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    Quantic Dream : Le studio de David Cage condamné par les Prud'hommes de Paris [MAJ]

Quantic Dream : Le studio de David Cage condamné par les Prud'hommes de Paris [MAJ]

Par Thomas Pillon - publié le - mis à jour le
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D'ordinaire, les feuilletons qui s'éternisent auraient plutôt tendance à nous faire sourire, et à aiguiser comme il est de coutume au sein de la rédaction notre sens de la dérision et du sarcasme à l'emporte-pièce. Mais bon, il est de ces sujets qu'il convient de traiter avec un peu moins de légèreté qu'à l'accoutumée. Vous mêmes vous savez. 


À voir aussi : Quantic Dream perd un procès aux prud'hommes contre un ancien salarié


MAJ : Quantic Dream a tenu à répondre concernant le jugement prud'homal du 21 novembre dernier. Une réponse sous forme de communiqué, dévoilé via Twitter (à lire dans notre galerie).

Article de départ :

Commençons par resituer le sujet du jour, histoire de ne perdre personne en route : en janvier 2018, le studio Quantic Dream, que l'on connait surtout pour ses aventures narratives telles que Heavy Rain, Beyond : Two Souls et plus près de nous (mon vieux) Detroit : Become Human, faisait l'objet d'une triple enquête accusant le président David Cage et le directeur général Guillaume de Fondaumière de comportements inappropriés pour ne pas avoir dénoncé des photomontages graveleux et autres pratiques managériales qualifiées de "douteuses".

Au mois de juillet 2018, deux anciens employés étaient déboutés par le tribunal des Prud'hommes de Paris, tandis qu'un troisième le remportait son procès, son licenciement étant alors reconnu comme illicite au mois de novembre.

Le studio français avait fait appel, et le tribunal re-statuait le 21 novembre dernier sur cette affaire, condamnant Quantic Dream à verser 5 000 euros d'indemnisation à son ancien responsable du service informatique, ainsi que 2 000 euros de frais de justice selon les informations rapportées par Mediapart, justifiant que l'entreprise avait commis une violation de l'obligation de sécurité qu'elle doit à ses salariés.

L'article précise : 

La juge n'a pas goûté l'humour supposé des montages, dont "certains sont homophobes, misogynes, racistes ou encore profondément vulgaires", souligne-t-elle dans son jugement, et qui ont été diffusés "pendant plusieurs années [...] dans l'entreprise par des salariés, sans que l'employeur, pourtant informé, ne réagisse".

"En restant passif face à cette pratique plus que contestable, qui ne peut se justifier par l'esprit "humoristique" dont se prévaut la société, l'employeur a commis une violation de l'obligation de sécurité"
, affirme la juge.

En revanche, le jugement du salarié victorieux rendu en 2018 a été contredit, le tribunal estimant que la direction de Quantic Dream avait réagit suffisamment rapidement au vu des alertes lancées en interne. Il a fait appel de cette décision.

 De son côté, Quantic Dream a porté plainte à trois reprises pour intrusion illicite dans un système informatique, et envers Mediapart pour diffamation

Autant vous dire que nous n'avons pas fini de vous parler de ce triste feuilleton aux rebondissements multiples...

Galerie photo Quantic Dream - 1 image (cliquez pour zoomer)

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