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On a joué à Dragon Ball Z Extreme Butôden, le retour de DBZ à la baston 2D

On a joué à Dragon Ball Z Extreme Butôden, le retour de DBZ à la baston 2D

Par Romain Mahut - publié le

Cela fait plus de quatre ans, et la sortie (uniquement au Japon) de Dragon Ball Kai : Ultimate Butôden, que les consoles portables de Nintendo n'ont pas eu le droit à un jeu de combat basé sur l'univers de Dragon Ball. Il était donc grand temps que Bandai Namco s'y remette, d'autant plus que DBZ est à nouveau une licence de premier plan dans le monde entier (grâce à la popularité de Dragon Ball Xenoverse et du nouveau film Dragon Ball Z : La Résurrection de Freezer). Pour son nouveau Dragon Ball Z : Extreme Butôden, titre qui se veut l'héritier des DBZ de la Super Nintendo, l'éditeur japonais a fait appel à un grand nom de la baston, Arc System Works. Et vus les premiers visuels alléchants du jeu, il nous tardait de mettre la main dessus. Après plusieurs heures passées sur sa démo japonaise, voici ce qu'il est possible de dire à son sujet.


À lire aussi : Dragon Ball Z Extreme Butôden : comment récupérer la démo


Les graphismes de Dragon Ball Z : Extreme Butôden sont à n'en point douter un des éléments les plus marquants du titre. C'est en grande partie grâce à eux que Bandai Namco fait un appel du pied aux fans de l'oeuvre d'Akira Toriyama. Et si les screenshots et les quelques vidéos diffusés jusqu'à présent avaient de quoi attirer l'attention, ils ne font clairement pas honneur au rendu du jeu lorsque ce dernier est mis devant vos yeux. Les sprites des personnages sont gros, bien dessinés et parviennent curieusement à être modernes tout en donnant un petit côté rétro au jeu. Ce qui est loin d'être désagréable. Il paraît en tout cas évident que les développeurs d'Arc System Works se sont ici inspirés du style d'Hyper Dragon Ball Z, le jeu PC amateur développé à partir de MUGEN. 

Les animations, du pur Arc System Works, complimentent quant à elle les graphismes et le type de gameplay du jeu.  Si elle peuvent à première vue sembler très découpées, ces animations donnent plus d'impact aux coups et aux combos. Il est bien évidemment question d'un jeu au style radicalement différent de celui de Dragon Ball Xenoverse mais ce n'est pas une mauvaise chose. Un peu de variété ne fait pas de mal et ce style convient bien à la 3DS. De plus, certains détails font plaisir à voir, comme le changement de posture des personnages en fonction de leur état de santé, ou le fait que le jeu tienne compte de la situation de l'adversaire lors du lancement d'une attaque spéciale (si un des participants est au sol lorsque l'autre envoie son attaque spéciale depuis le ciel, il sera percuté par cette dernière alors qu'il est toujours au sol une fois l'animation terminée).

C'est vous qui voyez

En termes de mise en scène, Dragon Ball Z : Extrême Butôden est un jeu de combat qui accorde une grande liberté au joueur vis-à-vis du type d'affrontement auquel il souhaite prendre part. Si le titre d'Arc System Works permet le 1 contre 1, le 2 contre 2, et le 3 contre 3, il donne également la possibilité de créer des affrontements déséquilibrés (1 contre 3, 3 contre 2, etc.). De plus, et comme les différents visuels du jeu l'ont montré Dragon Ball Z : Extreme Butôden met en scène un grand nombre de personnages de soutien, appelés "Z Assists." Ces derniers peuvent, si le joueur le souhaite, venir compléter son équipe et lui venir en aide de différentes manières. 

Pour constituer sont équipe le joueur a, dans cette démo au moins, 35 points de Dragon Power (DP) à sa disposition. À chacun des personnages, jouables ou de soutien, correspond un nombre donné de points DP. Par exemple, le personnage jouable de Goku présent dans la démo représente 3 points DP, tandis que Uub en vaut 5. Libre au joueur de remplir son équipe comme bon lui semble dans la limite de ces 35 points. S'il désire utiliser un seul personnage jouable et remplir le reste de son équipe de personnages de soutien, libre à lui. 

Curieusement, et malheureusement pour ceux qui apprécient incarner les personnages secondaires de Dragon Ball, ces personnages de soutien devraient être bien plus nombreux que les héros jouables dans la version finale du jeu (pour un ratio de l'ordre d'une vingtaine de personnages jouables pour environ 80 personnages de soutien). Et histoire de se faire à cette idée, la démo présente davantage de Z Assists que de protagonistes directement contrôlables. Et comme dans le jeu final, ces personnages de soutien n'ont pas tous la même utilité.

