre en tout cas que l'expérience de Colossal Biosciences visant à faire « renaître » ce qui s'apparente aux loups-garous préhistorique se présente comme un franc succès, qui pourrait encourager d'autres avancées scientifiques dans le domaine.

Une résurrection qui fait cependant débat, les scientifiques crient au loup

La présentation des bébés loups-garous au monde entier en avril dernier, a cependant provoqué une vive controverse. La principale critique portait sur le fait que ces loups ne sont pas de véritables loups préhistoriques, mais plutôt une créature fonctionnellement similaire, issue d'un croisement entre un loup gris et un loup géant disparu.

« Pour véritablement ressusciter une espèce, il faudrait la cloner », a déclaré le professeur associé Nic Rawlence du Laboratoire de paléogénétique d'Otago. « Le problème, c'est que nous ne pouvons pas cloner les animaux disparus car leur ADN est extrêmement délicate à conserver » En réalité, Romulus, Remus et Khaleesi sont des loups gris génétiquement modifiés, avec 20 modifications sur 14 gènes différents, et non de véritables loups-garous préhistoriques.

De tels projets ambitieux suscitent toujours des critiques, notamment sur le plan éthique. Une telle résurrection pose en effet question notamment quant à la viabilité de leur réintroduction dans la nature, et les conséquences que cela pourrait avoir sur l'écosystème. De même, certains au sein de la communauté scientifique pointent du doigt le vocabulaire employé pour décrire ces animaux. Les loups créés par Colossal Biosciences sont-ils de véritables loups-garous ? Non, mais ce sont les plus proches que nous ayons vus depuis plus de 10 000 ans, et ils pourraient bien contribuer à sauver d’autres espèces au bord de l’extinction.

Source : Colossal Biosciences sur YouTube