Alors que Resident Evil bénéficie déjà d’un rythme de sortie soutenu depuis dix ans, Capcom annonce vouloir annualiser la franchise avec une technique assurant quantité et qualité.
Depuis la sortie de Resident Evil 7: Biohazard en 2017, Capcom est dans une forme olympique avec sa franchise horrifique. En effet, pour le plus grand bonheur des fans, nous avons d’ores et déjà eu droit à un total de six entrées majeures depuis cette date, sept si l’on compte Resident Evil Veronica qui arrivera courant 2027. Un rythme effréné qui frôle parfois l’annualisation, donc, ce qui est précisément l’un des objectifs de l’éditeur. Et même si cela peut avoir de quoi inquiéter, Capcom a une technique bien rôdée pour éviter l’erreur commise par d’autres séries.
Capcom veut annualiser les sorties de Resident Evil
Car si l’idée d’avoir droit à un nouvel opus chaque année peut être séduisante sur le papier, de nombreuses grandes franchises s’y sont malheureusement cassées les dents en raison de la lassitude qui a pu en découler, et surtout de la qualité très fluctuante des sorties. « C’est ce qui a ruiné Assassin’s Creed et Call of Duty », souligne par exemple un internaute sur X. C’est pourquoi Capcom a décidé d’alterner entre de nouvelles entrées et des remakes, de sorte à pouvoir assurer un rythme de sortie continu sans pour autant perdre en qualité sur les différents jeux.
« L’une des raisons qui pousse à la création de remakes est qu’il serait très ambitieux et difficile de produire chaque année une nouvelle entrée de Resident Evil », a déclaré Masachika Kawata, réalisateur de Resident Evil Requiem, auprès de Game Informer. « Ainsi, le fait de pouvoir revisiter d’anciens jeux et d’en réaliser des remakes aide Capcom à atteindre son objectif de sortir un jeu chaque année, tout en permettant à l’équipe de se lancer sans cesse de nouveaux défis et de perfectionner son savoir-faire ».
« Mais cela ne veut pas dire pour autant que les remakes sont moins importants », insiste-t-il toutefois. « En réalité, ils sont tout aussi importants que les titres de la série principale ». Ce qui explique pourquoi, excepté peut-être le remake de Resident Evil 3, chacun d’eux témoigne d’un grand soin de la part du studio. D’autant plus que l’avantage d’un tel cycle est qu’il permet « continuellement de fournir les ressources financières nécessaires pour créer de nouveaux opus, et de nouvelles licences comme Pragmata », explique Kawata.

Pas de spin-off en vue, juste des opus principaux et des remakes
Maintenant, cela veut-il dire que Capcom est prêt à diversifier ses projets dans ce même but ? Visiblement pas. Car même si les fans sont nombreux à réclamer de nouveaux spin-off de Resident Evil, dans la veine des Revelations ou des Outbreak par exemple, l’éditeur n’a pas l’intention de prendre le risque d’enrayer une machine bien huilée en ayant les yeux plus gros que le vente. « L’équipe donne actuellement le meilleur d’elle-même, en travaillant notamment sur nos nouvelles sorties comme Resident Evil Requiem, ou sur des remakes ».
« Donc honnêtement, pour l’instant, c’est là que nos efforts se concentrent », assure le créateur. « Nous sommes tellement concentrés là-dessus que je ne pense pas qu’il nous reste beaucoup d’énergie pour un spin-off actuellement ». Et autant dire qu’on veut bien le croire. Car outre un gros DLC pour Requiem et le remake de Code Veronica, Capcom serait également déjà à l’œuvre sur les remakes de Resident Evil 0 et 1 ; en plus, on l’imagine, de la prochaine entrée majeure pour la série. On aura donc largement de quoi faire dans les années à venir.
Source : Game Informer