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    Call of Duty : Un ancien responsable estime que la série est sous-estimée

Call of Duty : Un ancien responsable estime que la série est sous-estimée

Par Thomas Pillon - publié le
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Si Call of Duty symbolise dans l'esprit du grand public une certaine idée du blockbuster par excellence dans l'industrie du jeu vidéo, c'est peu dire que la série d'Activision subit tout autant les railleries de la part d'un certain public de joueurs, qui ne la ménage que très peu. Après des années de silence, un "ex" décide de prendre la parole pour tenter de réhabiliter "Kalaf". 


À voir aussi : The Callisto Protocol annoncé, un Survival Horror par le créateur de Dead Space


Avec une cinquantaine de titres à son actif, Glen Schofield est ce qu'on peut légitimement appeler un vétéran de l'industrie. Déjà là quand Les Simpson enchaînent les aventures d'une qualité douteuse sur NES, l'artiste devenu réalisateur a eu l'occasion de rouler sa bosse chez Activision, et produire quelques épisodes de la plus célèbre série de FPS : Modern Warfare 3, Advanced Warfare et WWII.

C'était pas mes guerres

Interrogé sur son futur jeu, The Callisto Protocol, par nos confrères du magazine Edge, Schofield est revenu sur son histoire avec la série Call of Duty, quitte à tordre le cou à certaines idées reçues :

Aujourd'hui, les gens pensent que Call of Duty, c'est quelque chose que l'on passe au hachoir, et qu'un nouvel épisode finit par sortir. Ils ne réalisent pas à quel point il faut travailler pour chacun d'entre eux. On travaille avec des experts : j'ai étudié la Seconde Guerre Mondiale pendant trois ans. J'ai travaillé avec des historiens. J'ai passé huit jours dans un van à parcourir l'Europe pour me rendre sur les lieux où se déroulait l'action. J'ai tiré avec d'anciennes armes. Voilà ce qu'il faut faire quand on travaille sur un jeu Call of Duty.

Et à défaut de pouvoir se rendre dans un futur proche histoire d'y mesurer son niveau de dystopie éventuelle, les gars du studio Sledgehammer effectuent également un vrai travail de recherche : 

Pour devenir des experts, nous avons travaillé avec les unités Navy SEALS et Delta Force afin d'étudier leurs tactiques et leurs techniques. Il nous a fallu étudier les différentes forces spéciales de par le monde : Angleterre, France, Espagne et Italie, parce qu'elles se retrouvent dans le jeu.

Si le producteur prend a priori soin de s'attarder sur le travail de recherche plus que sur le fond de la série, qui attire bien des critiques quant à la vision du monde et de la géopolitique qu'il véhicule, il relativise la compétition qui existerait en interne entre les différents studios chargés de maintenir le rythme annuel de la série : 

Il y en a, forcément. C'est curieux, car nous soutenons chacun des autres studios, car tous les Call of Duty doivent bien se vendre, même si l'on espère toujours être celui qui fera le meilleur score. Et pourtant, tout le monde donne à un moment ou un autre un coup de main. Mon équipe a par exemple travaillé sur des niveaux et des objets de Black Ops, il y a une vraie fraternité. 

Désormais très occupé sur le survival horror jupitérien The Callisto Protocol, Schofield ne participera donc pas au chantier Call of Duty Vanguard, dont la fenêtre de sortie est encore très incertaine. *

Que pensez-vous des déclarations de Glen Schofield ? La série Call of Duty mérite-t-elle d'être mieux considérée ? Faites-nous part de vos avis criblés dans les commentaires ci-dessous.

[Source]

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