Okami Den sur DS, le test de Shauni & Myster Mask

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Shauni & Myster Mask
8
Shauni & Myster Mask DS

Loup céleste

Nouveau jeu d’action-aventure signé Capcom, Okami Den est la suite d’Okami premier du nom sorti sur PS2 en 2007. Arrivé cette année sur DS et créée par une équipe différente de celle qui a accouché du premier opus, le petit dernier est-il à la hauteur de son aîné ?

Il y a des jeux qui laissent un souvenir impérissable. Des jeux exceptionnels, aux graphismes, au scénario et au gameplay quasi parfaits (car bien sûr la perfection n’existe pas) que l’on reprend avec plaisir des années après. Okami fait parti de ces jeux. Malgré le succès plus que relatif de ce chef d’œuvre, il a néanmoins reçu les honneurs de la critique et des joueurs. Les ventes n’ayant malheureusement pas suivi, on pensait la série morte et enterrée, et les joueurs n’imaginaient jamais jouer à une quelconque suite de cette magnifique aventure…

Et pourtant, comme l’a prouvé Duke Nukem Forever, les miracles existent. Et dans ce cas, le miracle s’appelle Okami Den et est arrivé en mars dernier dans nos contrées. N’étant pas développé par le studio Clover, les fans sont en droit de se demander si le nouveau né peut sans rougir être comparé à son grand frère. Et force est de constater que, même si il est légèrement moins bon, il s’en tire tout de même avec les honneurs…

L’histoire d’Okami Den se déroule quelques mois après l’histoire d’Okami. Petit retour en arrière… Le pays du Nippon est en prise avec une terrible malédiction : un serpent à huit têtes à été libéré et sème la terreur au pays des cerisiers. Amaterasu, déesse du Soleil, se réincarne pour aller le corriger comme il se doit. Son devoir accompli, la louve blanche s’en retourne au Paradis. Neuf mois plus tard, son envoyé céleste - un insecte prénommé Issun - se retrouve nez à nez avec des yokaï (démons japonais) alors que ceux-ci étaient censés avoir disparus de la surface de la Terre. Un bébé loup surgit alors de nulle part pour les renvoyer d’où ils viennent. Pelage blanc, marque rouge, aucun doute : il s’agit du petit d’Amaterasu. Après  l’avoir nommé Chibiterasu, Issun décide de le prendre sous son aile afin de lui apprendre à se servir du Pinceau Céleste et de débarrasser une nouvelle fois le Nippon de l’invasion démoniaque.

Dans cette aventure, notre héros sera accompagné de différents amis aux aptitudes diverses qui permettront de résoudre les énigmes posées dans les donjons. Par exemple, la sirène Nanami pourra nager pour aller récupérer un objet. Le joueur aura donc droit tout au long du jeu à un gameplay plus ou moins renouvelé en ce qui concerne la coopération. Le Pinceau Céleste fait son grand retour, et le moins que le puisse dire c’est qu’il est plus en forme que jamais. L’utilisation du stylet sur la DS pour dessiner est beaucoup plus intuitive que celle du joystick sur PS2. Le tracé se fait plus précis, ce qui s’avère fort utile lorsque l’on se retrouve face à des constellations dont le contour doit être redessiné. En ce qui concerne les déplacements, la croix directionnelle se révèle plus que décevante, et ceux qui ont la chance d’avoir une 3DS pourront utiliser le joystick, beaucoup plus pratique.

Les graphismes sont toujours aussi magnifiques. Dignes des plus belles estampes japonaises, c’est un réel plaisir de se balader dans les vastes plaines du Nippon rien que pour regarder les cerisiers en fleur. Le jeu possède cependant le même problème que son ainé, qui aurait pourtant dû être corrigé depuis le temps : le clipping. Impossible de se mettre en haut d’une colline et de regarder le paysage, certains arbres ne s’afficheront que lorsque l’on s’en approchera… La bande-son est toujours aussi enchanteresse, inspirée du folklore japonais, et colle parfaitement à l’ambiance visuelle. Les doublages des voix sont toujours en « yaourt », ce qui est légèrement frustrant lorsque l’on est habitué aux jeux en japonais.

Cet opus est clairement destiné à un public plus jeune que celui visé par Okami. Cependant, Capcom a commis quelques erreurs qui pourraient bien coûter la vie à ce jeu. Tout d’abord, le défaut le plus gros : le jeu est intégralement en anglais. Ce n’est pas gênant pour tout le monde, mais les réfractaires à la langue de Shakespeare pourraient bien tirer la gueule. Surtout que des enfants qui parlent anglais en France, il n’y en a pas des masses. De plus, la langue utilisée est assez soutenue, et les néophytes pourraient passer à côté de l’humour des textes, ainsi que des nombreux jeux de mots. Les phases de dialogues sont très longues et ne permettent pas toujours d’être passées. Nombreux sont ceux qui pourraient s’ennuyer entre deux phases d’actions…

En conclusion, ce jeu est moins bon qu’Okami. Le parti prit de la non-traduction est dommage et l’on regrettera les erreurs qui n’ont pas été corrigées (clipping). Cependant, ce jeu reste une petite pépite. Apaisante, amusante, emplie d’émotions. Un petit chef d’œuvre en somme. Certes, il ne vous émouvra pas autant qu’Okami, mais il se démarque des autres jeux du moment, et c’est déjà plus qu’admirable.

 

Shauni

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