Tales of Symphonia : Dawn of the New World sur Wii, le test de Hakayami

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Hakayami
4
Hakayami Wii

“You pick the wrong guy to mess up with” (Lloyd)

Tales of Symphonia sur Gamecube fut très connu et est presque devenu, au yeux de beaucoup de joueurs, l'un des meilleur RPG qui soit. Que ce soit le cas ou non, on ne pourra contre-dire le fait que c'était une très bonne expérience vidéoludique. Fort de ce succès, Namco y a naturellement crée une suite, qui, à mon grand regret, n'est pas aussi bon qu'il ne devrait l'être. C'est l'histoire d'un conte qui n'en est pas un...

version redit de mon test. (insastifé de la première version que j'ai écrite)
A mon habitude, ce test est plutôt subjectif...
Pour une version illustré de mon test (plus agréable à lire) : rendez-vous ici!

Le dicton qui agace plus qu'il ne donne de l'espoir.

« Le courage est la magie qui permet de rendre les rêves réalités. » Voilà la phrase dont vous n'en pourrez plus supporter au bout de l'histoire. Ici, il est question d'un jeune garçon très timide au destin improbable. Le pauvre se fait maltraité par tous, y compris son oncle et sa tante, chez qui il a retrouvé refuge suite à la destruction de sa ville natale avec le meurtre de ses parents. Et un beau jour, il se retrouve dans la peau d'un chevalier de Ratatosk suite à une série d'évènements qui l'a poussé à protéger une jeune fille en détresse.
Le début du jeu est extrêmement lourd et pénible. Non seulement l'histoire n'avance pas, mais on en a déjà marre de cette mauviette en guise de héros qui ne peut aligner deux mots sans dire « I'm sorry. » à tout bout de champs. Bien sûr, on rencontre vite les deux grands personnages qui auront un grand rôle dans ce tales of : Marta et Richter. Ce dernier (Richter) aura bien le mérite de remonter le niveau mais la fatalité a décidé qu'il ne doit pas rester très longtemps avec Emil... Zut!

Donc, notre mauviette... heu, je veux dire, notre brave guerrier, Emil s'en va à la recherche du meurtrier de ses parents : Lloyd Irving, le héros de tales of symphonia premier du nom. Celui-ci semble avoir beaucoup changé. Bien qu'il soit toujours considéré comme le grand héros pour beaucoup de Silvarantiens, ses derniers agissements font planer d'énorme doute sur son héroïsme. Manipulation? Envoûtement? Usurpation? Illusions? Bien que nos deux héros niais que sont Emil et Marta n'auront toujours rien remarqué, le joueur, lui, aura bien saisie le quiproquo très rapidement. Et cela en devient d'autant plus agaçant de voir que ces deux idiots ne prennent même pas la peine de réfléchir. Pire encore, durant leurs aventures, nos deux compères seront amené à rencontrer les anciens compagnons de Lloyd. Ceux-ci croient dur comme fer qu'il ne s'agit que d'un mal entendus. Et pourtant, ils acceptent de traverser un donjon aux côtés d'un blondinet qui veut la peau de leur ami. Est-ce moi ou sont-ils complètement con?

Le gros de l'histoire dit que nos vaillants guerriers doivent trouver les noyaux des centurions avant leurs adversaires. Ces centurions, qui n'ont rien à voir avec les esprits originels (qui sont à peine mentionné dans cet opus), sont ce que l'on peut appeler les chefs des monstres. L'union des huits, dont chacun contrôle un élément de monstre, permet ainsi d'une manière ou d'une autre de contrôler le mana. Sous les ordres de leur chef Ratatosk, ils pourraient par exemple supprimer ou régularisé le mana du monde. Quant à Ratatosk, sans trop spoiler, c'est à la fois le chef des centurions, et donc indirectement le chef de tout les monstres, mais aussi le gardien d'une porte menant au monde démoniaque, un monde qui fut beaucoup mentionné dans les quêtes annexes de tales of symphonia.

Hélas, ces centurions sont pratiquement tous en hibernation depuis. Et nos deux héros ne sont pas les seuls à les chercher. Deux autres camps le sont aussi : Lloyd et le Vanguard.

Ces méchants que sont le Vanguard est un groupe de résistant Sylvarantiens qui se rebellent contre l'église de Martel et Tethe'halla. Rapidement, vous rencontrez dans l'histoire Alice, membre du vanguard. A vrai dire, cette fille doit bien être la seule antagoniste qui a un background un minimum réfléchit. Les autres adversaires que vous pourrez rencontrer dans l'aventure ont une histoire aussi complexe qu'un post-it. En fait, il m'est même arrivé de presque oublier leur existence. Même le grand chef des vanguard est pratiquement transparent. Et leur motivation aussi riche que le nombre de rubis qu'on ramasse dans Zelda 2 sur NES. Tout ce que tales of symphonia avait légué est oublié. On ne parle même plus de la persécution que subissaient les demi-elfes, ni des désians ou du cruxis, ni de l'origine des exphères, rien. C'est comme si tout cela n'avait point existé. Est-ce vraiment la ce qu'une suite devrait nous proposer? Je vous le demande.

