17 ans après la sortie de Dragon Quest 9, Yuji Horii, créateur de la licence, revient sur le choix, à l’époque, controversé de l’exclusivité Nintendo DS.
Au terme de ses quatre décennies d’existence, la licence Dragon Quest a fait des choix que les joueurs contestent encore aujourd’hui. Et celui de faire de Dragon Quest 9 une exclusivité Nintendo DS en fait visiblement partie. Jamais le jeu n’a jamais franchi les frontières de la console portable, au grand dam de nombreux joueurs, même 17 ans plus tard. Son créateur, Yuji Horii est donc revenu sur cet épisode et ce choix controversé.
Pourquoi Dragon Quest 9 était une exclu Nintendo DS ?
Pour remettre les choses dans leur contexte, il convient de rappeler que son prédécesseur, Dragon Quest 8, sorti sur PS2 en 2004, avait explosé toutes les attentes. Il s’agissait en effet du premier épisode de la série entièrement conçu en 3D et il avait séduit les amateurs de RPG avec son histoire, ses environnements particulièrement réussis, ses personnages mémorables crayonnés par Akira Toriyama et sa réalisation globale. Beaucoup espéraient que la licence poursuivrait sur sa lancée avec un neuvième épisode qui viserait une machine plus puissante, comme la PS3 ou la Wii, par exemple. Puis Square Enix a annoncé Dragon Quest 9 sur Nintendo DS, avec une réponse de la communauté loin, très loin d’être enthousiaste. « Il a été conçu pour avoir un gameplay intéressant, et je pensais que tout le monde serait surpris. Mais quand nous l’avons annoncé, nous avons reçu beaucoup de critiques comme “Quoi ? Sur la Nintendo DS ?” A l’époque, ça nous a un peu démoralisés. », raconte Yuji Horii dans les colonnes de Famitsu.
La raison de ce choix était pourtant toute simple : l’équipe voulait exploiter les capacités de connexion de la DS, les fonctionnalités multijoueur n’étant pas autant démocratisées qu’aujourd’hui. « Nous voulions permettre de jouer rapidement et facilement. A l’époque, peu de jeux utilisaient les réseaux locaux et c’était difficile à mettre en place. Mais avec la Nintendo DS, dès que vous l’allumez, vous pouvez vous connecter avec d’autres joueurs », explique le créateur de Dragon Quest. Mais les joueurs, eux, ne l’entendaient pas de cette oreille. Les forums de l’époque regorgent encore de réactions particulièrement salées, certaines allant même jusqu’à qualifier Dragon Quest 9 de « véritable régression » après le huitième épisode. Mais une fois le jeu sorti, les discours ont progressivement changé.
Un jeu qui a fini par marquer les esprits
Derrière ses graphismes forcément moins impressionnants, DQ9 proposait surtout une personnalisation poussée des personnages, une grande liberté, du multijoueur local et une aventure riche. « Nous pensions que c’était une machine incroyable, et nous avons décidé de créer Dragon Quest 9 en tirant parti de cette fonctionnalité », poursuit Horii, qui ne regrette visiblement pas le choix de cette exclusivité. Mais 17 ans plus tard, et alors que Square Enix a entamé une véritable renaissance de la licence avec quatre remakes en l’espace de deux ans, nombreux sont ceux qui espèrent voir Dragon Quest 9 revenir à son tour avec un remake. Ce n’est en revanche, officiellement, pas à l’ordre du jour chez Square Enix.
Source : Famitsu