Test de DOOM (PC) : À la hauteur de sa réputation ?

Par Camille Allard - publié le - mis à jour le

L'histoire de DOOM a commencée la même année que celle de Jurassik Park, à savoir en 1993. Devenu un classique et un précurseur du FPS moderne, grâce entre autres au savoir faire de John Carmack, que vaut t-il plus de 23 ans après dans cette version reboot ? Le géant est t-il mort ? Ou réussit-il  au contraire à prouver que la licence à toujours sa place au panthéon du jeu de tir à la première personne ? Réponse !

Nous avons testé le jeu sur 2 machines différentes.

Machine de Test 1 : High

  • Système d'exploitation : Windows 8.1 64 bit
  • Processeur : Intel Core I7 3930K 3,20 GHz
  • Carte mère : ASUSTek P9X79
  • Mémoire : 16Go DDR3
  • Carte Graphique : Nvidia GeForce GTX Titan

Machine de Test 2 : Medium

  • Système d'exploitation : Windows 8.1 64 bit
  • Processeur : Intel Core I5 4690 3,50 GHz
  • Carte mère : ASrock H97 Pro4
  • Mémoire : 8Go DDR3
  • Carte Graphique : GeForce GTX 970 4 Go

Ah DOOM... je ne vais pas vous le cacher, j'ai été très excité à l'idée de pouvoir me charger de ce test. Depuis son annonce, c'est toujours de manière frénétique que je dévore les informations à son sujet. Développé par les gars de chez Id Software, à qui l'on doit déjà les précédents épisodes ainsi que toute la série des Quake, on peut dire que le studio a de la bouteille et du savoir faire. Et pourtant, c'est avec une certaine appréhension que j'ai débuté ce test, surtout après la douche froide de la beta multijoueur...

Il est beau mon PC, il est beau

Joueur PC dans l'âme, après un long téléchargement de 45 go, je me jette ni une ni deux sur le bouton "jouer" de Steam et commence à savourer. Je commence par faire un petit tour au niveau des options graphiques que je règle au maximum (le jeu est très bien optimisé) :

 


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Ensuite, je démarre enfin la campagne et c'est là que les (bonnes) surprises commencent. Inutile de s'attendre à une introduction de fou furieux : le scénario tient sur un timbre poste, on lui pardonne aisément, il s'agit d'un FPS et plus spécifiquement d'un Doom.. Vous vous réveillez dans une salle médicale entourée de démons et vous vous échappez pour pouvoir récupérer votre fidèle armure, qui sera votre seule compagnon de route digne de ce nom tout au long de l'aventure. Ne faisant par les choses à moitié, Id Software nous offre une belle mise en scène et un beau travail graphique, qui n'est toutefois pas exempt de défauts. La direction artistique par exemple est irréprochable, on est dans un vrai DOOM avec son lot de lave, de portails démoniaques et de mares de sang. Techniquement en revanche, il y a des choses à redire. Commençons avec ce qui fâche, comme par exemple des textures floues à certains endroits. Disons qu'il ne faut pas trop coller son nez contre le sol et les murs. Pour le reste, c'est très propre, avec de magnifiques effets de lumières et un framerate magistral. Jamais en dessous de 100fps avec une GTX970 et un i5 4690, c'est du travail d'artiste à ce niveau. Le moteur Id tech 6 fait donc du beau boulot, et pour vous en convaincre, voila ce que donne les 4 degrés de qualité graphique en jeu :

Faible :

 
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Moyen :

 
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Élevé :

 
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Ultra :

  
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Il n'y a pas de différence flagrante entre chaque, si ce n'est au niveau des éclairages et des effets volumétriques (fumée, etc.). Les textures elles, ne bougent pas d'un poil. Les amateurs de 4K vont bouder.

Une campagne solo très réussie

Dès les premières scènes d'action, le coté bourrin ressort. Clairement, le jeu n'est pas destiné aux petites natures, et celui-ci est bourré de fan service. Du sang, des tripes, des gros flingues et des démons, voilà la recette d'un DOOM et voilà ce qui ressort de ce reboot. L'action est frénétique et quand on ne combat pas on se retrouve à chercher des cartes d'accès de plusieurs couleurs pour ouvrir des portes et trouver des salles "secrètes". Si ce n'est pas franchement passionnant, ça permet de faire des pauses entre deux gros combats, qui restent la composante principale du titre. On a vraiment un sentiment de puissance, notamment grâce aux "glory kills", les fatalités qui permettent au corps-à-corps d'achever les démons. C'est d'ailleurs là que toute la violence de notre personnage s'exprime : on brise des cranes sur notre genou, on casse des nuques, on arrache des bras... Bref : on fait un carnage, aussi bien à la main qu'avec son arsenal.