« Marta a quitté le groupe. Formation modifié. » PUTAIN! Elle fait chié!!

Comptez huit personnages jouable dans tales of symphonia sans parler de Lloyd. Enlevez un parce qu'il se passe un truc à la fin du jeu sur Gamecube. Et ça nous donne un jeu avec beaucoup de personnages. Hélas, le sentiment de vide continuera à vous envahir durant tout l'aventure. En effet, même si ceux-ci vous rejoignent durant votre périple, ce n'est que temporaire. En fait, certains sont là que pour la durée d'un ou deux donjons. Après quoi, ils s'en vont du groupe. Et histoire d'équilibrer tout cela, chacun d'eux auront un équipement et un niveau fixe (quelque soit le niveau de difficulté, ce qui est problématique), qui sera plus élevé lorsqu'ils rejoindront à nouveau le groupe. Le soucis, c'est que leur niveau ne correspond jamais à celui nécessaire pour le donjon, du moins, ailleurs qu'à la difficulté normal. Le deuxième soucis, c'est qu'à chaque fois qu'un de ces protagonistes nous rejoint, il a perdu entre temps les deux tiers de ses raccourcis. Le dernier soucis, c'est qu'ils ont tellement était nerfé qu'ils en deviennent injouable. Ainsi, Zélos, qui a étrangement la capacité pour attirer les monstres sur lui, se déplacera à la vitesse d'une mamie et aura une portée aussi grand que le bras d'un nourrisson. Sheena n'aura plus aucune invocations et elle aussi se déplace à la même allure que Zélos alors que je le rappelle : Sheena est sensé être un ninja. Sérieusement, ces deux là devraient prendre exemple sur Génis qui court super vite! (rappel : Génis est un magicien. Pas un type qui attaque au corps à corps.) 
Bref, le seul qui soit un minimum potable est Lloyd... Et encore.

De mon côté, j'ai surtout aimé les tales of parce qu'ils permettent de découvrir un RPG à plusieurs. On va dire à deux, c'est suffisant. Si on est plus, c'est plus la foire qu'autre chose. Donc, j'y ai naturellement joué avec mon frère. Et à notre grand malheur, seul deux vrais personnages sont jouable. De plus... Il suffit que « Lady Marta » aille pleurnicher deux minutes, suffisamment pour quitter le groupe pour y revenir quelques secondes après, pour... perdre les deux tiers des raccourcis des artes qu'on lui avait donné. Au début du jeu, on s'en fiche. Mais quand on a acquis un maximum d'artes (= les techniques), c'est très agaçant. Sans déconner, à quoi elle sert si c'est pour tout le temps chialer?! Cette pauvre fille se croit dans un conte de fée avec un grand chevalier brave et courageux. Allo? Ici tales of symphonia 2. Le mec qui vous accompagne est une mauviette, pas un beau prince. Inutile de le harceler (oui, c'est le mot), on n'en veut pas de votre pseudo histoire d'amour!

Tales of Pokemon.

Voilà la seule originalité de cet opus : les monstres.
Les nouveaux pouvoirs de Emil lui permettent de dompter toutes les créatures qui soit. Bien sûr, qui ne soit pas humains, sinon ce serait trop facile. Par exemple, le petit loup que vous croisez dans le premier donjon peut devenir votre compagnon, et par la suite, devenir un monstre plus fort.

Comment les capture-t-on? Au début du jeu, c'est au petit bonheur la chance. En fait, c'est totalement dénué de sens d'expliquer cela au joueur vu que celui-ci n'a quasiment aucune attaque élémentaire. En effet, pour pouvoir capturer un pokemon, il vous faut remplir une grille élémentaire situé dans un coin de l'écran. Et pour ce faire, il suffit que l'un des deux camps utilise un arte élémentaire pour remplir petit à petit cette grille. Uniquement après avoir fait cela, et détruit le monstre, vous aurez une petite chance d'envouter la créature. Le mieux, c'est utiliser des éléments qui soient efficace contre le monstre à capturer... Ah mais c'est très bête! Dans le jeu, vous n'avez aucune explication sur l'efficacité des éléments! Oh dur! Ouvrez le manuel du jeu, vers la fin.

Je peux vous assurez, malgré le didacticiel, que je n'ai pas tout comprit la première fois. C'en est de même pour d'autres joueurs qui, jusqu'à la fin du jeu, n'ont jamais su exactement comment on capture les monstres. Il faut dire, avec de piètres explications données au début du jeu, on oublie vite. Enfin, si le monstre monte de niveau beaucoup plus rapidement que le joueur, c'est pour pouvoir évoluer en une forme plus puissante plus tard. Reprenons exemple du petit loup. Si celui-ci atteint le niveau 26, il pourra, après être nourrit, évoluer vers la forme d'un loup noir. Il sera alors niveau 1 et pourra évoluer, au niveau 50, en loup de glace, loup de feu ou en sphinx. Pas mal!

