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Crackdown 3 : On y a joué, on a été surpris et on vous raconte tout

Crackdown 3 : On y a joué, on a été surpris et on vous raconte tout

Par Jonathan Bushle - publié le
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Lundi dernier, j'ai pu me rendre à Londres afin de tester une build très avancée de Crackdown 3, qui s'apprête à sortir d'ici une petite quinzaine de jours. Au programme, deux sessions de jeu, une première sur la campagne, et une autre sur le multijoueur. De quoi tirer quelques leçons de ce premier contact, et nous vous en faisons part pas plus tard que maintenant.

Fallout 76, Anthem, DMC : Devil May Cry... Nombreux sont les jeux qui pâtissent d'une réputation ultra négative auprès de la presse ou des joueurs, et ce même bien avant leur sortie. Celui qui nous intéresse aujourd'hui fait partie de cette catégorie. En effet, Crackdown 3, qui débarque presque 9 ans après le second épisode, a souvent été raillé, probablement à cause de sa seconde itération qui avait peiné à trouver son public, et ce malgré un premier volet assez surprenant, mais aussi à cause de ses nombreux retards.

On ne pourra pas parler d'arlésienne, mais Crackdown 3, d'abord annoncé lors de l'E3 2014, nous aura fait attendre près de trois années supplémentaires pour donner de plus amples nouvelles, et finalement voir l'exclusivité Xbox One retardée, et ce par deux fois, d'abord en 2018, puis ensuite en  2019. Pas forcément un gage de fiabilité, surtout lorsque l'on sait que le jeu utilise le Cloud Engine de Microsoft pour effectuer certains de ses calculs graphique et physique, avec tous les problèmes que cela pourrait poser. Mais trêve de palabres, et intéressons-nous de plus près à ce qui nous à été présenté par Microsoft Studios.

Attention !

Même joueur joue encore

Et commençons par ce que nous avons vu en second, mais qui devrait constituer le "gros" de Crackdown 3, à savoir un mode campagne scénarisé. Ce dernier devrait en effet être jouable en coopération, mais c'est pourtant en solo que nous avons pu le tester. On y incarne un soldat lambda de l'agence, que l'on choisit au début de l'aventure. Forcément, le design de nos héros est très cartoonesque, avec quelques gueules plutôt atypiques allant du gros baroudeur bien badass à la mamie qui veut en découdre, mais toujours avec un côté décalé ou original, jamais vraiment beau, toujours dans la caricature. Comme dans Mass Effect 2, on meurt au début et on recommence donc l'aventure avec un personnage "remis à zéro", ce qui vient justifier un peu la progression mais aussi permettre d'établir un scénario que ses développeurs nous ont promis plus travaillé que pour les deux premiers volets.

On recommence avec un perso noobesque à peine capable de sauter et de tirer, qui va évoluer dans une ambiance à la fois badass et très second degré, typique de la série. La narration se fait via des cinématiques plutôt bien fichues, toujours assez drôles et dans le ton un peu déluré de l'univers, et on retrouve même quelques passages relatés via des dessins faits mains et légèrement animés de très grande classe. A voir sur la longueur, donc, si le jeu parvient à séduire de bout en bout. De 12 à 15 heures sans viser le 100% pour en voir le bout, selon les développeurs présents sur place, à qui nous avons pu poser quelques questions. En tous cas, graphiquement, c'est assez chatoyant, les modèles 3D cel-shadés sont convaincants, les lumières réussies dans un univers très coloré, le tout est resté assez fluide et franchement, c'était plutôt flatteur pour la rétine.

Ça chauffe !

Crackdown Vendetta

Niveau jouabilité, le jeu adopte un concept assez particulier dans le domaine du TPS, ou votre skill de tir - pas celui du déplacement ! - devient secondaire. En effet, la gâchette gauche ne sert pas à viser mais à locker son ennemi, un peu comme dans les vieux Metroid Prime, ou le plus récent ReCore. On peut tout de même choisir la partie du corps de l'ennemi à viser pour plus de résultats selon son arme, la distance et le type d'ennemi. Les déplacements sont assez grisants, pour peu que notre personnage soit un chouïa évolué, et donnent un résultat où la liberté est réelle, peut-être même encore plus que dans un Assassin's Creed ou Prototype, ou l'on est grandement assistés. Le level up de notre héros se fera en jouant, en conduisant, en tirant, et bien évidemment, toujours en ramassant les nombreuses petites pastilles disséminées et cachées un peu partout sur la carte.

