
The Legend of Zelda : A Link to the Past
Grâce à la technique dite d'auto-persuasion de surpuissance cosmique émise par Miyamoto, le héros n'hésitera pas à se vautrer sciemment dans une auto-gargarisation perpétuelle et artificielle de satisfaction de soi, dont l'utilité première sera de raffermir son égo, donc son niveau de confiance. Ainsi, à la moindre intervention de petite envergure qu'il effectuera, comme juste ramasser une clé au sol, Link devra s'auto-persuader à la troisième personne de sa toute puissance en confirmant par la pensée la réalisation physique de ses actes (« Vous avez ramassé une clé »). Une technique qui peut, soi-dit en passant, faire penser au syndrome pathologique de Goldorak, qui consiste à crier dialectiquement ses manœuvres tout en les exécutant simultanément. À son niveau avancé, la méthode prescrit même un porté d'objet, torse bombé, au firmament de son crâne, dans une sorte de rite d'auto-validation de l'objectif atteint. Aussi interlope que soit cette méthode, elle semble pourtant porter ses fruits sur la longueur : le paysan se mue peu à peu en un ingénieur d'école supérieure capable de résoudre des énigmes de plus en plus complexes. À la fin du jeu, Michael Scofield de Prison Break n'aura plus qu'à aller se rhabiller en comparaison. Link gagnera un QI stratosphérique et s'offrira même le luxe de refuser de se taper sexuellement la princesse qu'il délivrera. Bref, The Legend of Zelda est LE titre fondateur qui a malheureusement influencé le très risible Mickael Vendetta dans l'élaboration de son concept de bogossitude qui, en fin de compte, n'est qu'un vulgaire plagiat de la méthode Miyamoto de transcendance. Enfin, je crois...

Link brandit un buisson en guise de trophée comme le préconise le manifeste de réalisation individuelle de Miyamoto.