Ceci dit, une fois la dernière forme atteinte, il est possible au monstre de revenir à son stade le plus bas pour dire de re-évoluer à une autre forme qui vous aurez aimé. Ou pas. Cela reste quand même intéressant à savoir puisque, à chaque évolution, votre monstre garde ses “capacités” apprissent jusque là. Pour faire bref, les capacités sont des aptitudes passives à activer qui vous permettra, par exemple, de résister mieux aux attaques d'un certain élément.

Mais n'oubliez pas : seul l'intelligence artificielle peut contrôler les monstres. Oubliez les stratégies de fou : ceux-ci sont très limité. Exemple : Toi, tu attaques. Toi, tu reste là. Voilà! C'est tout! On ne peut rien leur demander! Rien.

Tales of the Abyss version 0.5

Allons droit au but : graphiquement, c'est moche. Le charme du cel-shading mélangé à un style un peu chibi de tales of symphonia n'y est plus. On refoule honteusement ce que proposait tales of the abyss en moins beau. Et même le système de combat est pratiquement le même. Certes, cela nous permet de nous balader en 3D contrairement à avant. Et le tout est en effet plus rapide et plus dynamique que ce qu'on a connu sur gamecube. Ce tales of n'innove en rien et ne compte que sur la popularité du titre « tales of symphonia » pour se vendre. Hélas, la ruse a marché!

L'aventure se boucle en une trentaine d'heure en ligne droite, une quarantaine avec les quêtes annexes. Hélas, au lieu de faire comme the Abyss ou Symphonia, il n'y a pas de balade sur la map monde. Amputant ainsi le titre d'un gros truc. D'autant plus que ces quêtes annexes se résument à parler avec un pnj pour faire et refaire les mêmes mission les uns à la suite des autres. Un peu comme dans tales of the innocence mais en moins bien. Et remuons le couteau dans la plaie : la plus grosse quête annexe donnant ainsi lieu à un donjon optionnel est... horrible. Celui-ci ne s'obtient qu'après avoir finit le jeu une fois. Mais il y a hélas dix étages à parcourir, et chaun d'eux est horriblement long à traverser. Un peu comme dans un FF8, le décors est toujours le même et en plus de cela, le donjon est généré aléatoirement. La musique est honteux (une mélodie de cinq secondes tourné en boucle), et il faut compter... une vingtaine d'heure pour le terminer. Avec seulement deux points de sauvegarde. Oui, presque aussi long que l'histoire principale. Suis-je le seul à trouver ça complètement absurde?

ce qui reste sauve-t-il les meubles?

Et bien, on l'aura attendu longtemps ce beau temps! Ce n'est qu'une fois arrivé au chapitre 8 (le dernier) que l'histoire, le gameplay et le fun prend place. Vous vous serrez ennuyé pendant une vingtaine-trentaine heures de jeu avant de prendre enfin, ne serait-ce qu'un peu de plaisir.

Pour vous faire une idée, sans tout vous dévoiler, vous aurez accès à tout. Tout les personnages seront enfin tous jouable, tout les lieux à visiter sont denouveau ouvert, toutes les vrais quêtes annexes intéressantes (sans parler de celui décrit tantôt) sont disponible. Au passage, je donnerai une mention spécial pour le combat du boss de fin qui est tout simplement épique. A vrai dire, je ne m'étais jamais autant amusé à refaire le combat final autant de fois. Et pourtant, d'un point de vue objectif, il n'est pas si impressionnant que ça. Mais comprenez-moi : après avoir enduré tant de souffrances vidéoludique aussi longtemps, je ne peux que jouir devant un tel combat. Enfin! C'est hélas la seule chose qui à arrive à sauver ce qui reste du jeu. Massacré une telle légende, ça ne se fait pas!

 

Les plus :
- Tenebrae. (comprendra qui pourra)
- Lloyd qui fout une raclée à Emil.
- Le boss final.
- Éventuellement, les combats.

Les moins :
- Durée de vie plutôt courte pour un RPG.
- Pas du tout à la hauteur de ToS sur GC, et ne reprend en rien ce qu'il a légué.
- Héros niais et insupportable.
- Inégale dans l'ensemble.

Pour conclure, ce jeu est une honte. Il déçoit énormément et ne reprend rien de ce que l'ancien opus avait légué. La magie n'opère pas, et on a très difficilement l'impression de retrouver le même univers. Si vous avez une Wii et que vous n'avez pas fait Tales of Symphonia sur Gamecube. Achetez-le! Oubliez l'infâme Tales of symphonia dawn of the new world!
Sinon, il faudra tenir bon jusqu'à la fin du jeu avant de l'apprécier ne serait-ce qu'un peu. Pourquoi ce jeu est-il honteux? Manque de moyens? … de temps? Bof, on ne le saura peut-être jamais. Ah mais tien donc! Pourquoi s'appelle-t-il « dawn of the new world »? J'ai beau l'avoir retourné dans tout les sens (jeu finit X fois sur la Wii de mon frangin, et une fois chez moi), je me le demande encore...

PS : Si le jeu ne s'appelait pas “Tales of symphonia”, croyez-moi, je ne l'aurai peut-être pas aussi démonté.

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