Condemned 2 : Bloodshot sur Xbox 360, le test de SamPlay

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SamPlay
8
SamPlay X360

C'est fou comme ça fait peur!

J’avance doucement, très doucement. Je flippe à mort. J’ai dans mes mains moites, dont il manque un doigt (souvenir de mes précédentes aventures), une arme mortelle et destructrice : un distributeur de chewing-gum. Des psychopathes m’attendent dans chaque coins sombres pour me faire bouffer mes dents, j’entends un bruit et suis tenté de vider ma vessie sur mes nouvelles bottes, mais soudain je me souviens que tout ceci n’est qu’un jeu. Mes mains sont moites et humides…comme mon pantalon.

Pour commencer, Condemned 2 est la suite directe de Condemned premier du nom, sortit fin 2005 sur XBOX 360 et PC. Celui-ci avait su convaincre grâce à un système de jeu mélangeant une vue à la première personne et un côté survival horror bien maîtrisé. Intégrant des combats à l’arme blanche d’une violence rare, le premier Condemned assumait parfaitement son univers glauque et crade. Sa suite, elle, reprend à la lettre les précédents ingrédients en y ajoutant quelques nouveautés : des épices pour ne pas tomber dans la redite et éviter un résultat quelque peu fade.

Mais entrons dans le vif du sujet ! La scène d’introduction nous présente Ethan Thomas : un ancien agent de la police scientifique, devenu alcoolique. Celui-ci  a en effet perdu la raison en même tant que son petit doigt lors de sa dernière mission qui l’a plongée dans une vie faite d’hallucinations, de bars et de bastons. Mais ses cauchemars vont redevenir réalité lorsque ses anciens collègues auront de nouveau besoin du héros déchu pour résoudre de mystérieux meurtres. La première chose que l’on remarque manette en main, c’est que le jeu est encore plus sombre que le premier et n’a graphiquement quasiment pas bougé. Alors certes le titre reste joli (effets de lumières) et offre une palette d’animations criantes de réalisme, mais un bémol tout de même pour les textures parfois simplistes, surtout dans les (rares) passages éclairés. Mis à part ça, techniquement c’est du tout bon. Malgré la quasi-absence de musique, les bruitages nous plongent dans le silence stressant des différents lieux visités. Evidamment montez le son et jouez dans la pénombre pour profiter au maximum de l’expérience.

Et quelle expérience ! Durant onze niveaux, vous allez devoir résoudre une enquête et fracasser de la racaille, non pas au Karcher,  mais à coup de boule de bowling ! C’est là l’aspect le plus jouissif du titre. A l’aide des deux gâchettes, via des combos ou des QTE, vous allez péter des bras, briser des nuques et déchausser des dents à l’aide de clef à molettes et autre pied de biches qui tomberons malencontreusement entre vos mains expertes. Les armes à feu sont, elles, belles et bien présentes et font d’énormes dégâts, mais sont en contrepartie assez rares. Mais ne croyez pas que Ethan est seulement un fou furieux ! Non non, ce noble individu a un autre dada : les meurtres étranges. Alors je vous passe les détails et l’état des victimes, d’autant plus que le jeu se révèle très réaliste à ce niveau, pour plutôt vous parler de l’aspect enquête et recherche d’indices, aspect qui faisait tant défauts au premier Condemned. C’est en effet la principale nouveauté de cet épisode : le gameplay plus poussé de la recherche d’indices et la plus grande liberté pour les interpréter. Vous avez à votre disposition quatre outils qui vont du plus utile, tel que la lampe à UV, pour repérer les traces de sang, au GPS, plus anecdotique. Dans tout les cas on apprécie ces intermèdes agréables et immersifs qui renforce la singularité du titre.

Bon, le pire pour la fin, avec les traditionnels défauts. Commençons par le plus présent et le plus agaçant : on ne voit quasiment rien à l’écran, tellement le jeu est sombre; sans compter les divers filtres qui achèvent une bonne fois pour toutes nos yeux. Alors certes l’ambiance est là, mais au détriment du plaisir de jeu qui lui s’essouffle quelque peu vers la fin. C’est là le second problème du jeu : des ficelles tellement grosses qu’elles finissent par se voir. Le jeu use et abuse des scripts, et ce qui au début pouvait faire illusion, ne marche plus sur la longueur. Dommage, d’autant plus que la mise en scène est efficace et l’aventure passionnante. L’on notera tout de même, pour terminer, que les niveaux font dans le classique, mais sont efficaces et que le multijoueur est aussi déserté que dispensable. A réserver aux amateurs d’ambiance glauque et aux fans du premier.

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