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On a joué des heures à Trials Rising sur PS4 et Switch, et on vous dit tout

On a joué des heures à Trials Rising sur PS4 et Switch, et on vous dit tout

Par Julien Hubert - publié le - mis à jour le

Attendu de pied ferme par les fans de cette excellente série - dont certains ont néanmoins été déçus par l'épisode Fusion et son ambiance futuriste - Trials Rising s'est laissé dompter quelques heures sous nos petite mains potelées. L'occasion de faire un petit tour avec vous de ce qu'il réserve pour sa sortie, prévue pour le 26 février prochain.


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C'est évidemment une version proche de la finale que nous avons pu tester, à la fois sur PS4 et sur Nintendo Switch. Nous avons parcouru tout le début du mode solo - dans les conditions normales qui seront bientôt les vôtres - avant que les développeurs nous ouvrent un petit menu debug pour nous déverrouiller des pistes plus nombreuses et difficiles et remplissent notre porte-feuille numérique, histoire qu'on s'éclate dans la boutique de customisations. Mais reprenons les choses dans l'ordre !

Around the World

Le mode solo de Trials Rising a été amélioré et densifié. Loin de se cantonner à une seule atmosphère comme dans Fusion, il propose cette fois une sorte de tour du monde qui commence en Amérique, se poursuit en Europe et propose finalement ses challenges les plus corsés en Asie. Vous avez ainsi sous les yeux une large mappemonde, au départ centrée sur les Etats-Unis et qui ne propose qu'une petite icône seulement - représentant évidemment la première course du jeu. Mais elle en verra apparaître bien sûr des tonnes d'autres au fil de votre progression. L'idée, c'est de récupérer comme d'habitude une belle médaille (bronze, argent, or ou platine) avant de passer à la suite, chaque victoire vous permettant d'engendrer l'argent et les points d'expérience nécessaires à l'achat de matos et à la progressions vers d'autres sphères.

On note rapidement l'apparition d'autres icônes spéciales qui ne sont pas de simples courses, avec notamment une sorte d'école de conduite, qui vous explique et vous teste sur les différents fondements du gameplay de manière très didactique, grâce à des vidéos et commentaires d'un prof virtuel. Un bon ajout pour les nouveaux venus, dont les les leçons les plus avancées se débloqueront avec un certain niveau d'expérience.

Rien de nouveau à ce Stade ?

Mais la nouveauté la plus marquante reste l'apparition des icônes "Stadium". Il s'agit d'un nouveau type de challenge qui viendra clôturer chaque League et vous permettre de déverrouiller la suivante. En gros, vous n'êtes plus seul sur la piste puisque 8 couloirs viennent accueillir autant de concurrents dans une série de courses. Façon Mort-Subite, vous devrez terminer dans les 4 premiers sur 8, puis dans les 2 premiers sur 4 avant de remporter le dernier duel et d'accéder à une finale où il faudra à nouveau enchaîner les trois mêmes courses. Grâce à ces Stadiums, la progression devient bien moins monotone qu'avant, ce type de challenges introduisant une variété bienvenue à l'habituel enchaînement de parcours solo, dans lesquels vous êtes seuls avec votre skill face aux éléments, la gravité et l'inertie. Et puis c'est l'occasion de se familiariser avec les parcours multijoueurs.

D'autres événements spéciaux viennent également s'ajouter à ces deux là, avec tout d'abord des défis de sponsors, qui imposent des règles spécifiques à un parcours pour signer un contrat et, ceci fait, ajouter une couche de défis supplémentaire à d'autres courses. On a également vu des espèces d'épreuves spéciales de mini-jeux (conçus avec le fameux éditeur de niveaux qui autorise tout un tas d'originalités comme par exemple un concours de saut en longueur en se jetant de sa moto). Bref, aucun souci à se faire côté variété. Comme annoncé plus haut, l'ensemble est plus dense.

Communauté et customisations à gogo

L'aspect communautaire n'a fait que s'améliorer d'épisode en épisode, et c'est à nouveau le cas ici. Jouer tout seul dans son coin, c'est bien, mais quand on commence à taper de bons scores, on a envie de les comparer à ceux des copains. L'avantage dans Trials Rising, c'est que vous serez tenus informés en permanence, directement sur la carte via des notifications permanentes, lorsqu'un ami aura par exemple battu l'un de vos temps. Plus besoin d'aller chercher dans les leaderboards ou ailleurs, vous avez tout sous les yeux. C'est d'autant plus génial que - et là c'est une excellent nouvelle qui n'aurait pas été possible il y a encore quelques mois, avant que le cross-play ne soit une réalité - le jeu vous tiendra informé du score des amis quelle que soit la plateforme sur laquelle ils jouent ! Vous êtes sur PS4 et votre pote sur Switch ? Pas de souci, vous pourrez quand même vous tirer la bourre à distance avec vos ghosts. C'est beau le progrès, non ?

