Et parmi les thématiques qui se sont forcément invitées sans vous le demander dans votre fil d'actualité, on retrouve un certain virus connu sous le nom de Covid-19, et sa propagation de plus en plus mondialisée. Au début du mois de février, la maladie dont le foyer se situe officiellement dans la province du Hubei affectait déjà la production de Switch, comme l'expliquait le président de Nintendo Shuntaro Furukawa.

Aujourd'hui, le journaliste Takashi Mochizuki croit savoir plus précisément le sort qui attend la console transportable et le planning probable de la rupture de stock. Les unités destinées à alimenter le marché nord-américain pour les mois de février et mars étant déjà sorties d'usine, la pénurie devrait donc se faire sentir à partir du mois d'avril. Mochizuki ne parle pas de rupture, puisque la production, même fortement réduite, devrait toutefois se poursuivre.

La demande ne faiblit pas

La Chine ayant limité ses échanges avec le reste du monde, les usines d'assemblage de la console situées au Vietnam souffrent en effet d'un approvisionnement largement diminué, alors que la demande semble ne pas vouloir faiblir aux États-Unis, qui représente tout de même 43% du chiffre d'affaires de Nintendo, loin devant l'Europe (27%) et le Japon (21%).

Les sources anonymes du journaliste tiennent à préciser que la demande était déjà très soutenue avant même l'apparition du Covid-19, et que son éventuelle éradication exigerait tout de même quelques semaines d'observation avant que les employés des différentes usines de production et d'assemblage puissent reprendre leur activité.

Comme à l'époque des fêtes de fin d'année 2006 et 2007, durant lesquelles Nintendo n'était pas parvenu à suffisamment approvisionner les États-Unis en cargos de Wii, l'action du constructeur a chuté de 7,3% en l'espace d'un mois à la bourse de Tokyo, passant de ¥42.990 à ¥39.840.

À l'heure actuelle, le Covid-19 est tenu responsable de la mort de 1770 personnes en Chine, pour plus de 70.000 contaminations.