F1 2010 sur Xbox 360, le test de Dopamine

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Dopamine
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Dopamine X360

Un plongeon dans la F1

Cela faisait longtemps qu'on attendait le retour d'un jeu de formule un satisfaisant sur consoles HD. La série des F1 s'étant essoufflée, il fallait réagir pour reconquérir le public des pilotes virtuels. Codemasters, spécialiste des jeux de voitures devant l'éternel, se charge de relever le gant en améliorant son moteur Ego pour l'adapter au monde de la catégorie reine des monoplaces. Et en parlant de reine, il semble bien que les jeux de F1 aient à ce jour trouvé leur roi.

Licences officielles et immersion

C'est peut être une évidence, mais encore faut-il que cela soit fait ; toutes les licences officielles de la F1 ont été achetées par Codemasters. On dispose donc évidement des noms des écuries, des pilotes et des sponsors officiels de la discipline. Le tout enchâssé dans une carrosserie d'assez bonne facture. Les menus se présentent sous la forme d'un « motorhome » depuis lequel on ira choisir les modes en ligne, course simple, contre la montre ou carrière. C'est bien entendu ce dernier qui retiendra une bonne partie de l'attention des pilotes virtuels. En s'engageant jusqu'à 7 ans pour tenter d'atteindre les sommets de la formule un, il faudra passer régulièrement par l'agent pour vérifier que les objectifs de saison sont bien atteints et que des offres plus intéressantes se profilent au bout du volant. Cette gestion de carrière ajoute un côté jeu de rôle aux courses et favorise l'immersion.

Immersion, c'est bien le maître mot de F1 2010. Des informations pertinentes sur l'historique des équipes et des pilotes sont au coin du virage, le joueur est immédiatement placé dans un baquet lorsqu'il choisit de se rendre sur le circuit. Un coup d'œil à gauche pour vérifier le type de pneus embraqués, l'écran de contrôle au milieu apporte toutes les infos de réglages la météo et les temps des engagés ainsi que les avancées techniques de la voiture. Car le bolide évolue grâce à des séances de recherche et de développement commandées par les ingénieurs (meilleure tenue de route, nouvelles configurations moteur...). Il s'agit généralement de réaliser des minima sur une série de tours chronométrés. Mais il est temps de prendre la piste car les monoplaces passent déjà devant le paddock. L'écran de contrôle est retiré, la voiture est descendue des cales et un mécano avertit que la voie est libre.

Sur la piste, c'est encore le mot immersion qui arrive en tête. Les sensations de vitesse sont époustouflantes en particulier sur les circuits urbains. La vue interne est même un peu plus difficile à jouer que d'habitude tant les virages sautent au casque. Du coup, c'est une vue au dessus du casque qui semble proposer le bon compromis entre vitesse et jouablilité. Cette animation capable d'afficher une vingtaine de voitures est cependant prise à défaut lorsque le moteur Ego est poussé dans ses derniers retranchements. Sur Monaco par exemple, il n'est pas rare d'avoir quelques ralentissements et sautes d'image (testé sur une version X360). Une lacune rapidement effacée par des conditions météorologiques époustouflantes de réalisme. La pluie peut tomber d'un coup ou mouiller légèrement la piste. La trajectoire idéale s'assèche, il peut rester des flaques éparses. Du coup les choix des pneus sont primordiaux et la conduite doit s'adapter. La gestion de la visibilité et des gouttes d'eau qui perlent sur le casque font clairement partie des plus beaux effets météorologiques qu'il ait été donné de voir en matière de simulation automobile (jusqu'à ce que GT5 sorte enfin ?).

Une belle courbe de progression

Piloter une F1 et obtenir de bons résultats, ce n'est pas donné à tout le monde. C'est pourquoi il a fallu proposer aux joueurs des aides plus ou moins appuyées pour contenter tous les publics. Si on peut effectivement conduire la voiture presque comme dans un manège avec toutes les aides activées, c'est bien entendu en mode simulation que la conduite prend tout son sens. A ce moment, il ne sera pas inutile de profiter de toutes les séances d'essais préparatoires aux grands prix pour apprivoiser la machine et les 19 tracés de la saison complète 2010. Le règlement officiel est respecté en particulier au niveau de la gestion des pneus. Le dilemme étant d'économiser la gomme tout en tournant assez pour gagner en performances.

Autant le dire tout de suite, avec un niveau de difficulté normal, une écurie modeste (vous commencerez de toute manière en bas de l'échelle) et aucune aide il faudra de l'entraînement pour bien figurer. Mais avec l'IA des autres pilotes en réaliste (c'est à dire difficile), il sera presque aussi difficile que dans la réalité de se hisser ne serait-ce que dans les 10 premiers. Il n'y a pas de secrets, il faut tourner et encore tourner pour grappiller des dixièmes qui se transformeront en secondes. Le réalisme est tel qu'on peut sentir la piste devenir plus rapide au fur et à mesure que les pneus laissent de la gomme sur les trajectoires.

Les sensations de conduite sont plutôt bonnes quoi qu'il soit assez difficile de ressentir la limite d'adhérence pendant les premières heures. La voiture semble partir en tête à queue de façon totalement scriptée sans qu'il soit possible de la récupérer. La faute peut être à une carence qu'on ne trouve plus sur les autres jeux du moment : en vue casque, la F1 semble collée au bas de l'écran et le circuit défile comme les bons vieux tapis de courses des petits jeux de voitures de nos enfances (une sorte de flipper avec un volant qui faisait un bruit d'enfer). Mais c'est un constat qui ne ressort qu'en prenant du recul. Une fois ces paramètres intégrés, tout le sel de la F1 pique la langue. C'est un plaisir que de chercher à flirter avec les limites de la voiture pour exploser un chrono ou remonter un concurrent. Si la faute est rédhibitoire, il est possible -si l'option a été maintenue- d'utiliser un replay. Ce joker évite de s'arracher les cheveux en fin de course à cause d'une petite faute, mais c'est encore plus intense si l'on ne s'en sert pas...

IA limite et gestion des avertissements par les commissaires parfois hasardeux sont deux écueils que n'a pas su éviter Codemasters (peut être un patch?). Le premier est gérable avec un peu d'habitude, le second sera réglé en enlevant ces avertissements et en se faisant son propre juge. Il subsiste également des bugs «amusants» en multi. Un pilote lent peut effectivement parfois se voir attribuer un temps canon totalement improbable... Mais cela ne doit pas empêcher les fans de simulations auto en général et de F1 en particulier de faire l'acquisition de cette édition 2010. De toute manière il y a largement le temps d'y jouer en attendant un GT5 encore repoussé !

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