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Fallout 76 : On a joué à la B.E.T.A., nos impressions en 5 questions-réponses

Fallout 76 : On a joué à la B.E.T.A., nos impressions en 5 questions-réponses

Par Jonathan Bushle - publié le

Chez Gameblog, on a de la chance : durant ces 15 derniers jours, nous avons tout le loisir de profiter d'un accès PS4 aux sessions nocturnes de la B.E.T.A. du mystérieux Fallout 76. Et après moult pérégrinations dans cet univers post-apocalyptique déglingué et toujours aussi irrévérencieux, nous avons tiré quelques enseignements, dont nous vous faisons part dans cet article sous forme de cinq questions réponses.

Au début, on s'était même dit que ce serait marrant de vous proposer ces impressions avec 76 questions-réponses. Mais l'article n'aurait alors probablement été prêt qu'en décembre 2022, juste après le troisième sacre Français lors de la coupe du monde de football au Qatar. Donc cinq questions, ce ne sera pas si mal finalement, pour ce dernier contact avant notre TEST.

Bienvenue à Silent Hill !

1. Qu'est vraiment Fallout 76 ?

On commence à le savoir, la guerre ne meurt jamais. Et ici, c'est en 2102 que l'aventure prend place. Une petite révolution en soi, puisque Fallout 76  est celui qui se place donc le plus tôt dans la chronologie de la saga. Et c'est donc le 4 Juillet 2102 que vous vous réveillez, au lendemain d'une cuite monumentale précédent le Reclamation Day, ce fameux jour où vous allez partir de votre abri 76 flambant neuf. Il avait pourtant l'air bien cet abri : on y était nourris, logés, aux petits soins... Pour de vrai ! Mais peut-être pas tant que ça... Vault-Tec oblige, 25 ans après les bombes, les systèmes de survie de notre ancienne maison cessent de fonctionner, une façon comme une autre de nous mettre à la porte pour aller accomplir notre mission : relever l'Amérique et préparer le terrain pour les habitants des autres abris.

Dans quel état sera la Terre ? Le mystère ne durera pas bien longtemps, puisque l'on se retrouve dans des décors à la désolation usuelle dans la saga. Très vite, on se rend compte que nous ne sommes pas les premiers à vouloir le bien-être de notre planète, puisque l'on se fait rapidement alpaguer par les Samaritains, une des nouvelles factions de l'univers, qui cherche à reconstruire notre confort perdu. Mais ce contact se fera uniquement via des bornes informatiques ! Pas de PNJ ! La narration se fera du coup beaucoup via des textes dans des terminaux... C'est un choix très surprenant. Malgré tout, vous allez croiser pas mal de vie hostile dans ce Fallout 76, et même quelques autres joueurs, voire camarades...

Coucou !

2. En quoi est-il différent des précédents Fallout ?

Bethesda a su appliquer (ou faire appliquer) la même formule à plusieurs jeux de la saga, avec le succès qu'on lui connaît. Ici, on reprend les bases, mais on ajoute une bonne grosse dose de survie et de multijoueur en coopération (les affrontements sont possibles, mais c'est une autre histoire...). Pourtant, Fallout 76 commence avec un éditeur qui va nous sembler très familier : c'est celui de Fallout 4, avec ce qui semble être les mêmes modèles 3D, mais un peu plus évolué. Au lieu de créer à l'aide des curseurs dans un menu, on va pouvoir directement tirer sur la peau de son héros pour modifier ses traits. C'est appréciable, et on va vraiment pouvoir se lâcher ou faire naître un bellâtre, mais ce qu'on retient de ce premier contact, c'est que ça ressemble tout de même encore vachement à Fallout 4. Et une fois cette étape passée, on va pouvoir commencer à découvrir les changements apportés à la formule.

