Il aurait aimé l'avoir fait lui-même. Eiji Aonuma, l'un des créateurs phares de Zelda, évoque ce jeu de Capcom qui l'a tant impressionné qu'il en est jaloux.
Il y a des jeux qui marquent tellement leur époque qu'ils deviennent des modèles pour les autres créateurs. Dans le genre, on peut sans mal citer la licence The Legend of Zelda, étendard mythique de Nintendo. Pour autant, même Eiji Aonuma, l'un de ses directeurs les plus emblématiques, peut lui-même être bluffé par la concurrence. Dans une interview, il mentionne un titre de Capcom qui lui a fait une impression remarquable.
Juste avant son nouveau Zelda, Eiji Aonuma tire des leçons de Capcom
Remontons 21 ans en arrière. Nous sommes alors en 2005, une année importante dans l'histoire du jeu vidéo puisqu'elle a vu débuter la septième génération de consoles. Les studios avaient donc sorti certaines de leurs meilleures cartouche juste avant pour conclure la précédente en beauté. Chez Nintendo, on a par exemple eu droit à deux jeux Zelda en 2004, Four Swords Adventures et Minish Cap. Mais, chez Capcom, c'est un titre qui a marqué un tournant pour sa licence que le public a découvert.
Eiji Aonuma travaillait justement en collaboration avec Capcom dans ce temps-là. Le développement de Zelda Minish Cap avait été confié à la filiale Flagship de l'éditeur japonais. Or, le game designer et producteur de légende avait envie de s'éloigner un peu de la licence culte de Nintendo à l'époque. « J'avais envie de prendre un peu de distance », confie-t-il alors. Mais c'est comme si tout l'y ramenait, y compris ce jeu qui l'a tant impressionné de la part de son concurrent et partenaire.
Au moment de l'interview avec Edge, Eiji Aonuma jouait à Resident Evil 4. « C'est un jeu époustouflant, il est vraiment très réussi », admet-il. Il ajoute même « J'aurais dû le faire moi-même », tant les idées l'impressionnent et lui parlent. En même temps, il y a peut-être une raison à cela. Tout en avançant dans le jeu, il s'est parfois dit que Capcom avait peut-être « créé certaines sections en pensant à Zelda ». De fait, il y a bien des aspects qui s'en rapprochent. On pense au mélange d'action et d'énigmes à résoudre pour progresser dans les lieux. C'est pourquoi il en est venu à la conclusion qu'il pouvait « beaucoup apprendre de RE4 ». Or, quand on se dit qu'il travaillait sur la réalisation de Zelda Twilight Princess, on se dit qu'il n'est pas impossible qu'il y ait eu des influences.

Source : Edge.