À titre d'exemples, Maître Karin lance un haricot senzu qui redonne un peu de vie, la Tortue (de Tortue Géniale) traverse quant à elle lentement l'écran et gêne l'adversaire, tandis que Tenshinhan envoie un Kikoho qui enlève de la vie à ce dernier. Et s'il est à première vue possible de penser que la présence de ces personnages va donner lieu à un festival de spam de Z-Assists, il n'en est rien. En effet, une bonne utilisation des personnages de soutien est véritablement une question de timing. Le Kikoho de Tenshinhan évoqué précédemment n'a pas exemple qu'une très courte portée. Pour s'assurer qu'il fasse mouche, l'adversaire doit être proche du personnage du joueur au moment où il est déclenché et pendant les quelques secondes qui suivent. Plus facile à dire qu'à faire. 

Retour vers le Futur

La présence du mot Butôden dans le titre du jeu renvoie explicitement aux jeux de combat DBZ de la Super NES (appelés Super Butôden au Japon). Il est donc presque logique pour un joueur qui a connu ces titres, et qui ne s'est pas renseigné au sujet du gameplay d'Extreme Butôden, de faire instinctivement des demi-cercles + A pour tenter de lancer un Kamehameha lors de sa première partie d'Extreme Butôden. Rapidement, il se rendra compte que cela ne sert strictement à rien. Ici, les techniques sont basées sur des combinaisons de touche ou des touches à presser simultanément.

Et si les coups diffèrent d'un personnage à l'autre, les manipulations sont les mêmes pour tous. Une fois suffisamment de Ki chargé (en appuyant sur R), il est possible d'envoyer un Kamehameha (avec Goku) en appuyant simultanément sur L et A. Sans surprise, des attaques spéciales spectaculaires peuvent également être utilisées (en appuyant sur A après avoir réussi le combo permettant d'envoyer l'adversaire dans les airs ou de le faire retomber au sol). Si le temps de parcours de cette attaque de Ki avant qu'elle n'atteigne l'adversaire peut paraître long, c'est que, Butôden oblige, l'adversaire peut riposter avec sa propre attaque spéciale. S'en suit alors un joli duel d'énergie dans la plus pure tradition des DBZ Super NES.

Et contrairement à ces mêmes jeux de combat 16-bit, inutile d'espérer pouvoir rester éloigné de l'adversaire pour pouvoir enchaîner les Final Flash. Comme indiqué précédemment, l'envoi de ces attaques nécessite la réussite d'un combo. Dans Extreme Butôden, placer un Genkidama, ça se mérite. En revanche, il y a un point regrettable sur lequel ce nouveau titre ressemble à ses ancêtres, c'est celui de l'absence de transformations activables à loisir. En effet, les diverses transformations des personnages s'activent de manière temporaire pendant les attaques spéciales. Et ça, ça risque de faire grincer les dents de pas mal de fans de DBZ. 

À première vue le gameplay de ce nouveau jeu de combat peut paraître simple et répétitif. Dragon Ball Z : Extreme Butôden semble pourtant être un nouveau cas de jeu "simple à prendre en main mais long à maîtriser." En effet les techniques et combos de base peuvent aisément être utilisés dès les premières parties. En revanche, les longs combos basés sur l'utilisation des Z Assists offensifs, du passage d'une zone à une autre de la map ou du switch d'un personnage jouable à un autre demandent de la pratique et une fois encore un bon timing. Il paraît évident que, malgré la relative lenteur des personnages, il sera possible de réaliser des combats spectaculaires dans le titre d'Arc System Works. 

ON L'ATTEND... PASSIONNÉMENT

Malgré un contenu relativement limité, cette démo de Dragon Ball Z : Extreme Butôden donne une bonne idée de ce que propose le jeu en termes de réalisation et de gameplay. Et il faut bien admettre que ce mélange de trip nostalgique, de jeu de combat "sérieux," et d'idée originale (les Z Assists) fait son petit effet. Et ce, malgré l'absence de transformations en cours de combat. Reste désormais à découvrir l'intégralité du roster et ce que vaut le mode histoire original du jeu, absent de cette démo. À condition bien entendu que son éditeur se décide à sortir Extreme Butôden en Europe. La 3DS étant zonée, il serait dommage que seuls les fans de DBZ nippons et les férus d'import aient le droit au jeu. La balle est dans votre camp Bandai Namco Entertainment.

Galerie photo Dragon Ball Z : Extreme Butôden - 8 images (cliquez pour zoomer)

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