Forcément, avec la surcouche en ligne, de nombreux aspects de la jouabilité se retrouvent changés, à commencer par le mode SVAV qui, s'il vous permet toujours de viser automatiquement une partie de l'ennemi avec une certaine probabilité de toucher au but, passe en mode "direct " : plus de pauses qui permettaient d'élaborer sa stratégie ! Il en va de même avec le Pip-Boy, qui n'arrête plus le temps, lui non plus : il faudra donc bien se préparer au préalable, et mettre quelques stimpacks et pétoires en raccourci sous peine de vite se retrouver submergé. Une fois mort, le concept change encore : dans un Fallout classique, game over, on retourne à la dernière sauvegarde. Ici, on a une chance de se faire réanimer par un coéquipier, et si jamais on succombe à ses blessures, on a la possibilité de respawn sur un des points d'intérêt de la carte, souvent assez éloigné de l'endroit où l'on a laissé notre petit paquet avec une partie de notre loot perdu au combat, les point de réapparition étant au final assez peu nombreux. D'autres détails du genre sont aussi présents , mais clairement, ce qui tranche le plus avec les autres jeux, c'est la présence d'autre joueurs dans le même univers que vous. Une révolution : à vous les joies de la coopération !

Mon tout premier compagnon <3

3. Ces mécaniques de jeu en ligne seront-elles pérennes ?

Au bout de quelques heures d'exploration, on va observer d'autres petites nouvelles modifications, justifiées par le passage en ligne, mais qui risquent d'en faire rager certains. Allez, à la volée : il faut payer pour le voyage rapide, il y a des distributeurs (payants) de soins et de munitions un peu partout, en mangeant de la nourriture crue on peut tomber malade 30 minutes, on peut dormir n'importe où au risque de chopper des maladies, il faut boire et manger régulièrement, et faire attention à ce que la nourriture ne pourrisse pas. Ouf. En tous cas, voilà tout autant d'éléments de gameplay dont on n'a pas l'habitude dans les Fallout de Bethesda, et qui risquent de se montrer assez pénibles. Et un autre aspect va venir nous faire un peu déchanter. Comme dans beaucoup de jeu en ligne récents, un air de mercantilisme ambiant flotte dans l'air.

En effet, en se baladant sur la carte, on pourra tomber sur des événements limités dans le temps, comme de l'escorte de robot ou de la vague de goules sauvages à pulvériser, mais aussi d'autres quêtes qui requièrent la participation de plusieurs joueurs. L'acquisition de nouvelles compétences se fait avec l'ouverture de paquets de cartes, de façon aléatoire, et un doublon permettra de faire passer une carte au niveau supérieur. Moult défis sont aussi présents, et ces derniers permettent de gagner des points qu'on pourra dépenser dans la boutique de skins. Tout autant de choses qu'on a plus l'habitude de croiser dans un free to play que dans un jeu complet... Star Wars Battlefront II est passé par là, et les micro-transactions ne seront que cosmétiques, mais je fais personnellement partie de cette race de joueurs qui n'aime pas se faire dicter l'heure à laquelle il devra jouer à son jeu. À voir lors de la version finale et avec une vraie progression, si la partie plus "solo" du titre pourra se suffire à elle-même. En tous cas, l'objectif avoué des équipes est de faire tourner les serveurs de Fallout 76  "pour toujours".

La carte, pas si grande que ça mais charmante.

4. Et alors, la Virginie Occidentale, c'était une bonne idée ?

Votre serviteur, au risque de se faire déchirer par un radscorpion 20 niveaux plus haut que lui, a pas mal bourlingué dans les Appalaches de la Virginie occidentale, votre nouveau terrain de jeu pour ce Fallout 76. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le tout tranche vraiment avec ce qui nous a été proposé par le passé : l'environnement y est bien plus rural, et ça a beaucoup de charme ! La carte se révèle assez vaste, mais m'a semblé vraiment plus petite que celles d'un Fallout classique. Et oui, les joueurs ne sont pas (encore) très nombreux sur les serveurs et il faut se laisser la possibilité d'en croiser quelques-uns ! Au nord, on nous refait un peu le coup de Nuka World avec un petit coin touristique, composé d'un petit parc aquatique et d'autres attractions, et on pourra retrouver d'autres bâtisses plus habituelles dans le reste du monde, mais avec la particularité d'avoir énormément de verdure tout autour.

