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    League of Legends : Les équipes du LEC parlent des difficultés de la mi-saison dues au coronavirus

League of Legends : Les équipes du LEC parlent des difficultés de la mi-saison dues au coronavirus

Par Eva Martinello - publié le
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Fnatic et Origen, notamment, on eu des difficultés qui pourraient avoir un impact négatif sur les performances des équipes sur le long-terme sur la licence League of Legends.


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Dans une conférence de presse la veille de la reprise du LEC, un représentant de chaque équipe a pu partager des informations sur la pause entre les deux Splits et l'état d'esprit de leurs joueurs à l'arrivée du Summer Split. Des informations ont aussi été données sur les obstacles liés à la pandémie du coronavirus qui a paralysé les déplacements. 

Un obstacle pour le recrutement

Pour commencer, la fenêtre de transferts est toujours ouverte jusqu'au début du Summer Split, ce qui laisse plusieurs mois à toutes les équipes professionnelles de faire des ajustements avant de se stabiliser vers la fin de la saison.

Les contraintes de déplacement liées à la pandémie du coronavirus ont donc affecté le recrutement des joueurs situés en-dehors de l'Allemagne. Le cas plus évident est celui de Misfits : l'équipe a accueilli l'AD Carry Kobbe, qui venait tout droit des Etats-Unis où il jouait pour TSM en LCS.

"Kobbe a dû venir en avion et c'était difficile de prendre l'engagement sans savoir si les deadlines pouvaient être atteintes, sans savoir quand il pourrait arriver et commencer à s'entraîner", a expliqué le head coach de Misfits Jandro. "Cela a donc causé des difficultés en termes de planning, mais on a réussi à s'en sortir." Il a ensuite vanté les mérites de Kobbe, plus motivé que jamais à prouver qu'il a toujours sa place parmi les meilleurs joueurs européens.

MAD Lions a aussi eu des difficultés concernant le recrutement : son équipe académie, qui joue dans la ligue nationale d'Espagne, a accueilli le talent suédois âgé de 16 ans Pengcheng "Peng" Shen, mais n'a pas pu le rencontrer en personne avant que le contrat ne soit signé. Le team manager Till Werdermann explique : 

Normalement, on prend l'avion pour rencontrer la famille des joueurs très jeunes que nous voulons recruter, mais ce n'était pas possible. C'était une situation très étrange de devoir convaincre les parents d'un garçon de 16 ans de le laisser à notre charge en Espagne. Nous nous en sommes sortis grâce à la technologie, mais nous n'avons pas pu établir cette connexion personnelle que nous aimons développer d'habitude.

Faire la différence entre scrims et matchs officiels

Origen, quant à eux, se sont basés au Danemark pour s'entraîner. Cette localisation n'a pas eu d'effet négatif sur leur entraînement, mais Xpeke, fondateur de la structure, a précisé que l'obstacle principal que l'équipe avait dû surmonter était de faire la différence entre les entraînements et les vrais matchs. 

"Les joueurs ont dû se concentrer [là-dessus], car quand on joue au même endroit que là où l'on fait ses matchs, ça peut être difficile de faire la différence. En-dehors de ça, je pense que l'on a pas eu plus de difficultés que les autres équipes pour faire face à cette situation."

Cette contrainte a été un défi pour le coaching staff de toutes les équipes. La situation sera la même au Summer Split puisque les équipes ne joueront pas encore en studio dues aux mesures de confinement toujours en vigueur en Allemagne, contrairement aux matchs de la LCK et de la LPL en Asie, par exemple.

Des joueurs n'ont pas pu voir leur famille

Les saisons de League of Legends durent 10 mois, ce qui rend indispensable le fait de tenir sur le long-terme pour les joueurs. La pause entre le Spring et le Summer Split est le seul moment de l'année dans la saison où les joueurs peuvent se ressourcer, sortir de la gaming house, pour revenir en meilleure forme. Mais cette année, malgré l'annulation du Mid-Season Invitational qui a offert une fenêtre de pause plus longue, certains joueurs n'ont pas pu retourner dans leur pays d'origine.

La managing director de Rogue, Anna Baumann, a révélé que l'équipe avait failli ne pas réussir à renvoyer tous les joueurs dans leur famille. Cela a notamment concerné les deux joueurs polonais de l'équipe, le jungler Inspired et le support Vander, la Pologne imposant des mesures plus restrictives que d'autres pays européens : des frontières fermées aux personnes étrangères, et une quarantaine obligatoire de 14 jours pour celles passant la frontière. En outre, les avions et trains internationaux ont été annulés depuis mi-mars.

Les joueurs polonais ont dû être emmenés à la frontière et y passer à pied, par exemple. Cela a demandé plus d'organisation et des inquiétudes sur leur retour pour la reprise, avec la quarantaine obligatoire et la déclaration obligatoire aux autorités... on sait que nous n'avons pas été la seule équipe à devoir faire face à ça. Quoiqu'il en soit, je suis heureuse que tous aient pu revenir chez eux et prendre du temps libre !

Fnatic a aussi eu des difficultés à ramener les joueurs chez eux, notamment car la finale du Spring Split les a contraints à respecter un planning serré avant le début du Summer Split, qui avait lieu trois semaines plus tard. Mithy, head coach de l'équipe, a notamment révélé que tous les joueurs n'ont pas pu retourner chez eux (on peut penser à Selfmade, qui est polonais et a pu faire face à la même situation que les joueurs de Rogue).

"Ce Split, la différence est que tous les joueurs n'auront pas eu la chance de retourner chez eux pour prendre du temps libre et nous savons que c'est un défi, puisque les saisons sont très longues. Cela a des chances de nous affecter sur le long-terme, mais nous essayons de faire au mieux pour offrir du repos aux joueurs qui sont restés ici, à Berlin."

Quoiqu'il en soit, les représentants et le staff du LEC restent optimistes quant au déroulement du Summer Split. Avec une place offerte supplémentaire au mondial, toutes les équipes semblent plus déterminées que jamais d'accéder aux playoffs. En outre, les obstacles liés à la pandémie ont offerts des enseignements aux équipes, comme l'explique Ocelote, le co-fondateur et PDG de G2 Esports : 

Cette situation nous a aussi tous rappelés où tout a commencé pour l'esport, ses racines. Cela a commencé en ligne et ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Nous devrions reconsidérer le fait d'offrir des matchs en ligne. Je parle de l'esport en général. Tout n'a pas besoin de se terminer dans un stade. Si la compétition et que la production sont assez bien, le spectacle est là.

Le LEC reprendra avec le Summer Split ce soir à 18 heures, avec le match affrontant MAD Lions et G2 Esports.

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