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Toutes les parts que la firme détenait dans Activision Blizzard ont ainsi été revendues à "un établissement bancaire", sans autre précision selon le communiqué de la société.

Plus précisément, Vivendi annonce "avoir débouclé l'opération de couverture des 41,5 millions de titres Activision Blizzard", soit pas moins des 5,7 % d'actions en sa possession, qu'il avait lancée en juin 2015.

Chose étonnante, cette opération devait à l'origine s'étendre sur dix-huit mois et visait à "protéger la valeur de la participation de Vivendi dans Activision Blizzard, tout en lui permettant de conserver une participation significative à la hausse en cas d'appréciation du cours de l'action Activision Blizzard".

Mais le cours de l'action Activision Blizzard a, miraculeusement "augmenté de 40% depuis juin dernier", précise Vivendi.

Le bon moment pour se désengager et se faire une belle marge, tout en se servant de cette providentielle manne financière pour aller chatouiller les dirigeants de chez Gameloft / Ubisoft... Et finir par en prendre le contrôle ? Une chose est sûre, on ne pourra pas accuser la firme de jouer sur plusieurs tableaux, puisqu'en se désengageant de Activision Blizzard, il ne lui restera plus que des parts dans les sociétés françaises Gameloft et Ubisoft.

Ces dernières semblent désormais être la cible privilégiée de Vivendi, puisque depuis octobre dernier, la firme de Vincent Bolloré détient (en plusieurs opérations) 28% de Gameloft et pas moins de 11,52% de Ubisoft.

Une nouvelle offensive du géant des médias n'est donc désormais plus à exclure.