Sur cette dernière, sur laquelle on peut se déplacer librement, on retrouvera moult points de ravitaillements, étape essentielle avant d'accéder aux nombreuses activités proposées par le jeu, allant de la course de voiture à la conquête par le feu d'une station de tramway, en passant par la libération d'otages ou la désormais classique escalade d'une tour. Compléter un même type de mission plusieurs fois va permettre d'accéder à un boss, et ces derniers sont organisés avec une hiérarchie, un peu comme dans L'Ombre du Mordor, et faire tomber leur organisation criminelle devrait se montrer assez plaisant. Reste à voir sur la durée si le jeu ne sera pas trop répétitif, et si faire tomber les têtes des lieutenants aura un réel intérêt dans les affrontements avec les capos, puis le parrain. A ce propos, les développeurs présents sur place nous on promis une progression plutôt libre, qui devrait permettre d'aller directement à la fin du jeu affronter les boss les plus puissants, avec toute la difficulté que cela peut impliquer.

Tout un univers en carton-pâte qui ne demande qu'à être détruit !

Agent contre Agent

La partie solo - jouable en coopération - si elle ne s'essouffle pas sur la longueur, pourrait donc être assez intéressante. Et la seconde qui nous concerne aujourd'hui, c'est le multijoueur compétitif, qui sera disponible dans une seconde application séparée du mode histoire, avec sa propre ligne de succès. On y a joué à 10, avec d'autres journalistes Français, mais aussi des Anglais, dans des joutes mortelles où votre serviteur n'a perdu qu'une seule de ses multiples parties. C'est qui le Boss ? Une seule map était présente, assez démentielle et démesurée dans sa verticalité, pour un classique mode Team Death Match, où il fallait ramasser la médaille laissée au sol par sa victime pour marquer un point. Tout le monde étant sur un pied d'égalité, on se retrouve avec un agent surpuissant, qui peut tout détruire autour de lui, dasher dans un mur et le traverser comme dans du beurre tel Superman, mais aussi avec les déplacements, où là encore, si on ne vole pas vraiment, on est presque aussi fort que le Kryptonien.

Eh oui vous avez bien lu, l'une des principales innovations que l'on va pouvoir retrouver dans la partie multijoueur de Crackdown 3 sera la destruction des bâtiments, dont les calculs se font en direct avec l'aide du Cloud Microsoft. On pourrait croire la mécanique assez gadget, mais au final, pas tant que ça. En effet, on profite de ces destructions pour aller se cacher lorsque l'on est lockés et qu'on se fait tirer dessus comme un pigeon par un ennemi, le skill au tir n'étant pas si important que cela. De plus, la destruction est assez convaincante, Les armes sont dévastatrices, tout comme le dash des héros, et vont en effet, ne faire qu'une bouchée du décor, qui va voler en éclat de façon réaliste (si l'on peut parler de réalisme pour des murs détruits à la force du poignet...) En tous cas, soyez rassurés, c'est vraiment à un niveau infiniment supérieur à ce que propose Earth Defense Force 5 sur ce point !

Malgré tout, graphiquement, ce mode multijoueur se montre moins beau que la campagne. La caméra est placée bien plus loin du joueur, pour lui permettre de mieux apprécier l'action et le monde qui l'entoure, mais on observe tout de même des graphismes moins fins, qui marquent un véritable gap avec le contenu scénarisé. Assurément, si les modes de jeu, les cartes - et les joueurs ! - sont au rendez-vous, le beau bazar qu'est ce mode multijoueur pourrait lui aussi se montrer assez séduisant.

ON L'ATTEND... AVEC CURIOSITÉ !
On a vu Crackdown 3 dans une version quasi finale, et on à été assez séduits. Le mode Histoire, jouable en coopération, propose une progression semblable à celle de L'Ombre du Mordor, avec un boss et ses lieutenants à défourailler, dans un monde ouvert parsemé de moults épreuves allant de la course à la fusillade. L'enrobage scénaristique nous à semblé réussi, tout comme les graphismes cel-shadés très chatoyants, mais reste à savoir si ce que Crackdown 3 nous propose restera viable dans le temps. Le jeu possède un mode multijoueur indépendant, et dans ce dernier, il utilise le Cloud de Microsoft pour calculer la destruction des décors en temps réel. Malgré des graphismes sensiblement réduits, la fonctionnalité nous à paru assez réussie, s'intégrant bien dans la jouabilité des affrontements, mais là encore, reste à savoir si les modes de jeu, les cartes et les joueurs suivront. Mais alors, Crackdown 3 sera-t-il l'un des futurs gros jeux du Xbox Live Game Pass ? Pour la réponse, il faudra attendre notre prochain Test !

Galerie photo Crackdown 3 - 5 images (cliquez pour zoomer)

Attention ! Ça chauffe ! Tout un univers en carton-pâte qui ne demande qu'à être détruit !

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