Football Manager 2011 sur PC, le test de Cuяtis

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Greatest job on Earth.

Football Manager 2011

 

Le monde du foot est divisé en deux catégories : ceux qui tiennent un calepin et ceux qui courent derrière le ballon. Avec Football Manager 2011, vous incarnez celui qui tient le calepin et hurlez après ceux qui courent derrière le ballon. Préparez les cafés, posez vos congés, car voici de quoi occuper vos longues nuits d’hiver, de printemps, d’été et d’automne avec l’incontournable du genre.

 

Nouvel opus de la série phare Football Manager développée par Sports Interactive et édité par Sega, ce volet 2011 propose une fois de plus de se mettre dans la peau d’un entraîneur charismatique chargé de conduire son équipe vers les sommets. S’appuyant sur les recettes de ses aînés qui ont fait la gloire de la saga, Football Manager 2011 prolonge l’expérience avec encore et toujours des nouveautés distillées avec savoir-faire qui sauront ravir les nombreux aficionados. La base de données mise à disposition est une fois de plus ultra-complète et permet aux coachs en herbe d’exercer dans plus de 50 pays du globe et de côtoyer ainsi plusieurs dizaines de milliers de joueurs, préparateurs et autres membres du staff.

               

Coacher une équipe de football n’est pas un métier de tout repos. Entrainements, achats et ventes de joueurs, négociations âpres avec les dirigeants pour débloquer des fonds de transferts ou construire un nouveau stade, schémas tactiques et composition du onze de départ, lancer une pique à l’entraîneur rival ; tout ceci n’est qu’une infime partie de ce qui vous attend. L’interface est donc submergée de menus austères, mais un vrai manager passionné prendra plaisir à se perdre dans les défilés statistiques de passes ratées de son milieu droit ou encore de duels gagnés de la tête de son défenseur central.

 

Tout est gérable, mais les néophytes pourront cependant choisir de confier certaines tâches à l’entraîneur adjoint, car il n’est pas rare d’être perdu si on n’est pas habitué.  Le niveau de difficulté n’existe pas et repose donc uniquement sur le choix du club, il est évidemment bien plus facile de remporter la Ligue des Champions avec Manchester United qu’avec l’AC Arles-Avignon (quoiqu’avec du talent…). L’entraîneur peut également décider de commencer sa carrière au chômage, fraîchement sorti de l’école avec son diplôme, et devra attendre qu’un de ses collègues soit remercié avant de pouvoir entrer en fonction.

 

Une fois embauché, la saison commence par le mercato estival, c’est l’occasion de renforcer son équipe avec plusieurs recrues et/ou de vendre les chèvres qui jonchent l’effectif. Chaque joueur possède sa flopée de caractéristiques (vitesse, saut, tirs de loin, technique…) notées sur 20 et qui permettent d’appréhender son niveau. Les recruteurs sont très utiles car leurs rapports sont de précieux conseils pour faire son marché.  L’une des nouveautés majeures du soft est le système d’agents, chaque joueur possède un agent avec lequel il faudra négocier pour s’entendre sur le contrat du joueur une fois le montant du transfert entre les deux clubs fixés. Chaque agent a sa personnalité propre, et il n’est pas rare que certains agents soient  enclins à faire signer leur poulain si leur prime personnelle est élevée.

 

Le recrutement bouclé, passons au championnat. Lors des matchs, le manager a tout le loisir ou toute la frustration d’observer ses onze hommes gambader sur le pré luttant pour le cuir. Le nouveau moteur 3D n’arrive certes pas à la cheville des jeux de foot comme PES ou FIFA ou même du concurrent LFP Manager, mais il est loin d’être laid et offre un bon rendu du positionnement tactique des joueurs si cher à un bon coach. Le défenseur gauche qui couvre un attaquant adverse du hors-jeu ne passera pas inaperçu. Autre nouveauté au niveau du rendu 3D, les célébrations de buts. Cela paraît anecdotique, mais c’est toujours appréciable de voir ses mini-joueurs pixelisés manifester leur joie d’avoir marqué en courant frapper le poteau de corner ou en imitant la pose de l’aigle des Açores, Pedro Miguel Pauleta.

 

Et ainsi de suite, jusqu’à n’en plus finir. Football Manager 2011 a en effet une durée de vie théoriquement égale à l’espérance de la vôtre. Les matchs s’enchaînent à une vitesse éclair jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’on joue depuis plus de cinq heures et que la pizza est déjà froide. Plus que du temps, on engage aussi de sa personne et on donne de ses nerfs. Certains couples se déchirent parce que la nouvelle perle colombienne Darwin Quintero n’a marqué que 3 buts en 24 matchs, et des amitiés se brisent parce que le goal des -18 d’en face a le même niveau que Casillas.

 

 

Football Manager 2011 renferme dans sa boîte une expérience footballistique unique de gestion et de management. Jamais il n’aura été aussi facile de se glisser dans la peau d’un José Mourinho des grands soirs, et de vociférer de joie, d’amour, de colère ou de haine sur un tas de pixels censé respecter nos consignes. Jouabilité excellente, durée de vie antisociale, rejouabilité hors-norme vu le nombre de clubs et sélections nationales disponibles, c’est un must pour tous les férus de ballon rond.


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