Dès son annonce, 1666 Amsterdam a rapidement été catalogué par les joueurs comme un Assassin’s Creed-like. Et cela n’a rien de très étonnant puisque derrière ce nouveau titre se cache Patrice Désilets, qui n’est autre que l’un des créateurs de la franchise phare d’Ubisoft. D’ailleurs, à l’origine, le projet est même né comme un potentiel nouvel opus d’Assassin’s Creed, avant que les chemins du créateur et de l’éditeur ne finissent par se séparer. Et même si l’ADN de la série reste inévitablement présent, ce n’était pas vraiment la volonté de Désilets.

1666 Amsterdam, un projet au long cours dans lequel tout a changé

À l’occasion de la Gamescom 2026, où nous avons eu l’opportunité de nous entretenir pendant une demi-heure avec ce dernier, nous n’avons évidemment pas manqué de revenir sur la genèse mouvementée de 1666 Amsterdam. Un jeu qui aurait donc pu devenir les prémices d’un nouvel Assassin’s Creed, avant que le créateur ne passe finalement chez THQ en 2011 pour en faire une autre licence. Et déjà, sa volonté était claire : « Je ne voulais vraiment pas faire un Assassin’s Creed », nous a assuré Désilets.

Le fait qu’il sortait alors tout juste du développement d’Assassin’s Creed Brotherhood avait toutefois inévitablement beaucoup influencé son travail qui, comme il le reconnait, était « encore plus teinté » de l’ADN de la franchise d’Ubisoft qu’aujourd’hui. Car entre 2011 et 2026, 1666 Amsterdam s’est radicalement transformé. « Presque tout », nous a en effet répondu le créateur lorsque nous lui avons demandé ce qui avait changé dans le jeu depuis sa vision initiale. « Presque tout sauf le titre », a-t-il ensuite ajouté.

1666 Amsterdam
© Panache Digital Games

Un jeu marqué par l’ADN de Panache Digital Games

Car si 1666 Amsterdam nous place aujourd’hui aux commandes de Noa, une sorcière chargée de démasquer les entités démoniaques cachées dans les rues de la ville, le fait est qu’à l’origine, il était en réalité question d’incarner l’apprenti du diable. Et bien que nous n’ayons pas eu l’occasion d’approfondir la question au cours de l’interview, Désilets a toutefois précisé qu’il apprécie le fait d’avoir pu prendre du recul sur le projet qui, à ses yeux, est maintenant davantage imprégné de l’AND de Panache Digital Games et d’Ancestors: The Humankind Odyssey.

« C’est davantage mon jeu post-Ancestors », a-t-il affirmé, en réaction à ses précédents propos sur le fait que 1666 Amsterdam aurait à l’origine dû être son jeu post-Brotherhood. « J’y reviens peut-être à certains fondamentaux d’Assassin’s Creed, mais aussi avec la connaissance de ce qu’est un jeu Panache. C’est pour ça que dans le jeu, il y a une partie linéaire au départ, où on apprend les mécaniques de 1666 Amsterdam et les règles fondamentales. Puis après on arrive dans le monde ouvert, où on laisse les joueurs s’amuser », explique Désilets.

Une approche différente de celle d’Assassin’s Creed

Et pour cause, ce nouveau titre a davantage pour vocation de laisser les joueurs « s’amuser, découvrir et s’entrechoquer des systèmes » que de leur demander « de faire des missions super artisanales ». « C’est vraiment : ‘Il y a un Original dans le quartier, trouve son nom avec lequel il a signé le contrat, trouve son visuel, trouve le sceau’. Et je ne t’aide pas plus qu’il ne le faut ». De quoi mieux différencier l’approche de 1666 Amsterdam de celle d’Assassin’s Creed, donc. Pour rappel, le jeu est maintenant disponible en accès anticipé sur PC.