Resident Evil 4 sur GameCube, le test de SamPlay

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SamPlay
10
SamPlay GC

Parasites dopants

Depuis 1996 et sa première apparition sur  la  Playstation, la série des Resident Evil n’a jamais été réputée pour ses scènes d’actions, mais plutôt pour ses énigmes et ses longues  heures a déambuler dans des couloirs remplis de zombies à la recherche de cette clé aussi indispensable qu’introuvable. Mais tout ceci est sur le point de changer avec le quatrième volet d’une série qui avait bien besoin de ce coup d’accélérateur pour redémarrer de plus belle.

Fini donc la 3D precalculée qui a pris un sacré coup de vieux et place au temps réel et autant le dire tout de suite le RE 4 est magnifique tant au niveau technique qu’artistique : ombres, textures, animations, tout est à tomber par terre et place ce jeu comme le plus beau actuellement, toutes consoles confondues; avec en prime l’absence totale de bugs. Le premier choc est donc graphique, mais le jeu surprend aussi par son scénario puisque dés le début l’on découvre que le héros n’est autre que Léon S Kennedy apparut dans Resident Evil 2 qui n’est plus policier mais agent spécial à la recherche d’Ashley Graam, la fille du président des État-Unis, excusez du peu.
Beaucoup de choses ont donc changé en six ans et la première cinématique met les choses au clair : Umbrella n’existe plus, finit donc les zombies écervelés et place à des villageois « intelligents » mais surtout complètement psychopathes (on a pas gagné au change!).Mais le changement le plus notable est celui de la maniabilité puisque Léon se dirige aisément avec le stick analogique et il suffit de  maintenir la gâchette pour que la camera se place au niveau de l’épaule et que le stick qui servait au déplacement serve à présent a diriger le pointeur laser de l’arme puisque celui-ci remplace habilement le viseur classique. Alors certes l’on ne peut pas se déplacer en tirant et donc « straffer » comme dans un jeu de tir classique, mais RE 4 n’en est pas un. Celui-ci ne renie pas ses origines et offre un excellent compromis entre action et survival-horror. Cette spécificité rend certains combats encore plus stressants qu’ils ne le sont déjà, mais la possibilité de faire un demi-tour vous sauvera maintes fois d’une hache perdue.

Dés les premières escapades dans le village, vous vous rendrez bien compte que l’aventure ne sera pas une partie de plaisir : haches, fourches ou encore tronçonneuses, ces outils trouverons une seconde utilité dans les mains de ces choses qui n’ont d’humain que leur apparence et encore ça se gâte par la suite. Ces accueillants villageois n’hésiteront pas a vous prendre à revers, vous encercler ou encore utiliser des échelles pour vous atteindre alors que vous  tentez par tous les moyens de tenir un siège en poussant armoires et buffets pour bloquer portes et fenêtres. Jouissif! La peur n’est donc plus la même que dans les anciens épisodes, finit les sursauts au détour d’un changement de plan fixe et l’inquiétude de manquer de balles, à présent c’est plutôt un stress permanent face à des hordes d’ennemis sanguinaires et de boss toujours plus résistants. Ce nouvel épisode se veut donc à mille lieux des anciens épisodes mais n’en oublie pas ses origines pour autant puisque les énigmes sont toujours d’actualités, bien que l’on soit très (très) loin de celles d’antan, en effet ces énigmes sont ridiculement simples et donc quelque peu inutiles. L’on notera aussi que le fameux inventaire à cases n’a pas disparu, encore un héritage du passé qui nous oblige à ranger minutieusement nos objets pour gagner de la place. De même pour les plantes vertes, rouge et jaunes qui peuvent être mélangées pour obtenir plus d’effets, comme augmenter la barre de vie.

 Les débuts sont d’autant plus tendus que vous n’avez à disposition qu’un pistolet et quelques balles mais c’était sans compter sur une autre de ces réjouissantes nouveautés (encore une!) : le côté RPG du titre, je m’explique : durant l’aventure vous récoltez divers objets de valeur, des armes et de l’argent et vous faites ensuite la connaissance d’un mystérieux marchand ambulant qui vous rachète et vous vend lui aussi objets et armes, mais une troisième option est disponible, moyennant finance, vous pouvez « optimiser » vos armes (puissance, cadence de tir, capacité…).Encore une bonne idée qui apporte réellement au plaisir de jeu et il est immense. Tout dans le jeu a été pensé dans le seul but d’offrir un gameplay parfait, à commencer par la localisation des dégâts : tirez une balle dans la jambe de l’ennemi et celui-ci tombera à genoux vous permettant par la même occasion, via un système de QTE, de lui assener un coup de pied bien placé ; tirez dans le bras et l’ennemi lâchera son arme. Revenons aux fameux QTE très à la mode en ce moment. Ceux–ci interviennent à plusieurs reprise dans l’aventure et remplissent parfaitement leurs rôles, que ce soit pour se défendre, achever un ennemi, éviter de se retrouver au fond d’un ravin  ou encore livrer un combat d’anthologie au couteau, ils remplissent parfaitement leurs fonctions et rendent le jeu encore plus cinématographique. La bande-son aussi joue son rôle : doublages parfaits, bruitages de qualités et musique tantôt discrète tantôt absente qui livre une ambiance pesante à souhait.

Cinématographique, le jeu l’est, puisque entre les QTE évoqués au-dessus, la variété des situations toutes plus inventives les unes que les autres (ah! l’assaut de la cabane par des hordes de villageois) ou encore les personnages secondaires très charismatiques comme l’espagnol Luis Serra, mais aussi le retour plus inattendu de personnages emblématiques de la série. Cependant un petit bémol pour  le personnage d’Ashley qui je trouve n’a pas été gâté par la nature au niveau des oreilles, mais ce n’est qu’un détail. Mais d’ailleurs parlons en d’Ashley, personnage omniprésent durant toute l’aventure et qui occupe une place prépondérante que se soit lors des phases de jeu ou du scénario. J’en profite pour évoquer l’épisode sortit sur Gamecube, l’excellent Resident Evil 0, qui a inclus le système de coopération entre deux personnages et c’est avec une pointe de crainte que l’on imaginait ce que cela allait donner dans ce nouvel épisode, mais force est de constater que malgré les cris incessants d’Ashley et son côté un brin empoté, elle ne se comporte pas comme un boulet que l’on doit traîner, elle se baisse lorsque l’on tire (heureusement, puisque nos balles peuvent la tuer!) ou prévient d’un danger.  L’on peut aussi lui donner des ordres simples comme « cache-toi ! » ou « suis-moi ! », ce qui est bien pratique puisque si elle meurt la partie est terminée. Pour finir sur le personnage d’Ashley, l’on pourra juste regretter l’impression qu’elle sert plus de prétexte pour faire avancer le scénario qui voit se succéder capture puis libération et ainsi de suite. Malgré ça, le scénario nous tient en haleine de bout en bout et c’est là le principal.

Et pour y arriver au bout de cette aventure, il faudra compter en gros une vingtaines d’heures, ce qui est plutôt rare pour un jeu d’action, sans compter les armes, costumes et modes de jeu à débloquer, ce qui fait que l’on revient avec plaisir dans l’aventure qui mettra un bon moment avent de vous lasser. Pour conclure, je dirais que ce jeu est passionnant, splendide, grandiose, magistral, immersif ; bref, culte. Une référence, et pour longtemps !

PS: Désolé, c'est un de mes premiers tests que je sort des tiroirs. Donc, au niveau de l'expression, avec du recul, c'est pas top...

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