Après l'actualité récente sur sa branche gaming sur les sujets de la dématérialisation et l'IA, Sony s'en prend dans un acte qui ne manque pas d'ironie contre plus de 30 000 musiques générées par l'IA.
Il y a visiblement deux poids deux mesures au sein des branches de Sony. D'une part, du côté de PlayStation, vous n'êtes probablement pas sans savoir que, le 1er juillet 2026, la marque a annoncé la fin de la fabrication de disques pour ses consoles à partir de janvier 2028. Dans le même temps, la firme entend tout miser sur l'IA pour son avenir, l'intégrer davantage dans la PS6 ainsi que dans la production des jeux au sein des studios sous sa coupe. En revanche, la branche musicale du géant japonais continue fermement de s'opposer à la musique générée par IA portant atteinte à sa propriété intellectuelle, comme en témoigne une nouvelle action en justice de sa part.
Une croisade juridique de Sony Music Entertainment contre l'IA
En 2024, Sony, aux côtés d'Universal Music Group et de Warner Records, a intenté un procès à Udio et à Suno, un outil de création musicale par IA. Deux ans plus tard, la branche musicale du géant japonais remet le couvert après avoir eu accès aux données d'entraînement d'Udio. Cela lui aurait permis d'identifier plus de 30 000 musiques portant atteinte à ses droits d'auteur, en réutilisant des éléments provenant de titres d'artistes comme Beyoncé, Britney Spears, Elvis Presley ou encore Johnny Cash.
Dans sa plainte déposée devant la Cour de New York, Sony Music Entertainment allègue qu’Udio a « admis que ses modèles d’IA générative avaient été 'élaborés en exposant le programme à une vaste quantité d’enregistrements sonores de natures diverses' », y compris ceux provenant de YouTube. Depuis, Uuniversal Music Group et Warner Music Group ont conclu un accord avec Udio et collaborent désormais avec l’entreprise, alors que l’industrie musicale adopte progressivement l’IA.

Une violente attaque en justice pour Udio et son outil de génération musicale par IA
Sony ne compte de son côté pas en démordre et entend défendre chèrement ses droits d'auteur contre l'outil de génération de musique de génération par IA d'Udio. Sa nouvelle attaque en justice demande la cessation immédiate de la violation de ses droits par Udio, ainsi que 150 000 dollars de dommages et intérêts par œuvre litigieuse. Soit la broutille de 4 500 000 000 de dollars pour la totalité des quelques 30 000 musiques listées.
Des actions qui ne manquent pas d'une certaine ironie au vu de l'actualité de sa branche gaming
De telles demandes impérieuses de la part de Sony Music Entertainment ne manquent pas de prêter à rire jaune quand on regarde du côté des récentes décisions du géant japonais au sein de sa branche gaming. Tandis que sa firme musicale se montre intransigeante vis-à-vis de ses droits de propriété intellectuelle, la décision unilatérale de PlayStation s'agissant de la fin du support des disques à partir de 2028 porte quant à elle grandement atteinte aux droits des consommateurs, en plus de menacer de nombreux emplois gravitant autour de tels supports physiques, qui eux ne semblent actuellement pas disposer de recours pour s'y opposer.
De même, il est assez ironique que Sony souhaite investir massivement dans l'IA pour sa branche gaming, et à l'inverse la combattre si fermement quand il s'agit de défendre les intérêts de sa branche musicale. Reste cela dit à voir quelle sera la réponse de la Cour de New York face à la nouvelle plainte de Sony Music Entertainment contre Udio et Suno.
Source : DocumentCloud.org