Autre bonne nouvelle : non seulement le mode multijoueur (local ou en ligne) sera disponible dès le lancement (ce qui n'était pas le cas dans Fusion, rappelez-vous), mais en plus il passe de 4 à 8 joueurs simultanés, comme vous avez pu le comprendre plus haut dans ce texte. C'est un beau bordel, mais sans surprise, c'est amusant. Très amusant. Évidemment.

Dans ce contexte communautaire plus vaste et totalement libéré, la customisation de vos motos et de votre pilote a elle aussi été largement augmentée. Il faut bien se démarquer du commun des joueurs. Du coup, Trials Rising propose énormément de contenu à débloquer. Ce dernier est devenu une mécanique de progression majeure, et chacun voudra rivaliser d'originalité pour se démarquer. C'est pour cette raison que la boutique d'objets et de fringues, dans laquelle vous pourrez dépenser votre argent numérique durement acquis, déborde littéralement d'items plus loufoques les uns que les autres, mais aussi qu'un nouveau système de logos et autres formes géométriques à coller sur vos vêtements et votre motos comme des calques successifs (même système que dans nombre de jeux de course) vous permettant de totalement transformer votre équipement visuellement.

Quant au fameux éditeur de niveaux, il est évidemment toujours de la partie et plus chargé que jamais, puis qu'il propose désormais le double d'éléments à intégrer, à savoir plus de 8.000 tremplins, murs et autres. En effet, il intègre cette fois tous les objets des éditeurs de tous les jeux précédents, et ça fait du monde. Cet éditeur vous laissera bien sûr libre de créer des courses comme des mini-games, comme avant.

Et la version Switch ?

Si la version PS4 (et on n'en doute pas les versions PC et Xbox One également) affichent une réalisation somme toute standard mais de bonne facture, qu'en est-il de la version Switch à laquelle nous avons également pu nous essayer ? Eh bien au delà du simple kiff de jouer à Trials en mode portable et de s'imaginer déjà l'emmener partout, cette version semble tenir la route, même si elle a dû forcément faire quelques concessions... Rien de choquant visuellement (en même temps nous avons joué en mode portable et pas sur une TV, donc difficile à comparer), mais malheureusement la constatation d'un petit écart côté fluidité. La version Switch souffre en effet d'un framerate moins constant, avec quelques petites sautes qui se remarquent immédiatement, malgré ce qu'ont pu nous en dire les développeurs (qui affirment que c'est du 60 images/seconde sur toutes les versions). Cela dit, rien d'inquiétant ou de vraiment gênant en jeu : comme dit plus haut cette version tient clairement la route et pourra être préférée par certains pour des questions de mobilité.

Il faut tout de même noter quelques autres petit éléments perturbants, à savoir le fait que les gâchettes de la Switch ne sont pas analogiques, que ce soit sur les Joy-Con comme la manette Pro, et que ça fait quand même une belle différence quand on veut être à l'aise et scorer. Par ailleurs, on pourra également regretter que le mode "Party" (le mode multi jouable en local comme en ligne, dans lequel on peut se lancer des défis du genre celui qui perd promenne le chien, paye la pizza, etc.) soit exactement le même sur Switch que sur les autres plateformes... Pourquoi ? Eh bien parce qu'il ne propose simplement pas de multi local sur plusieurs consoles. Vous n'avez que deux options : jouer en ligne ou jouer en local mais sur un seul écran, en mode table. Les développeurs nous ont expliqué que c'était pour ne pas faire de différences entre les versions... sauf qu'on attend justement d'une version Switch qu'elle exploite les différences de son support.

ON L'ATTEND... AVEC IMPATIENCE
Bien que les Trials se suivent et se ressemblent quand même beaucoup, le fun est toujours là et il ne faut pas plus de quelques minutes pour qu'on se remette frénétiquement dans le bain de la course au chrono. D'autant que cette fois vous pourrez être en compétition avec les ghosts de vos amis jouant sur d'autres consoles - un très bon point, merci le cross-plateforme ! Ce nouvel épisode s'annonce évidement plus riche en contenu, mais surtout il propose un univers et des challenges plus variés que jamais, avec des options communautaires améliorés et un mode multi cette fois jouable à 8. Bref, pas d'énormes surprises certes, mais des retrouvailles qu'on attend tout de même avec impatience.

Galerie photo Trials Rising - 16 images (cliquez pour zoomer)

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