Double Dragon : Neon sur PlayStation 3, le test de nourrain

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nourrain
8
nourrain PS3

Un jeu qui fait le boulot!

(du fait qu'il n'y a toujours pas de test officiel Gameblog pour ce bon petit jeu, je me suis dis qu'il fallait y remédier)

un temps que les moins de trente ans...

Disons le clairement et sans détour, Double Dragon Neon a été un coup de coeur très subjectif. Non pas que ce soit le jeu de l’année, mais parce que le pari du remake est totalement réussi. L’esprit originel des premiers Double Dragon est là, le plaisir bestial de la baston aussi, livré dans un emballage très années 80.

Et n’y allons pas par 4 chemins, l’avis que je vais vous délivrer ne vaut que si vous avez la trentaine environ, ou plus. Je doute qu’un “jeune de nos jours” ne puisse prendre autant de plaisir à ce genre de jeu bas du front et daté dans son système de jeu.

Voilà, vous êtes prévenus. Si vous arrivez jusqu’à ce paragraphe, c’est donc que vous connaissez le lien qui existe entre un crayon et une cassette audio. C’est d’ailleurs un des nombreux clin d’oeil “eighty” du jeu.

(Re)make me up!

Double Dragon Neon joue habilement sur la corde sensible de la nostalgie, à notre plus grand bonheur. Beaucoup de références aux premiers opus de la série. On retrouve entre autre pas mal de vilains méchants, tel Abobo, ainsi que de hauts lieux de la série, comme les salles aériennes avec ouverture de porte aléatoire qui aspire tout sur son passage. On peut encore citer pêle-mêle, le tank géant à escalader avec la vapeur bien casse-bonbons, l’hélicoptère vicieux ou le palais final.

Le goût des choses simples

Etant personnellement un grand fan de Double Dragon 2 sur Nes, j’en ai eu pour mon argent. Et là aussi, on peut tout de suite dire que pour 8 euros, on ne peut pas se plaindre sur la marchandise. Une durée de vie comparable à tout bon beat’em all des années 80-90 (une dizaine de niveaux), une difficulté suffisamment élevée pour rager juste ce qu’il faut. On notera, d’ailleurs des passages de plateforme et de pièges très vicieux, comme on a pu les connaître sur nos vieilles machines et en arcade. La difficulté se voit amoindrie à 2 joueurs : lorsqu’un des 2 joueurs a perdu toute sa barre de vie, son co-équipier peut lui venir en aide pour lui redonner de la vie. Pour cela, il doit marteler un bouton qui affiche un crayon remontant une cassette audio, yeah! Et vous l’aurez bien entendu compris, c’est justement à 2 joueurs que Double Dragon Neon révèle toute sa saveur. Savater du loubard avec son pote sur le canapé du salon, voilà qui nous ramène aux sessions de jeux vidéos des mercredis après-midi avec ses potes du collège. A noter que contrairement aux anciens titres Double Dragon, celui là n’offre pas le choix de pouvoir frapper son co-équipier. En 2012, on est gentil avec Jimmy!

Neon Zitrone

Certains ont pu critiqué la direction artistique du titre. Mais là encore, il faut se replacer dans l’hommage aux années 80 que rend le jeu. Couleurs “flashy” et musiques kitsch, on est en pleine époque bandana et bananes autour de la taille. Après, les goûts et les couleurs... En revanche, on peut dire que la modélisation 3D des personnages et décors reste correcte. Joli clin d’oeil aux sprites que l'on déplace sur la carte à travers les différents niveaux; ce sont justement les visuels Nes de Billy et Jimmy version Double Dragon 2.

"Vas-y! Fait le gros coup de genoux!!!"

Côté gameplay, le jeu ne révolutionne pas le genre. Là aussi, certains pourront se plaindre d’une certaine lourdeur dans la maniabilité, mais c’est tout simplement le gameplay qu'on attend avec un Double Dragon. On a donc à faire à un beat’em all linéaire sur un plan (2D) avec graphisme 3D. Les coups de bases sont toujours présents mais aussi le fameux “gros coup de genoux dans la gueule” qui nous a fait frémir de plaisir étant jeunes. A cela, s’ajoutent pas mal de nouveaux coups et enchaînements des plus plaisants. Mention spéciale au coup de poing lorsque l’ennemi est au sol, qui est tout simplement jouissif de brutalité. A noter également une petite dimention RPG (très petite hein...) qui permet d’obtenir des pouvoirs magiques et de les faire évoluer. Chaque perso possède une jauge de magie qu’il peut faire remonter en tapant dans la main de son collègue, petite mécanique bien sympathique. Entre coup de pied rotatif, méga dragon qui ballait tout l’écran et meilleure résistance aux coups, on trouve finalement pas mal de personnalisations pour ses personnages.

Alors, tu viens te battre?

Bref, pas la peine de faire un dessin, aucune subtilité à rechercher, mais du plaisir à l’état pur. Ramasser des battes de baseball et cogner comme un sourd, marteler un méchant au sol à grand coup de chataigne, c’est juste ce qu’on demande.

Je vous garantis pas mal de petits sourires nostalgiques en découvrant tous les clins d’oeil insérés au fil de l’aventure.

Alors si des jeux comme Final Fight, Batman Return sur Super Nes ou autres Rival Turf vous rappellent de bons souvenirs, il y a fort à parier que ce Double Dragon vous plaira. Et à ce prix, il n’y a pas trop de risque à prendre.

On n’attends plus qu’un éventuel mode multi-joueurs en ligne, qui manque beaucoup.

Double Dragon Neon est donc un bon “petit” jeu tout à fait dans l’esprit de ces ancêtres : beat’en all 2D classique, très accessible mais à la fois très fun, et qui prend toute sa dimension à 2 joueurs. (les 4 étoiles attribuées sont à considérer pour un "petit" jeu pas cher) A recommander chaudement pour des soirées entre ami(e)s, avec en option selon vos affinités, pizzas et/ou bières.

De quoi rendre hommage comme il se doit à M. Yoshihisa Kishimoto, le créateur de la série. (petite pub pour notre Florent Gorges national et les amis de Pix N Love en passant :http://www.editionspixnlove.com/Collectors/Y.-Kishimoto-Enter-The-Double-Dragon-Version-Collector/flypage.tpl.html )

(jeu testé sur version PS3)

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