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    Test de Kaze and the Wild Masks (PC, PS4, Xbox One, Nintendo Switch)

TEST de Kaze and the Wild Masks : Y a un peu plus de DKC, je vous le mets quand même ?

Par Thomas Pillon - publié le
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Après un passage à vide suite au rachat de Rare par Microsoft, le plus célèbre des gorilles avait signé son grand retour grâce aux bons soins de Retro Studios, qui avaient su réinterpréter la formule Donkey Kong Country de fort belle manière, avant que les héritiers de Playtonic ne reviennent à leurs premières amours grâce à Yooka-Laylee and the Impossible Lair. Avec ce nouveau concurrent en forme d'hommage, le studio PixelHive tente lui aussi de rendre hommage à une formule ô combien appréciée.

En choisissant de mettre en scène une lapine cartoonesque chargée de sauver sa moitié en traversant des niveaux remplis d'ennemis, et en profitant de quelques transformations à base d'autres animaux, Kaze and the Wild Masks ne cache pas franchement ses intentions, et choisit d'embrasser pleinement les codes du genre, même à l'heure de la distanciation sociale imposée. Mais à chercher à tout prix à se complaire dans le bouillon des années 1990, la formule ne risquerait-elle pas de finir dans le formol ? 

La fiction nous l'a pourtant bien appris : on ne touche pas à l'anneau.

Babs les masques

Kaze and the Wild Masks emprunte au genre du platformer 2D bon nombre de ses poncifs, puisqu'une lapine ne portant rien entre ses chaussures et son gilet devra parcourir plusieurs dizaines de niveaux pour sauver son bellâtre des griffes d'un antagoniste un rien caricatural. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour tenter de marteler la corde nostalgique comme un bassiste funk en plein solo. 

Saut, rebond sur la face d'ennemis et collecte d'items à gogo : l'aventure de PixelHive prend le soin de ménager sa colonne vertébrale, quitte à passer pour un bon élève du genre. Il faut dire que derrière ses environnements super 16 bits du plus bel effet et sa farandole de couleurs, Kaze and the Wild Masks n'est pas des plus inventifs, puisqu'il emprunte sans vergogne et sans rougir à la trilogie la plus culte du Rare de la grande époque. 

Le chara-design joue sa rougir la carte de l'humour.

Flawless Viktory

Entre la collecte de quatre lettres, le point de vie supplémentaire matérialisé à l'écran, les stages bonus conditionnés à une complétion totale, le compte est bon. Ah, n'oublions pas les buddies de rigueur, ici remplacés par les transformations des masques éponymes, puisque l'aigle et ses projectiles en cloche font furieusement penser à... Squawk, tout à fait. Ajoutez à cela des niveaux à ronces, et il ne manque pour ainsi dire plus que les douces mélodies de Grant Kirkhope pour obtenir un score parfait sur l'échelle de l'hommage.

Le problème avec les flatteries, c'est que si elles offrent aux vieux nostalgiques une bonne raison de replonger en enfance, on ne peut s'empêcher de se demander où elles se terminent, et où commence la bête copie. Et l'enchaînement des différents niveaux, aussi variés et jolis soient-ils ne permet pas toujours de lever le doute. C'est peut-être le premier boss, en déroulant un pattern de projectiles strictement calqué sur King K. Rool à la sauce Donkey Kong Country 2 qui apportera un élément de réponse. 

Vous la voyez là, l'inspiration ?

Hase-been

Heureusement, les différentes transformations proposées offrent une expérience sympathique, certes assez peu surprenante, et qui semblent avoir été quelque peu sous-exploitée, tant la plupart des stages ne les intègrent finalement pas. Certes, cela permet de varier les situations et de ne pas tomber dans la monotonie, mais l'impression que la mécanique des masques, qui s'invite pourtant dans le titre, reste sous-exploitée.

En revanche, les artistes et animateurs s'en sont donné à coeur joie, et le joueur un brin esthète profitera de bien belles idées de backgrounds, ce qui motivera les assidus de la complétion à refaire certains stages pour y trouver les zones cachées (et leurs épreuves bonus express, CQFD), afin de débloquer un niveau inédit dans chacun des quatre mondes proposés. Dommage que les lettres K-A-Z-E et les 100 diamants à récolter n'opposent avant la toute fin aucun challenge. 

Rabbit season

Si les ennemis profitent d'un chara-design cartoonesque et penchant vers le comique, difficile de ne pas rapidement voir les limites de leur I.A., qui se contente presque du minimum, et malgré la satisfaction qui résulte d'une phase de rebonds réussie, leur masque de collision semble parfois avoir quelques trous dans la raquette. Les boss qui ponctuent logiquement chacun des quatre mondes proposés ne brilleront pas par leur originalité, mais offrent un vrai challenge pour s'en sortir sans le moindre dégât, une catégorie optionnelle dans laquelle seuls les mordus de plate-forme en manque chronique se jetteront.

PC
PS4
XB1
Switch
Satisfaisant
6
À vouloir réciter ses gammes au quart de ton, Kaze and the Wild Masks nous offre un Donkey Kong Country-like certes appliqué, mais qui souffre d'un manque de personnalité bien trop flagrant. Derrière une plastique plutôt chatoyante et une mécanique de masques qui offre un peu de respiration, PixelHive n'est pas parvenu à offrir plus qu'un hommage scolaire, et donc peu surprenant. Ceux qui voudraient tromper l'ennui entre deux gros morceaux profiteront évidemment d'une formule qui a su faire ses preuves, avec de vrais morceaux de collectibles dedans, mais l'offre en la matière est telle qu'il serait difficile de ne pas trouver son bonheur ailleurs. Vous savez donc où vous mettez les pieds.
par
+ On aime
  • Un platformer à l'ancienne qui va droit au but.
  • Une direction artistique fort plaisante.
  • Les collectibles qui relève la durée de vie.
  • Un chara-design comique qui fonctionne bien.
- On n'aime pas
  • Un copié/collé finalement bien sage de la formule DKC.
  • Les masques, relativement sous-exploités.
  • Un level design encore perfectible.
  • Les niveaux bonus assez quelconques.
  • Originalité, où es-tu ?
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La fiction nous l'a pourtant bien appris : on ne touche pas à l'anneau. Le chara-design joue sa rougir la carte de l'humour. Vous la voyez là, l'inspiration ?

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