Bien malgré lui, Battlefiled 6 a enterré tout espoir d'avoir un nouveau Need for Speed ou Burnout. Les deux licences ont disparu depuis un moment et visiblement il n'y a strictement rien de prévue pour ces jeux, ni en 2026, ni à l'avenir. L'une des directrices d'EA a confirmé que les licences étaient mortes, « en pause à durée indéterminée ». Pour le moment, tout le monde se concentre sur l'avenir de Battlefield, quitte à sacrifier ces deux licences cultes au passage.

EA met en pause indefiniment Need for Speed et Burnout

Si Need for Speed a essayé de revenir sur le devant de la scène avec Need for Speed Unbound en 2022, elle n'a pas vraiment réussi à s'imposer. Burnout quant à elle a tout bonnement disparu depuis très longtemps et l'on avait peu d'espoir quant à son retour.

Le studio qui s'occupait de ces deux titres, Criterion, est désormais rattaché à la grande famille des Battlefield Studios avec DICE et bien d'autres et ses plans sont clairs : il n'y a plus que Battlefield, plus rien ne compte malgré l'héritage.
À l'occasion des 30 ans du studio, Rebecka Coutaz, directrice générale des Battlefield Studios et vice-présidente de Criterion, s'est entretenue avec IGN au sujet de l'avenir de Criterion.

« Nous ne sommes pas là pour parler du passé » a-t-elle déclaré et lorsque IGN a demandé si des projets Need for Speed ou Burnout faisait partie de l'avenir du studio, cette dernière a répondu clairement que rien n'était prévu du tout : « nous nous concentrons exclusivement sur Battlefield ». Voilà qui est clair, les jeux de voitures, c'est terminé pour Criterion qui a pourtant construit son histoire avec, s'offrant une bulle de shooter intense dans les années 2000 avec le déjanté Black qui faisait « comme Burnout, mais avec des armes ». Désormais, le studio se focalise sur Battlefield et rien d'autre. Les deux autres licences sont en pause indefiniment.

Battlefield 6 Illu Véhicules

La création des Battlefield Studios a fait de la casse

Après l'échec des premières années de Battlefield 2042, et globalement sa réception assez moyenne, EA a décidé de passer la seconde. Tout le processus créatif a été revu, les ressources ont été redistribuées et cela a donné naissance aux Battlefield Studios, un regroupement de studios talentueux qui œuvre désormais dans un seul sens sur une seule licence. Un changement drastique mais visiblement payant au vu du succès de Battlefield 6 qui a revu presque entièrement sa copie et s'est rapidement imposé comme l'un des meilleurs shooters de ces dernières années.

Les Battlefield Studios en 2026

  • DICE : le studio suédois EA Digital Illusions CE, créateur original de la franchise Battlefield. Il dirige le développement multijoueur et les systèmes de gameplay de base.
  • Criterion Games : studio créant des jeux depuis près de 30 ans, connu pour Need for Speed et Burnout, et ayant travaillé sur Battlefield 1, V et 2042.
  • Ripple Effect : établi en 2021, dirigé par des vétérans de la franchise Battlefield, créateurs de Battlefield Portal.
  • Motive Studios : établi à Montréal en 2015, connu pour Star Wars Squadrons et le remake de Dead Space (2023), en charge de la narration et de la campagne solo.

Need for Speed et Burnout, un disparition prévisible

Need for Speed et Burnout, c'est donc terminé et c'est bien dommage. Si je ne suis pas un aficionado accompli dans tout ce qui est jeu de voiture, comme beaucoup, se lancer une partie de Burnout ou de Need for Speed faisait partie de mes petits plaisirs. Mais si la création des Battlefield Studios pour Battlefield 6 a certainement donné le coup de grâce, il faut dire que c'était prévisible. Need for Speed n'a pas vraiment eu de chance avec ses derniers jeux, notamment Unbound qui était peut-être l'un des meilleurs NFS depuis des années, mais n'a jamais réussi à se hisser au niveau des plus grands jeux de la licence. Quant à Burnout, on sait hélas depuis trop longtemps que la licence est enterrée. Pourtant, sa recette à la fois intense et spectaculaire, était unique en son genre, mais pas suffisamment marquante pour cartonner autant qu'EA l'aurait voulu certainement.