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    Harcèlement sexuel : Les témoignages se multiplient dans la communauté Super Smash Bros. Ultimate

Harcèlement sexuel : Les témoignages se multiplient dans la communauté Super Smash Bros. Ultimate

Par Eva Martinello - publié le
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Fin juin, une vague de témoignages s'est lancée sur la scène communautaire de Super Smash Bros. Ultimate alors que la parole se libère dans les industries du jeu vidéo et de l'eSport, notamment.


À voir aussi : EVO : Son président suspendu, après des accusations de harcèlement sexuel sur mineurs 


Chaque jour, la liste s'allonge : de nombreuses personnes témoignent d'expériences négatives, incluant parfois des accusations de pédophilie, depuis plus d'une semaine sur la scène des jeux de combat. Ces accusations ont déjà entraîné l'annulation du rendez-vous annuel de l'EVO, le président étant accusé de harcèlement sexuel et de pédophilie, ce qui a conduit plusieurs personnalités dont SonicFox à annuler leur participation. Certains, comme Richard "Keitaro" King Jr., ont admis la véracité des témoignages révélés contre eux.

Cette vague de témoignages a été lancée dans la scène Smash Ultimate par une accusation visant la commentatrice américaine de 24 ans Cinnamon "Cinnpie" Dunson. Elle a été accusée d'avoir eu des relations sexuelles avec un mineur de 14 ans via le témoignage de la victime, le joueur Puppeh, ensuite renforcé par d'autres personnes. 

Hier, le joueur et streamer Gonsalo "ZeRo" Barrios a été la cible d'une seconde vague de nouvelles allégations après avoir avoué avoir eu des comportements incorrects avec deux mineures (de respectivement 14 et 15 ans) et s'être "auto-infligé" un ban à vie de la scène compétitive. Jisu, l'une des premières à avoir témoigné, a ajouté un document de plus de 60 pages rassemblant des preuves confirmant notamment le fait qu'il connaissait l'âge des victimes, ce qu'il avait réfuté. Ce dernier a également perdu son sponsor Tempo Storm samedi dernier.

Les réactions de la communauté ont parfois conduit à des sanctions directes. Cela a été le cas pour un joueur mexicain qui a été banni des tournois organisés par la communauté Querétaro après qu'il ait avoué avoir violé une femme et pris une photo juste après, lors d'un tournoi un an plus tôt. Alors qu'il était au départ banni des tournois pendant cinq ans, la communauté a poussé l'organisateur à rallonger sa sanction pour un bannissement à vie

Les témoignages concernent aussi la scène américaine de Super Smash Bros. Melee, avec des accusations contre Juan Manuel DeBiedma dit Hungrybox notamment, triple champion du monde sur le jeu. Ce dernier a aussi répondu

Du côté des français, il n'y a pas eu de témoignages. Glutonny, le joueur français le plus titré sur Smash Ultimate, a apporté son soutien aux victimes.

Un fil Reddit rassemble tous les témoignages sortis concernant des acteurs de la scène, ainsi que leurs réponses quand c'est le cas. On en dénombre plus d'une soixantaine, rassemblés depuis cette dernière semaine. Le 3 juillet dernier, Nintendo a réagi en affirmant soutenir les victimes. 

Chez Nintendo, nous sommes profondément dérangés par les accusations dirigées contre certains membres de la communauté compétitive de jeux vidéo. Elles sont absolument intolérables. Nous souhaitons vous faire comprendre que nous condamnons tous actes de violence, de harcèlement et d'exploitation de ces personnes et que nous sommes du côté des victimes.

Même si ce mouvement est sans précédent dans la communauté Smash, des scandales impliquant le harcèlement de joueuses a déjà fait surface à plusieurs reprises ces dernières années. Le dernier en date concernait la joueuse Bocchi, cyber-harcelée en masse après avoir battu un joueur connu en utilisant Marie d'Animal Crossing. Elle a ensuite décidé de partir et changé de pseudonyme. C'est aussi une scène qui favorise le contact de personnes de tous âges, en commençant par des personnes très jeunes.

Au-delà du microcosme des jeux de combat, des témoignages se multiplient aussi sur les autres scènes compétitives et dans les plus grands noms de l'industrie du jeu vidéo. Après que l'enquête de Libération ait pointé du doigt des salariés haut-placés d'Ubisoft, d'autres témoignages se sont ajoutés concernant leurs bureaux de Paris et de Toronto.

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