On est dépaysés, et le charme agit clairement. Et ce d'autant plus que la programmation musicale a très peu évoluée en 200 ans, qu'on retrouve nos grands classiques, et qu'en plus, en 2102, on avait encore des disques des Beatles ! En tous cas, ces dimensions nous ont permis de croiser pas mal d'autres joueurs pendant nos pérégrinations, même si l'on a plus senti le jeu taillé pour la coopération entre bandes organisées que via ses rencontres fortuites : ces dernières vous permettront peut-être de rencontrer de fidèles compagnons, et sont toujours très cordiales, puisque le PvP s'articule autour d'une mécanique de gentleman : Il faudra répondre à un coup de feu pour que le duel s'engage. On pourra donc poliment décliner toute demande de confrontation meurtrière ! Pour l'instant, le tour du propriétaire nous a plu. Mais on en saura un peu plus et on pourra vous donner notre avis final quand on aura dosé le jeu pour le TEST.

Quelques lieux sympas !

5. Le jeu est-il vraiment si moche que ça ?

Lors de sa preview sur une version bien moins avancée, Camille n'avait pas été emballé plus que ça par la technique du jeu, et l'avait même trouvé dégueulasse. Personnellement, j'y ai joué sur PS4 Pro, et alors que je m'attendais à une belle catastrophe, j'ai du coup été plutôt agréablement surpris. Clairement, on est sur quelque chose de très similaire à Fallout 4 en termes de performances techniques. J'y ai encore joué en Août dernier et ça reste potable. Si on pourrait clairement en attendre davantage plus de 4 ans après, aujourd'hui, en 2018, ça fonctionne encore malgré tout. Et à 15 jours de la sortie du jeu, on pense avoir vu un aspect très proche du jeu final. Avec la direction artistique globale des Appalaches, ça passe, mais vous n'avez pas fini de voir apparaître des objets au loin, ou des textures, voire de la finesse sur de la 3D grossière au premier abord ! Aussi, bien évidemment, nous avons étés confrontés à quelques bugs bloquants, et on espère que ça, pour le coup, ce sera corrigé.

ON L'ATTEND... AVEC CURIOSITÉ
Oui, les mécaniques de Fallout 76, associées à de la coopération en ligne, devraient bien évidemment pouvoir devenir de la drogue dure. Mais sur ce qu'on en a vu en une quinzaine d'heures, le doute est permis : si l'ambiance est toujours aussi géniale, et soutenue par un nouvel environnement qui semble réussi, pas mal de nouvelles mécaniques, ou de changements d'anciennes devraient faire rager les puristes, qui y verront des tentatives d'entrave de leur libre progression. Néanmoins, pouvoir bourlinguer avec ses amis est une vraie plus-value, et il se pourrait bien que le jeu en vaille la chandelle. Techniquement parlant, si on est loin de la catastrophe, le résultat final ne devrait pas se montrer supérieur à Fallout 4. Fallout 76 est donc un jeu bien curieux, qui nous attire fortement, tout en nous repoussant, la faute à certains de ses aspects de jeu en ligne. Pour en savoir plus, il faudra patienter un peu et revenir lire notre TEST, aux alentours de la sortie de Fallout 76, prévue pour le 14 novembre prochain sur PS4, Xbox One et PC !

Galerie photo Fallout 76 - 16 images (cliquez pour zoomer)

Bienvenue à Silent Hill ! Coucou ! Mon tout premier compagnon <3 La carte, pas si grande que ça mais charmante. Quelques lieux sympas ! Vos seuls interlocuteurs : des robots.

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