Car oui, qui dit FPS dit armes. Celles-ci vont de la tronçonneuse au fusil à pompe et sont extrêmement bien pensées. Chacune d'elle possède un mod qui permet de profiter d'une fonction secondaire. Le fusil à pompe par exemple possède deux mods : un gadget triple tir et un lance-grenades. Pour passer de l'un à l'autre, il suffit de presser la touche "R" pour que notre personnage se mette simplement à changer d'embout. Très bien pensé et très classe. Une fois un mod débloqué à l'aide des points qu'on récupère tout au long du jeu (via des trouvailles et des défis), on a accès à une série de "pouvoirs" qu'il faut là aussi débloquer. Ceux-ci ne sont pas là juste pour faire joli, ils apportent une vrai plus-value comme une meilleure optique ou un plus gros chargeur. D'autant qu'on va se retrouver très rapidement à court de munition et donc devoir très souvent switcher pour utiliser l'arsenal de manière optimale. En plus des armes, on va jongler avec des "runes" qui permettent de profiter de compétences comme des munitions plus importantes ou un loot optimisé, comme c'est le cas avec la rune nommée "aspirateur", qui va nous octroyer une plus grande distance pour récupérer les loots des mutants. Les loots sont d'ailleurs l'une des rares possibilités de récupérer de la vie et des munitions, un élément qui ferra pleurer de joie les plus nostalgiques d'entre nous. Ici, pas d'auto regen...

Toujours pour accentuer le coté hardcore et la durée de vie (en moyenne de 15 heures), les différents modes de difficulté permettent de jouir d'un gameplay différent. Si en mode facile et normal on avance tranquillement sans se presser, en mode cauchemar on se doit d'être très rapide pour esquiver les tirs et surtout pour gagner dans les arènes défis, qui permettent de remporter de belles runes et points d'améliorations. Pour cette raison, il vaut mieux jouer en difficulté élevée après avoir terminé le jeu au moins une fois en normal, tout simplement pour connaitre parfaitement le level design qui est parfois un peu labyrinthique. Les plus hardis des fans commenceront en mode cauchemar sans respawn, histoire de voir s'ils sont psychologiquement stables.

Un multijoueur mou du genou

Qu'on le veuille ou non, la franchise DOOM c'est aussi un multijoueur, et c'est bien là qu'on rentre dans les défauts qui font tâche. Dans le solo, certains démons sont très rapides et obligent à constamment se déplacer, à tel point que contre les joueurs on finit par s'ennuyer. Parfois il n'y a aucune action pendant plusieurs minutes et on doit même chercher les ennemis. Et ce n'est pas le seul défaut, car les affrontements manquent de punch, les armes ne sont pas aussi pêchues qu'en solo, le joueur n'encaisse donc pas de la même manière que l'IA et c'est un des gros problèmes. Les modes de jeu, quant à eux, ne viennent pas sauver le reste car même s'ils sont nombreux (8 modes), ils sont trop classiques et c'est finalement le bon vieux Deathmatch qui remporte le plus de succès sur les serveurs. Enfin, pour en terminer avec l'amertume du mode multijoueur, sachez que le level design des maps est trop peu travaillé, ce qui amplifie l'effet de lassitude et d'ennui précédemment cité.

Seul point fort du mode en ligne : la personnalisation de son doomguy, qui permet au fur et à mesure de nos exploits de débloquer des peintures, des pièces d'armes, des motifs et des danses de la victoire pour ne pas trop ressembler au voisin.

Bob le bricoleur fait un petit tour aux Enfers

DOOM est connu pour être l'un des précurseurs en matière de modding. Ce reboot n'échappe donc pas à la règle et id Software nous propose le "snapmap", une application d'éditeur de niveaux qui permet d'avoir accès à de nombreuses possibilités, dont les scripts, pour créer des arènes fonctionnelles mais aussi pour changer la vitesse déplacement de son personnage, les vagues de monstres et j'en passe. Un outil qui va augmenter la durée de vie du jeu de manière considérable et qui ne peut être qu'un gros point fort de ce DOOM dont le bon solo peine à faire oublier les errances du multijoueur.

Bon
7
Notes de la Rédac (2)
Ce reboot de DOOM est donc une franche réussite en solo et une déception en multijoueur. En effet, la campagne est nerveuse, décomplexée et pleine de puissance. On retrouve clairement ce qui a fait le succès du premier DOOM, malgré le scénario un peu décérébré. Du système d'armes à la violence des affrontements, l'hommage est bel et bien là et il n'y a pas beaucoup de regrets. Dommage simplement que le multijoueur vienne gâcher la fête avec sa réalisation paresseuse où l'ennuie côtoie l'amertume au fil des heures de jeu. Heureusement, l'outil de développement apportera un vent de fraîcheur sur le long terme et offrira au géant DOOM les vrais arènes multijoueur qu'il mérite.
par
+ On aime
  • Du 60 fps constant (100 fps pour les machines moyennes/hautes).
  • Un beau rendu technique.
  • Un système d'armes très bien pensé.
  • Un très bon solo entre nostalgie et nouveautés.
  • Un outil de modding complet.
  • 15/20 heures de durée de vie pour le solo en difficulté normale.
- On n'aime pas
  • Un mode multijoueur mou du genou.
  • Un level design labyrinthique en solo et mal pensé en multijoueur.
  • Manque cruel de punch des armes en multijoueur.
  • Un scénario timbre-poste mais en même temps c'est un Doom.
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