Shank sur Xbox 360, le test de zhibou

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8
zhibou X360

Kill Bill them all!

Voici un petit test retardataire sur un outsider du « summer of arcade » cru 2010. Entre deux parties de Limbo, Shank s’impose comme un parfait divertissement régressif : du pur « jeu d’exploitation ».

Shank se présente comme un beat them all à travelling horizontal en 2D. 2D qui fait d’ailleurs des merveilles avec ses graphismes en haute définition aux couleurs chaleureuses. L’aspect comic book et l’ambiance grindhouse ne sont pas étranger à cette réussite, flatteuse pour la rétine. Les décors aux teints pastel offre des panoramas sublimes et variés qui donnent un aspect un craspec et froissé qui contraste avec les personnages aux sprites énormes, clean et très expréssif. Là où ça pèche un peu c’est au niveau de l’animation qui fait un peu trop « flash ». Si dans l’ensemble ce n’est pas gênant (Shank et son acolyte moustachu bougent très bien), les plus gros ennemis et les cut-scene souffrent de mouvements digne de pantins en papier articulés. Mais l’ambiance Grindhouse qui se dégage de la direction artistique palie facilement à cette faiblesse.

Ambiance qui s’entend juste dans le scénario prétexte : une vengeance à la Kill Bill avec son inévitable bande d’assassins iconiques (et stéréotypés) qui feront office de bosse de fin de niveaux. Si l’histoire est ultra rabattu, elle a le mérite d’exister, aussi bien en solo qu’en coop.  Ce qui mérite d’être de souligner, car on évite l’éternel second joueur sosie du premier qui n’existe que pour mettre des pains dans la gueule.

Shank ne manque d’ailleurs pas d’ustensile pour charcler de l’ennemi en des tonnes de kilo de barbaques. La classique combinaison d’armes blanche et d’armes à feu, popularisé par Devil May Cry, fait encore ses preuves. Fusil à pompe, double baretta, couteaux, tronçonneuse, machette… Le joueur ne manque pas de moyen pour finir ses adversaires avec classe. Les possibilités de combo sont assez grandes, mais le plus souvent, inutiles. En mode normal on peut vraiment s’amuser à utiliser tout son arsenal pour faire « coool », mais dés que l’on passe en mode hard, on doit se restreindre à l’efficace. En l’occurrence : les doubles lames et le fusil à pompe pour contrôler les foules, soit les premières armes du jeu. De plus certains mouvements sont rigides comme la visée des flingues (les ennemis haut placés sont infernaux) ou l’esquive. Cette dernière demande de se mettre en garde et de glisser à gauche ou à droite avec le stick, son usage sera plus que vital pour un certains niveau en hard (notamment celui qui fait intervenir une église et un lance roquette).

Un gameplay riche mais perfectible sur certains points donc, mais rien de bien fâcheux car on prend facilement son pied et les efforts des joueurs sont souvent récompensé. En plus des traditionnels succès, chaque exploit donne droit à un nouveau costume, « à l’ancienne », et ça c’est sympa.

Shank est donc un plaisir coupable qui tiendra en haleine quelque temps (la rejouabilité est assez bonne), offre un challenge plus qu’honnête, et un design qui satisfera tout les Robert Rodriguez en puissance. A déguster sans modération entre un Expandable, un Machete et une bière.

 

 

 

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